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La TimeLine Facebook profite a Google+

La guerre qui oppose Google+ à Facebook (ou plutôt Facebook contre tous les concurrents potentiels) risque de s’accélérer avec l’arrivée de la TimeLine. Depuis la présentation de ce qui est en passe de devenir le « journal [public] de votre vie », beaucoup d’utilisateurs de Facebook protestent. Non pas contre le seul look de la page d’accueil, mais contre le principe même de cette Timeline, qui permet à tout un chacun de consulter l’intégralité de ce qui a été publié sur Facebook : statuts, amitiés, goûts, etc. Ironique, mais symptomatique.

Facebook a-t-il dépassé les limites tacitement acceptées ?

Ironique car au final, ce qui apparaît dans cette TimeLine n’est composé que de ce que les utilisateurs ont bien voulu confier à Facebook. Du coup, certains se rendent compte qu’ils ont livré bien trop de choses sur le réseau social : humeurs, coups de gueule, photos, amitiés ou commentaires ironiques. Depuis quelques jours, je vois passer sur Facebook et sur les blogs des messages d’utilisateurs parfois déçus, mais plus souvent énervés par ce que Facebook est en train de devenir. Il ne faut certes pas être naïf : hier, Facebook n’était pas une entreprise philanthropique non plus. Mais là, on dirait que les gens ont dépassé le stade de l’acceptation passive et que voir leurs données ainsi exposées et monnayées contre de la pub les insupporte.

Les nouvelles fonctionnalités de Facebook, entravent à ma liberté d’action! Tout ce que l’on fait est disséqué, analysé, mis en pâture, à notre liste de contacts sans que l’on ne puisse s’y opposer! Je ne vois pas l’intéret de configurer nos paramètres de confidentialité, pour un tel résultat! De la dictature!!! Tout ce que je déteste!
Je pars donc sur Google+… par esprit de rébellion. Si nous décidons d’une journée de grève où chacun désactivera son profil durant 24H…. Les publicitaires qui paient cet espace à prix d’or risquent de ne pas apprécier « économiquement » parlant, la rentabilité nulle de celui ci. Facebook est gratuit pour les consommateurs que nous sommes, afin que les encarts publicitaires qui ornent nos pages soient vus et rentables au maximum et puissent se négocier à prix d’or pour Mr Zuckerberg.

Ce message a été repris à plusieurs endroits, et la récente ouverture à tous de Google+, associée à ces nouveautés de Facebook (certainement accélérées à cause de Google+), semble avoir été un élément déclencheur pour beaucoup. Reste à voir combien fermeront effectivement leur compte Facebook, ou cesseront de l’utiliser, mais la question intéressante est ailleurs.

Google+ moins effrayant que Facebook ?

La vie privée, un concept dont Google n’a jamais caché qu’il semblait désuet, comme le clamait Eric Schmidt récemment en déclarant que les gens devraient pouvoir changer d’identité à leur majorité pour « effacer » ce qu’ils avaient publié avant ça. Or, ce même Eric Schmidt, décidément prolifique quand il s’agit de sortir d’angoissantes énormités, avait également dit que Google devait nous dire quoi penser. Ajoutons à cela que l’empire Google couvre quasiment tous les domaines et que la télévision ou la téléphonie ne devraient plus tarder.
Quitter un Facebook devenu (publiquement) bien trop intrusif (et très très curieux) pour s’en remettre à Google, voilà qui peut sembler saugrenu. Un peu comme choisir entre la peste et le choléra ? Pas vraiment, car on peut y voir un début d’espoir : des citoyens éveillés qui commencent à comprendre l’intérêt du contrôle sur les éléments qu’on choisit, délibérément, de fournir à une entreprise, à commencer par son vrai nom.

Comme Facebook, Google « offre » ses services, contre de la publicité. D’un côté, cela fait fuir les gens. De l’autre, pas encore. Mais pour combien de temps ? Car j’ai plaisir à croire que les utilisateurs vont commencer à comprendre le bien fondé de la déclaration qui dit que

si vous ne payez pas pour obtenir quelque chose, vous n’êtes pas le client ; vous êtes la marchandise vendue.

Galerie web : Passage à Piwigo

La flemme fait parfois découvrir de petites perles. Explications !

J’ai une galerie perso, qui est en jachère depuis bien longtemps. J’ai également une galerie privée, à usage familial. Celle-ci est bien plus active et sert à alimenter en photo un blog, lui aussi à usage familial. Je suis également un adepte d’une théorie que je nomme « si une machine sait le faire toute seule, pourquoi me fatiguer à enchainer les manips ? » que certains nomment vulgairement « théorie du moindre effort ». De fait, si un plugin WordPress peut m’aider à insérer rapidement des images venant de ma galerie d’image, tant mieux.
Pourquoi je vous parle de tout ça ? Tout simplement car c’est de cette recherche de plugin qu’est venue ma migration.

Gallery3 et la mort de l’intégration facile

Alors que Gallery Menalto m’avait longtemps satisfait. J’ai eu le malheur de passer ma galerie de Gallery2 à Gallery3. L’interface d’administration, auparavant confuse mais archi-complète est devenue simpliste, voire simplette. Et comme tout a été changé en profondeur d’une version à l’autre, le plugin que j’utilisais ne fonctionnait plus du tout. J’ai fini par trouver un projet de plugin plus avancé que les autres, sur le site de HeiV. Malheureusement, il manque cruellement de maturité et ne permet pas (entre autres manques) de choisir 3-4 photos dans un album pour illustrer un billet. Après avoir écumé nombre de forums, j’ai l’impression que le team de développement de Gallery menalto ne fait rien pour faciliter le développement de plugins. C’est dommage, car si l’intégration d’images venant d’une galerie dans un blog devient un chemin de croix, ladite galerie devient très vite moins attrayante. Ajoutez à cela qu’administrer Gallery Menalto est devenu, à mon sens, tout à fait tordu, et j’ai fini par chercher un remplaçant.

Piwigo, bien plus intuitif et simple que Gallery Menalto

Comme souvent dans ce cas, j’ai lancé un appel sur Twitter, qui s’est souvent révélé un très bon outil pour avoir des avis éclairés en nombre.


cherche alternative à #Gallery Menalto qui s’intègre à #Wordpress et permet une gestion simple (surtout pour envoi massif de photos). #help
@PtitLu
la Méchante Miette

Eh bien, pas cette fois. Au bout de 15 minutes sans réponse (très patient …) je suis parti harceler Google et Bing. Assez vite, trois noms sont remontés : Coppermine, Piwigo et Zenphoto. Oubliez le premier, trop rustre dans son approche et compliqué à paramétrer. Piwigo en revanche, m’a assez vite tapé dans l’œil.

C’est un détail, mais il n’y a qu’un petit fichier PHP à placer sur le serveur, qui se charge de tout rapatrier avant l’installation. Dotclear propose une fonction équivalente, et, en accord avec la théorie dont je parle au début de ce billet, je valide forcément cette méthode. Uns fois installé, créer des albums, simples ou imbriqués dans des sous-catégories est aisé. Dans mon cas (une migration depuis Gallery Menalto), il aura fallu chercher un peu.
En effet, Gallery Menalto 3 ne possède de fonction « exporter » et je n’avais aucune envie de me cogner tout un script pour récupérer les bonnes portions de la base de données, associées aux bonnes images, qui étaient très nombreuses. Du coup, j’ai simplement recopié l’arborescence d’images source depuis Menalto vers le sous-dossier d’importation de Piwigo.
Piwigo est sur ce plan enfantin, dans le bon sens du terme. Une fois les photos (déjà classées !) placées dans ce dossier, on demande à créer les miniatures puis on « synchronise » et hop, c’est fait.
Puisque rien n’est parfait, une chose pourrait être améliorée pour cette phase : lors de la création des miniatures, on peut les faire par parquet de 5, 10, 20 ou en totalité. Avec près de 1 000 photos, le navigateur finit par annoncer que le délai est dépassé. Et 1 000 photos par tranche de 20, ça peut être long. Certes, cela n’arrive qu’au premier coup … ou au retour d’un week-end durant lequel le déclencheur a beaucoup donné. Une option pour le faire par paquets de 50, 100 ou 200 serait bienvenue.

Mais à part ça, Piwigo m’a séduit d’entrée de jeu. La gestion des extensions est claire, même si on souhaiterait pouvoir s’y promener par catégories. Je dois notamment voir comment faire pour insérer un logo discret sur chaque photo, de manière automatique.
Et, vous vous en doutez, j’ai rapidement cherché si une extension pour WordPress existait. Oui, elle existe, s’appelle PiwigoMedia et ajoute ce bouton dans la barre d’édition d’un article :
Ce bouton donne accès à toutes les galeries, qu’on peut parcourir pour ensuite cocher les photos à insérer. Y a pas à dire : quand un logiciel est simple dans son code (et bien documenté ?), les extensions ne peuvent qu’en bénéficier.

Le blog familial revit (vraiment) depuis qu’on peut très simplement inclure des photos issues de la galerie, pour laquelle Menalto devenait un boulet depuis le passage en version 3. En ce qui concerne ma galerie principale, vous pouvez aller voir le résultat ici : galerie.ptitlu.org. Le thème est choisi parmi les quelques-uns disponibles et je n’ai pas encore pris le temps de le personnaliser. C’est d’ailleurs un des rares manques : la bibliothèque de thèmes est assez peu fournie. Pour ça aussi, Piwigo gagne à être connu. Messieurs (et mesdames) fanas du CSS, jetez un œil à ce logiciel, vous pourrez être surpris, et tout le monde y gagnera.

Pour finir, je tiens à préciser une chose : je ne dis pas que Gallery menalto est un mauvais logiciel qu’il faut fuir. Seulement, lors des évolutions, il a fini par ne plus correspondre à mes besoins, comme c’était déjà arrivé dans d’autres domaines. Piwigo (ancien PHPWebGallery) répond à MON cahier des charges (assez basique). Il me reste à souhaiter que les prochaines versions ne trahiront pas ce qui m’a plu et que le logiciel restera agréable à utiliser (et que les extensions ne finiront pas aux oubliettes).