Archives par mot-clé : noyau

Rousseau le caméléon : OpenSUSE 11.3 est là !

Il y a quelques temps, ma Fedora 13 (Goddard) du laptop utilisé pour le boulot a cédé sa place à une préversion de la nouvelle mouture de OpenSUSE 11.3. Je sais, je suis joueur à utiliser en production une version non finalisée. Que voulez-vous, on ne se refait pas !

Il faut dire qu’avant cette Fedora 13 (que j’utilise toujours chez moi et depuis laquelle je tape ce billet), c’était déjà la distribution au caméléon qui me servait au travail.

Mettons les choses au point : non, il n’y a rien de révolutionnaire dans cette version 11.3 par rapport à la précédente, et donc, pas d’obligation à migrer. Voici la liste des plus gros changements pour une utilisation courante :

Le dernier noyau Linux 2.6.34, GNOME 2.30, KDE 4.4.4, XFCE 4.6.1, OpenOffice 3.2.1, GIMP 2.6.8, Inkscape 0.47, Firefox 3.6.4

Même s’il a son lot de non-partisans, KDE 4.4.4 représente une belle évolution de cet environnement de bureau pour les machines assez puissantes. Entendez par là que comme toute interface évoluée et bourrée d’effets visuels, elle n’a pas vraiment sa place sur un netbook par exemple, où le fantastique LXDE (ou XFCE) sera bien plus à son aise. Je suis en revanche assez déçu ne pas trouver la dernière version de Firefox, estampillée 3.6.6, alors qu’elle est disponible depuis quelques semaines un peu partout.

Sur mon installation d’une version 11.3 de Suse encore en RC1 (puis RC2), je n’ai pas eu de souci particulier. Comme souvent, le pilote propriétaire nvidia n’est pas présent dans ces versions non-stables, mais le pilote libre nouveau s’avère bien suffisant pour une utilisation bureautique. On peut même pousser le vice jusqu’à utiliser quelques effets 3D avec, mais sur un double écran, ça commence à ramer. Dans tous les cas, la stabilité est au rendez-vous et l’atout majeur de OpenSUSE sur les autres distributions reste un modèle du genre. Lequel ? Mais Yast bien entendu ! L’outil de configuration maison est toujours aussi bien intégré à l’interface et son utilisation est vraiment simple, faisant passer les outils d’autres distributions pour de vilains bricolages archaïques.

Les paquets sont des fichiers RPM, comme sur Fedora (ou Red Hat, forcément), qu’on gère très simplement via Yast ou en ligne de commande avec l’outil zypper, équivalent de yum pour les habitués du chapeau rouge. À noter que là, OpenSUSE marque de gros points en utilisation graphique, car l’immonde Yumex est une horreur à utiliser au quotidien.

Si d’aventure un logiciel que vous cherchez n’existe pas dans les dépôts de base (au pif … Firefox en version 3.6.6), faites un petit tour ici : http://software.opensuse.org/search
Vous pourrez alors installer la dernière version d’un clic, et profiter automatiquement des mises à jour quand elles seront disponibles puisque l’outil 1-Click ajoute tout seul le bon dépôt pour simplifier la vie. Certes, c’est un détail. Mais ils sont nombreux, et c’est typiquement le genre de petit détail qui fait qu’on apprécie, ou pas, une distribution. Et c’est ce qui fait que pour le moment, jusqu’à ce qu’une autre distro propose des innovations intéressantes, le caméléon a ma préférence.

Supposée arriver uniquement demain, la version définitive 11.3 a été mise en ligne par l’équipe de Alionet et se trouve déjà sur mon serveur : stockage.ptitlu.fr

Au fait, pourquoi ce titre ? Simplement parce que le nom de code de OpenSUSE 11.3 est Rousseau. D’ailleurs, la prochaine se nommera Voltaire. Ce sera un gros changement puisqu’on passera à la version 12.0, en mars 2011.