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Galaxy Nexus et Droid RAZR : Lequel (ne pas) choisir ?

Voici assurément les deux mobiles les plus en vue pour ceux qui cherchent à changer actuellement. Mais au lieu de regarder ce qui pourrait me faire craquer pour l’un ou l’autre, j’ai préféré m’attarder sur les éléments qui me font plutôt fuir. Après tout, si choisir c’est parfois renoncer, privilégier un appareil, c’est aussi se dire que ses défauts sont acceptables. Petit tour d’horizon de ce qui, pour moi, reste difficilement tolérable sur le Google (Samsung) Galaxy Nexus et le Motorola Droid RAZR.

Google Galaxy Nexus : Smartphone … pour les palmes

Mais qu’est-ce qui a bien pu leur passer par la tête ? Alors que les caractéristiques de l’écran étaient alléchantes (1280 × 720 et une résolution effaçant presque les pixels à l’œil nu), Samsung débarque avec un Google Phone dont l’écran mesure 4,65 pouces. En tout, le téléphone affiche des dimensions généreuses, avec 135,5 mm de long pour 67,9 mm de large. C’est sans doute un critère stupide, mais pour moi, c’est rédhibitoire, car je ne vois pas l’intérêt d’un téléphone s’il me faut deux mains pour utiliser tout l’écran. Pour ça, je l’ai déjà dit, je rêve d’un écran de 4 pouces et pas plus.
Histoire de vraiment me faire éviter les regrets, Google a dernièrement annoncé que le Galaxy Nexus ne gère que le mode de transfert MTP, et pas l’UMS. Très bien pour ceux qui ont Windows et le Media Player associé. Mais quand c’est MON téléphone, il me semble normal de pouvoir l’utiliser comme un support de stockage classique, et le connecter sur un Mac ou Linux et en faire un disque dur « classique ». Pour la même raison, le support d’une carte Micro-SD aurait été apprécié. Dommage, je passe vraiment mon tour, et du coup, pour un paquet de raisons.

Motorola Droid RAZR : Trop et pas assez

Celui-ci, il a presque tout pour me plaire. Un écran un peu trop grand, mais qui reste à 4,3 pouces (dois-je faire mon deuil du 4 pouces qui équipait l’Atrix ?), une résolution qui abandonne enfin le 800 × 480 et qui devient gênant à partir de 4 pouces justement. Mais étrangement, il mesure seulement 5 millimètres de moins en longueur que le Galaxy Nexus et affiche même une largeur très légèrement supérieure de 1 mm. Bref, j’ai bien peur que ça ne soit un poil grand une fois en main.
Pour continuer sur mes critères de non-choix, la Micro-SIM évite de justesse d’être citée, en souhaitant que les opérateurs ne se gavent pas pour la livrer. En revanche, la finesse extrême (et bien agréable à l’œil) du Droid RAZR est obtenue à l’aide d’une batterie fixe. Et ça, c’est incompréhensible. À moins que Motorola ne garantisse que le RAZR ne plantera jamais, c’est un choix qui me sidère. Si encore il y avait un bouton reset bien caché. Mais non. Et si je pars longtemps sans prise à portée de main, je ne peux pas emporter une batterie d’avance. Malgré les 1 780 mAh de la batterie embarquée, je crains que les limites fonctionnelles ne permettent pas de trop s’éloigner d’un ordinateur ou d’une prise de courant. Dernier écueil pour un smartphone se voulant up-to-date , Motorola a promis une mise à jour d’Android Gingerbread (2.x) vers Ice Cream Sandwich (4.x) en début d’année 2012. Accordons leur le bénéfice du doute, mais leur passif joue contre eux.

Et alors, au final ?

À l’arrivée, et à moins que je ne gagne le Droid RAZR à l’un des nombreux concours qui le mettent en jeu, je vais me dépêcher d’attendre. Alors que les constructeurs sont actuellement partis dans la course à la taille menée par Samsung avec le Note de plus de 5 pouces, je continue à espérer que le prochain téléphone de référence de Google aura une taille plus raisonnable, avec un écran à la définition identique au Galaxy Nexus, et une batterie amovible. Sérieusement, ajouter 0,4 mm à l’épaisseur pour accès à la batterie, ce serait grave ? Même le motif du téléphone résistant aux éclaboussures ne tient pas pour justifier la batterie fixe, puisque chez Motorola, le Defy passe l’épreuve de l’eau avec succès.
Du coup, alors que le Motorola Droid RAZR s’approche de mon cahier des charges, il ne parvient à me convaincre qu’à 85 %. Et vu son tarif, à moins d’avoir la révélation quand je le verrai en magasin, je vais espérer que le Droid RAZR2 sera parfait, surtout quand Google aura officialisé son entrée au capital de Motorola Mobility. D’ici là, mon HTC Desire à ROM Oxygen lui permettant de faire tourner Android 2.3.7 gardera ma préférence.

Bonus time : Et le forfait ?

Inutile de dire que Free Mobile agite la Toile, quitte à colporter les pires âneries sans vérifier ses sources. Sans approuver totalement la vision du Nain Posteur, je vous conseille la lecture de son dernier billet à propos des tarifs et de la politique qui pourrait être envisagée. Je publierai dans quelques jours mon interprétation de la chose, avec sans doute une bonne dose d’espoirs un peu naïfs.

AndroidWorld.fr, ou la génèse d’une magistrale embrouille

En espérant que vous récupériez rapidement vos matériels et que Benoît Senlis soit retrouvé.

Ce texte est dans les dernières lignes d’un mail que je viens d’envoyer à plusieurs agences de communication de téléphonie. Pourquoi ? Petit retour en arrière. Ho, pas bien loin, rassurez-vous, mais asseyez-vous quand même …

Des bénévoles qui doivent rendre bien des comptes

Le 25 juillet dernier, un tweet attire mon regard dans ma TimeLine :


Nous recrutons des rédacteurs/correcteurs, contactez-nous.
@AndroidWorldFr
AndroidWorld.Fr

Un site, modeste, demande donc des rédacteurs. Soit, mais ça, je n’ai pas le temps. En revanche, relire les actus pour en virer les fautes, ça me semble jouable et ça évitera de publier des articles qui feraient mourir certains lecteurs (dont moi). Cinq minutes après avoir envoyé un mail, j’ai une réponse, positive, précisant que c’était bénévole. D’une, ça me semblait normal, et de deux, ça évite les trucs pourris de ce style.
Les échanges au sein de l’équipe se font via une liste de diffusion dédiée (Mailing List, ou ML). Le soir-même, sur cette ML, ça chauffe : un des piliers se barre, pour divergence d’opinion. Soit, ça peut arriver. Mais très vite, celui qu’on pourrait appeler le Rédac Chef fait preuve d’un despotisme assez inquiétant, exigeant un nombre de publications par jour, et invitant très fortement à cliquer sur les pubs, en changeant si besoin d’IP pour « faire rentrer du pognon ». En ce qui concerne la pression pour des publications, on rappellera tout de même que les contributeurs sont bénévoles et font souvent ça en plus de leur travail. Donc se faire dégommer comme c’était le cas sur la ML, ça reste moyen. D’ailleurs, plusieurs sont partis assez vite. Et pour les pubs, la méthode est assez cavalière …
Mais ça, ce n’est rien, comparé à la suite.

Tour de magie … Disparition !

Le dénommé MrG33k ne donnait pas de numéro de téléphone et ne pouvait donc être joint que par mail. Ou alors, c’est lui qui appelait. Et si j’utilise également un pseudo, j’avoue que j’aime bien savoir à qui je parle. Il m’a alors dit s’appeler Manuel Lambert. Ayant besoin d’aide pour gérer son WordPress et Analytics, il m’a fourni ses codes. Bizarrement, entre Analytics, Adsense et autres, les noms étaient tous différents et il se justifiait en me disant qu’il préférait rester discret, ou que c’était untel qui l’avait aidé au départ et qu’il avait mis le truc à son nom. Bref, vous l’aurez compris, ça commençait à bien sentir l’embrouille.

On est alors début août et je lance ma petite enquête. Si Google est ton ami, entre les sites qui font suivre une info trop vite et les risques de diffamation, le tri est nécessaire, et les recoupements obligatoires. Une chose est claire, MrG33k s’appelle autant Manuel Lambert que moi. Au coup de fil suivant, au lieu de l’appeler Manuel, je l’appelle Benoît. Aucune réaction, ce qui commence à confirmer le faisceau de preuves.
Quelques jours après, le testeur officiel du site se fait quasiment débarquer car un certain Jean-Jacques L. doit prendre le relais sur cette section. Bien évidemment, ledit testeur doit lui envoyer les smartphones qu’il a en sa possession. Une agence de comm lui enverra d’ailleurs du matériel. Ce nouveau testeur ne s’est jamais présenté sur la ML. Et là, subitement, dès que le colis est parti, Manuel Lambert ne donne plus signe de vie. Ni à son équipe, ni aux agences de communication.

Bilan ? Plusieurs téléphones et tablettes dans la nature et un faux nom. Une fois les agences contactées et les renseignements croisés, il s’avère que sur les 4 numéros en notre possession, 3 ne mènent à rien et le dernier tombe sur le répondeur. Il apparaît surtout qu’avant de lancer AndroidWorld.fr, il avait contacté une agence de comm pour se faire envoyer du matériel. Il l’avait fait en prétendant être du staff d’un autre site, et il l’avait fait sous son nom.
Devant le refus de l’agence, il revient à la charge par la suite, après avoir créé son site et changé de nom au passage.

Le premier nom donné ? Benoît Senlis. Bingo, tout est bouclé.
Ce nom était régulièrement remonté quand je faisais des recherches sur ce qu’avait publié MrG33k avant AndroidWorld.fr. Manuel Lambert n’existe pas, mais au regard de ce que remonte également Google quand on tape Benoît Senlis, on peut comprendre qu’il ait souhaité changer de nom.
Quand quelqu’un a eu de tels démêlés avec la Justice par le passé, il a payé, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas prétendre à revenir dans la vie « normale ». Qu’il recommence, sous un faux nom, à flouer des gens, ça me dérange bien plus. Ajoutons à ça que les sites web ont souvent une réputation de sérieux à bâtir face à la presse papier, et que là, il ne fait pas de la bonne pub, et ça finit de m’agacer.

Pour ceux qui avaient souscrit à l’offre de remboursement pour le HTC Evo 3D, j’ai pris contact avec l’organisme qui avait pris ça en charge, et je vous tiendrai au courant via ce blog sur la suite des évènements. Car une chose est sûre : l’organisme n’a rien reçu de la part de « Manuel Lambert »/ Benoît Senlis. Là bas aussi il joue au mort depuis le 8 août et l’offre est donc morte.

Quand les bénévoles se sont rendus compte de tout ça, il était un peu tard : nos accès pour éditer les articles ou en créer un sont coupés. Il a également changé tous les mots de passe des accès que j’avais.
Détail amusant, il avait promis à des membres de l’équipe de leur offrir des smartphones, fournis dans ce but par les agences de communication. Mises au courant, elles n’ont pas vraiment confirmé …

En résumé ?

Simple. Le site androidworld.fr est à considérer comme mort. Je doute qu’il y ait des updates. Le matériel qui avait été fourni par les agences de comm pour les essais n’est pas perdu pour tout le monde. Soit il le garde, soit il va s’en débarrasser à vil prix par tous les moyens. Dans tous les cas, les personnes concernées ont toutes été informées et les choses suivent leurs cours. Vous pensez bien que ces gens-là ne vont pas rester les bras croisés.
En ce qui me concerne, j’ai donné mes coordonnées complètes afin d’apporter mon témoignage à qui de droit, car j’ai pas mal de mails éloquents.

Moralité : quand on veut jouer à l’escroc de haute volée, il faut s’en donner les moyens et éviter de commettre de telles erreurs. N’en déplaise à Facebook ou Google+, un pseudo protège bien peu. Bien évidemment, la suite sera relatée ici.
Petit message informatif : pas la peine de se lancer dans des démarches pour faire croire que je diffame. J’ai largement de quoi prouver devant la Justice ce que j’avance, et je ne suis pas le seul. À malin, malin et demi.

Google se paye Motorola : Prospectives

Dans l’étouffante chaleur du 15 août, une nouvelle a rendu moites tous les accros des smartphones et les blogs en rapport avec Google, Motorola ou Android.  En signant un chèque de plus de 12 milliards de dollars pour s’offrir la division Mobile de Motorola, Google a frappé fort, médiatiquement pour commencer. Mais au-delà de ce rachat, que peut-on attendre dans les mois à venir ?

Empocher des brevets pour favoriser Android

Bien entendu, alors que les guerres de brevets font rage entre HTC, Apple et Samsung, le fait que Google empoche au passage près de 17 000 brevets ne manque pas d’intérêt. Numerama a d’ailleurs échafaudé une folle hypothèse, selon laquelle Google pourrait libérer tous ces brevets et les faire passer dans le domaine public. C’est un point qui fait rêver tous ceux à qui les brevets logiciels donnent des boutons, mais je n’y crois malheureusement pas. En revanche, la stratégie à moyen terme de Google avec ce rachat est claire, ambitieuse et non dénuée d’attrait.
Les brevets que Google détiendra (rappelons que le rachat ne sera pas effectif cette année) pourront lui permettre de les céder à un prix très bas lorsqu’un constructeur souhaite les utiliser pour fabriquer un téléphone Android. En gonflant alors les prix pour une utilisation hors Android, Google peut rapidement avantager son système mobile et dissuader certains fabricants de regarder chez Microsoft. Apple et RIM (BlackBerry) seront alors forcés de passer à la caisse. Mais la force de rachat est ailleurs.

Google et Motorola : Imiter Apple pour faire mieux ?

Actuellement, Google fournit Android à quasiment tous les fabricants de smartphones. Même les deux tentatives de Google Phones ont été confiées à des tiers. HTC a conçu le Nexus One et Samsung le Nexus S. Le premier a été un monumental échec pour cause d’une méthode de commercialisation inadaptée (par les geeks pour les geeks) et le second est arrivé trop tard, Samsung proposant bien vite un modèle plus intéressant, le Galaxy S II. Si Android envahit les smartphones et se pose en concurrent d’iOS pour le grand public (rangeons arbitrairement BlackBerry dans la catégorie des « non représentatifs »), il faut reconnaître que Google s’est complètement planté dans sa gestion du déploiement de cet OS.

Une fragmentation des versions en circulation (1.5, 1.6, 2.0, etc) interdisant à certains utilisateurs d’accéder à une partie des applications du Market, développeurs qui ne prennent pas en compte les différentes caractéristiques du matériel. À titre d’exemple, les nombreuses tailles d’écran sont une plaie. On trouve majoritairement des écrans de 800 pixels de haut, mais les plus récents appareils utilisent des écrans de 960 pixels, ce qui cause souvent l’apparition de bandes noires, voire parfois à l’impossibilité d’installer l’application foireuse (pour cause de développeur fainéant). L’ouverture d’Android devient alors une faiblesse pour l’utilisateur lambda.
Avec Motorola dans son giron, Google peut à présent contrôler la chaîne de bout en bout et proposer un téléphone parfaitement adapté à la plus récente version de son système. Voire deux. J’imagine très bien Google sortir deux versions, une haut de gamme et l’autre plus accessible financièrement, mais toutes deux offrant la meilleure expérience possible sur Android.
Les autres marques, qui auront toujours accès à Android, et pourquoi pas une gratuité totale pour les brevets détenus par Google, pourront alors commercialiser des smartphones ayant des optimisations spécifiques, mais sans trop s’éloigner du matériel de référence. Ainsi, on peut envisager de voir Samsung, HTC ou ZTE (surveillez ces derniers dans les prochains mois …) se baser sur le Motorola officiel et l’améliorer sans être trop exotiques, pour rester totalement compatible.

Là où la politique de Apple avec l’iPhone permet d’avoir un système archi-optimisé pour le téléphone mais contraint à utiliser LE téléphone de Apple, Google peut ici se différencier : les différents constructeurs de smartphones Android ne pourront que tirer tout le monde vers le haut dès lors qu’ils respectent au minimum les spécifications des téléphones estampillés Google. Adieu les téléphones aux résolutions ridicules ou bâtardes. Une vraie innovation devra alors être utile pour séduire ceux qui recherchent autre chose que le téléphone de référence ou souhaitent se différencier. Faire différent dans le seul but de ne pas faire pareil est inutile et certains utilisateurs Android en font aujourd’hui les frais. Faire différent pour proposer mieux, tout le monde y gagnera. Dont Google, bien entendu.
Tiens, si au passage, ça pouvait faire couler les marques qui osent ne jamais mettre officiellement à jour un téléphone sorti il y a six mois, personne ne pleurera.

Crédit illustration : Logo Motorola avec la police Google créé par Grostryeu

Apple retarde l’iPad 3 : Et alors ?

Un article de Numerama indique ce matin que Apple va retarder l’arrivée de la troisième version de la tablette iPad car il leur est apparemment difficile de trouver un fournisseur capable de livrer en nombre suffisant des écrans de très haute résolution (Retina Display). Soit.
Mais c’est la phrase suivante qui m’a étonné :

Toujours selon Digitimes, ce retard obligerait les concurrents à reporter également leurs propres lancements de tablettes concurrentes. Le privilège du leader.

Tout faire pour ne surtout pas être en tête ?

En résumé, comme Apple retarde l’iPad 3, la concurrence se retarde aussi. Il y en a qui pensent vraiment que le seul plan viable est de sortir, 15 jours après Apple, une tablette en reprenant les caractéristiques techniques ? Si un fabricant décide de sortir une tablette de 10 pouces, avec une définition proche de 2048 × 1536, il marquerait, à mon sens, de gros points et ferait figure de constructeur novateur. Alors que la partie matérielle de l’iPad 3 est grandement connue, voir les autres constructeurs patienter pour ensuite prendre le train en marche  me chagrine. Comme s’ils donnaient de leur plein gré les outils pour rester à la traîne, commercialement parlant.

Et si l’iPad 3 était le début de la fin de la domination pour Apple ?

Et pourtant, alors que Apple tabasse à grands coups de procès pour assurer sa suprématie (avec la Samsung Galaxy Tab ou la Motorola XOOM), cette arme risque de se retourner contre elle.

Pour commencer, les preuves avancées dans le procès contre la Galaty Tab de Samsung pourraient bien avoir été falsifiées. C’est expliqué brièvement sur le JdG et bien visible en page 28 de ce document, fourni par Apple. Si la fraude est avérée (et qu’on n’accuse pas un stagiaire sous Photoshop …), cela pourrait porter un très sale coup à l’image de Apple, pour le public mais surtout pour les éventuelles plaintes à venir.

Mais surtout, le rachat de la branche « téléphonie mobile » de Motorola par Google permet à ce dernier de mettre la main sur plus de 17 000 brevets. Certes, tous ne sont pas récents. Mais plusieurs sont utilisés par Apple. Et si Google décide subitement d’interdire à Apple d’utiliser ces brevets, même contre de grosses sommes, que fera Apple ? Comme l’explique fort bien cet édito de MacBidouille, Apple a une force qui peut vite se transformer en faiblesse : ils font tout fabriquer par des tiers. Que se passera-t-il si ces tiers décident de garder pour leurs propres produits les composants qu’ils livrent actuellement à Apple ?
Du coup, on peut imaginer Samsung sortir une Galaxy Tab S (tiens, si je déposais le nom ?) avec un écran incroyable, fabriqué par eux, et non vendu à Apple. Du coup, un hypothétique iPad3 voulant singer la tablette Samsung se retrouverait passible d’interdiction en cas de procès. Amusant retournement de situation, non ?

C’est également pour ça que je suis persuadé que Apple peut commencer à trembler, car il ne reste sans doute que quelques mois avant que son statut de « leader à suivre » ne soit très fortement menacé.

Tablettes : La course aux armements

J’avais en tête un billet sur le tarif des nouvelles tablettes annoncées pour 2011, qui semble avoir été désignée pour être l’année de la déferlante, mais le Nain Posteur a déjà commencé dans un billet posté ce matin. J’y reviendrai mais je suis pour ma part assez surpris des annonces faites actuellement au salon MWC de Barcelone, où les fabricants présentent leurs nouveautés 2011 et projets pour la suite de la décennie.

L’actu qui m’a scotché, alors que les premiers smartphones à double-cœur se profilent, c’est l’arrivée prochaine de processeurs Quad-Core. Oui, des processeurs à quatre cœurs, comme dans les ordinateurs actuels. Pour avoir vu évoluer les ordinateurs depuis … un moment, je ne suis pas étonné de voir les téléphones et tablettes suivre le même chemin de surenchère technologique et de course à la puissance brute, version technologique du mesurage de quéquette. Mais s’il est plaisant d’imaginer une tablette capable de faire tourner quelques jeux avec de jolis effets graphiques, ou capable de décoder sans problème une vidéo HD (quand les écrans suivront, mais c’est un autre sujet), et alors que le principal souci des tablettes concerne la politique pourrie d’Apple leur poids, comment alimenter convenablement des monstres de puissance sans plomber l’autonomie si l’on veut rester sous la barre des 600 grammes ?

Avoir des tablettes capables de rivaliser au quotidien avec un ordinateur de bureau, c’est très bien. Avoir une autonomie réduite à deux ou trois heures pour cause de processeur surdimensionné et de batterie sous-dimensionnée, ça l’est moins. Le comble serait que les tablettes les plus puissantes soient cantonnées au domicile, pour rester branchées, non ? Et on n’a pas encore parlé du dégagement de chaleur avec les processeurs très puissants.