Archives par mot-clé : jeu

Chez Micromania, le client est louche

Si vous faites partie des amateurs de jeux vidéo qui n’aiment pas garder les jeux déjà finis plusieurs fois et qui prennent la poussière, vous avez sans doute acquis ce réflexe : faire reprendre vos anciens jeux et ainsi réduire la facture pour en obtenir un tout neuf. Dans certains cas, il est même possible que les anciens jeux payent le nouveau. Grosse surprise aujourd’hui en jouant à ça chez Micromania, comme je l’ai indiqué dans un tweet que ce billet va prolonger.


@ une pièce d’identité exigée lors d’une reprise? A l’achat on est moins suspect … Ils venaient de chez vous. #Adieu #Client
@PtitLu
P’tit Lu

Au moment de payer, on demande habituellement la carte de fidélité, puis le montant dont il faut s’acquitter. Les espèces ou la carte bancaire n’ont jamais posé de souci. Mais là, pour la reprise, on a exigé que je présente une pièce d’identité. Encore mieux, à mon « Je vous demande pardon ? », on m’a répondu :

Pour faire reprendre des jeux, il faut montrer sa carte d’identité, c’est la loi.

Ben tiens, c’est nouveau ça ? C’est sans doute devenu la règle chez Micromania, mais je suis curieux de savoir en quoi un texte législatif serait venu encadrer cette pratique. Un juriste ou un avocat peut-il m’éclairer ?
Ce qui m’étonne, et m’agace, c’est que je n’ai pas pu obtenir d’explications. C’est comme ça, et c’est tout. Alors, je veux bien (avec beaucoup de mal) trouver toutes les excuses du monde au vendeur, me dire qu’il ne fait qu’appliquer les ordres, etc. Mais si une tête pensante de chez Micromania me lit, elle peut passer par le formulaire de contact et m’expliquer pourquoi un client doit absolument montrer patte blanche pour se faire reprendre des jeux. Surtout quand lesdits jeux figurent sur l’historique d’achat visible via la carte de fidélité. Eh oui, pour reprendre des jeux qu’ils ont vendu sans sourciller, ils posent des conditions …
Pour le coup, entre la reprise et la promo, j’ai pu avoir un solde nul. Mais la carte de fidélité finit sa vie dans la poubelle. Car pour garder des clients, on évite de les traiter comme des présumés voleurs. Puisque je suis suspect quand je veux faire reprendre mes jeux, j’irai également ailleurs pour les acheter.

La censure, fourbe et insidieuse

Le dernier billet du blog BD de Martin Vidberg laisse un goût amer. Alors qu’il participait à un festival de jeux de société, le dessinateur (qui a apporté sa patte graphique à l’un d’eux) apprenait que le jeu pour lequel il venait était … interdit. Oui, on a interdit à un jeu de société d’être présent à un festival. Pas un jeu porno ou raciste hein, il est même possible d’y jouer à partir de 12 ans. Non, là c’est autre chose qui dérange. Mais quoi ?

Une censure qui ne dit pas son nom

Ce jeu permet d’incarner un homme (ou une femme) politique en campagne, qui doit rapporter le maximum de voix. Superbe coup médiatique, il a été nommé Casse’toi pov’ con par son créateur Ludovic Maublanc et Martin Vidberg a bien évidemment centré les illustrations sur l’auteur de la phrase, Nicolas Sarkozy. Comme le raconte Martin Vidberg, alors que France 3 était présent sur l’évènement et comptait parler du jeu, l’organisateur du festival a été informé que si la dédicace avait lieu ou que le jeu passait à la télévision, les subventions de la mairie seraient supprimées. La belle affaire, on met en jeu de l’argent pour faire taire.
Mais pourquoi donc ? En quoi un jeu, dont seul le nom est parodique, doit-il ainsi être caché ? France 3 confirme cette version, tandis que le Maire de Saint Apollinaire déclare, lui, que le jeu était présent dans les allées durant deux jours, qu’il lui a même été présenté et qu’aucune pression n’a été faite. Comme toujours, deux versions, donc au moins un menteur.

J’ai peine à croire qu’un organisateur de festival, un créateur de jeu, un illustrateur et deux journalistes se soient donnés le mot alors que c’est un petit jeu dans un petit festival se tenant dans une petite ville. En revanche, que quelqu’un à la mairie ait décidé, sans même recevoir de consigne extérieure, que ce jeu ne devait pas être vu, ça, c’est moins surprenant, mais inquiétant.
Inquiétant car c’est à mon avis la pire des censures : celle qu’on applique parce qu’on pense qu’on doit le faire, parce qu’on est certain que ça serait demandé de toute façon. Hey Monsieur Rémi Delatte, ce n’est pas parce que vous faites partie de l’UMP qu’il faut tenter de devancer les hypothétiques désirs d’une personne que vous imaginez blessée par ce jeu ! Vous avez déjà entendu parler de l’effet Streisand ? À vouloir cacher quelque chose, on lui donne subitement bien plus d’exposition que si l’on n’avait rien fait. Si des visiteurs de ce festival pouvaient nous dire si oui ou non le jeu Casse-toi pov’ con était présent sur un stand ou s’il était effectivement interdit, ce serait intéressant.

Personnellement, je vais de ce pas envoyer un courrier à Rémi Delatte, pour lui expliquer en quoi son action contre ce jeu me choque. Pour lui écrire, c’est par ici.
Il devrait être à l’écoute. Après tout, il vient de publier un ouvrage dont le titre est « Un député à vos côtés ». Non ?

Jeu vidéo : Enfin de la 3D intelligente

J’ai un peu de mal avec la frénésie actuelle autour de la 3D pour le home-cinema domestique. Et, forcément, plus encore dans les jeux vidéos. Comme souvent avec les dernières technologies, ça sert surtout à masquer un manque de profondeur (ironique, non ?) dans le jeu et à justifier un tarif affolant pour à peine 5 heures de jeu. Mais une info sur un pack vendu par Sony pourrait me faire changer d’avis.

Mieux que la 3D : La double 2D !

L’info est à lire chez PC INpact. Le pack Playstation 3D Displayest trop cher, notamment parce qu’on trouve de bonnes télés Full HD 3D plus grandes pour le même tarif  (500 € pour 24 pouces, ça pique). Mais ici, les lunettes 3D fournies par Sony ne permettent passeulement  de voir en 3D. C’est en jeu à deux qu’elles révèlent une fonctionnalité qui va plaire.
Au lieu d’afficher une image différente sur chaque œil pour créer une impression de relief, la paire 1 affiche l’image impaire sur chaque œil tandis que la paire 2 affiche l’image paire sur les deux yeux.
C’est la fin du split-screen, chaque joueur voit une image de pleine taille. Certes, en 2D, mais au moins, l’écran n’est pas coupé en deux pour les parties en multijoueur locales. Et ça, c’est un gros pas en avant. Bon, maintenant, on attend la même chose avec les futures télés qui gèreront l’affichage 3D sans lunette. Elles existent déjà en labo.

Jeu : Les consoles portables sont-elles condamnées ?

La question n’est pas neuve, loin s’en faut. Mais devant les chiffres de vente décevants de la 3DS, au point que Nintendo baisse son prix de 40 % en peu de temps,  alors que les smartphones ont réellement décollé, on peut une nouvelle fois s’interroger. Les téléphones actuels ont des caractéristiques très impressionnantes, et même les futures consoles portables leur seront, techniquement, inférieures. Ajoutons à cela un changement du profil des joueurs, et on peut se dire qu’une page va sans doute se tourner.

Un smartphone peut jouer. Une console ne téléphone pas.

La remplaçante de la Sony PSP, nommée PS Vita, est actuellement officiellement détaillée pour le GamesCon, et JeuxVideo.fr en livre certains éléments :

Ecran : 5 pouces (16:9), 960 × 544, Approximativement 16 millions de couleurs, OLED (Touch screen) Multi touch screen (capacitive type)

Pourquoi je ne parle que de l’écran ? Simplement parce que le joueur lambda et occasionnel se contrefout du reste. Le fameux « casual player », ce joueur aux antipodes du gamer acharné, privilégie le fun et le plaisir d’un petit jeu plutôt que les graphismes ultra chiadés d’un jeu qui demandera 20 heures ou plus pour être fini. Et ce client, il représente non seulement la majorité, mais également celle qui est potentiellement la plus apte à investir. Sur la Sony PS Vita, l’écran fait à peine mieux que les récents smartphones, bien qu »un peu plus grand. Dans quelques mois arriveront des téléphones aux écrans de 4,3 à 4,6 pouces avec des dalles de 1280 × 720 pixels (source 1, source 2). Un affichage HD au creux de la poche …

Et ces téléphones permettront de jouer, regarder un film (pour le Seigneur des Anneaux, on oubliera hein), aller sur internet, chatter, filmer et même – une option de folie – téléphoner. À côté de ça, même avec une jouabilité originale pour cause d’écran tactile déporté sur l’arrière de la console, la PS Vita ne peut rivaliser. Et j’imagine mal un joueur occasionnel dépenser 250 €, hors jeux, dans une console somme toute assez limitée quand un téléphone pas beaucoup plus cher lui en offrira bien plus, même au rayon amusement.
Sony Ericsson s’est déjà lamentablement planté avec le XPeria Play, hybride foireux entre un téléphone et une PSP, Nokia avait essayé les plâtres avec l’ignoble N-Gage. Jouer à Uncharted loin de son salon, ça en fera rêver quelques-uns. Mais sont-ils assez nombreux pour assurer la survie d’une console et les frais de développement des jeux à venir ? Rien n’est, à mon avis, moins sûr.

Sega s’est retiré du marché des consoles et produit aujourd’hui des jeux. Nintendo et Sony devraient commencer à envisager la solution suivante : produire des consoles de salon toujours plus poussées, mais sans délaisser le jeu mobile par le biais de jeux adaptables sur les différents smartphones du marché, que ce soit sur iPhone avec l’Apple Store ou Android via le Market.
En regardant vos usages et ceux de votre entourage, vous achèteriez une console dédiées au jeu mobile ?