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Mise en demeure du matin, chagrin ?

Surprise ce matin en ouvrant la boîte mail, un courrier intitulé « Mise en demeure ». C’est que ça ferait presque peur.
Amusé, j’ouvre ce que je prends d’abord pour un spam. Bigre, c’est un courrier sérieux, copie d’un recommandé avec Accusé de Réception qui est en partance. Il s’agit d’une mise en demeure pour diffamation. On ne va pas dire de qui ça vient, mais il semble qu’un de mes billets fasse de la peine à une entreprise, surtout avec les commentaires, pourtant polis, postés à sa suite par des gens qui pensent eux aussi beaucoup de bien de ladite société.

À retenir donc : quand on essaye de prévenir les gens de ce qu’on estime être une « arnaque » tant le courrier imite l’officiel pour faire payer ceux qui lisent trop vite, on ne reçoit pas de mail courtois. Non, c’est immédiatement un courrier d’avocats demandant la suppression de l’article et des commentaires. Supprimer l’article immédiatement reviendrait à reconnaître qu’il y a diffamation. Mon cabinet d’avocats prend l’affaire en main.

Je ne manquerai pas de relater ici les suites de cette affaire tragicomique, ça peut intéresser du monde. En effet, vu le nombre de sites qui traitent de la même société, souvent en de termes bien plus violents, je pense que ça va servir à pas mal de gens.

Une page avec les Mentions Légales a également fait son apparition sur le site. Sur un site amateur, ça peut sembler étonnant, mais ça fera plaisir à l’avocat qui, dans sa mise en demeure, me menace de poursuites pénales pour cet oubli, ô combien gravissime sur un site perso où je raconte ma vie avec 4 visiteurs par an …

26 mars 2010 : Du neuf

C’est à présent mon hébergeur qui vient de recevoir le même recommandé. J’ai temporairement modifié l’article originel pour ôter le bout de phrase horriblement choquant, en attendant d’avoir du neuf par mon avocat. À suivre …

24 novembre 2015 : On continue

Le site est moribond, je ne m’en occupe plus depuis bien longtemps mais les avocats de la société en question ne lâchent rien. Suite à un nouvel envoi de leur part à mon hébergeur, j’ai décidé de ne pas effacer ce billet comme ils l’exigeaient. Les courriers publicitaires de Info-KBIS sont « à la limite » mais ils ne faut pas les qualifier d’arnaque ? Pourtant, ça en a tout l’air.
La preuve ? Le site, très officiel, d’infogreffe, en fait état et le dit clairement : c’est une arnaque.

Mot d’ordre donc quand vous recevez un courrier qui vous demande de l’argent :

  • regardez bien qui est vraiment l’émetteur
  • retournez la feuille pour lire les conditions générales de … vente
  • s’il y a un numéro, appelez

Vous perdrez 5 minutes mais éviterez d’engraisser des gens qui jouent sur les mots et comptent sur la crédulité pour un business qui n’est sans doute pas illégal mais qui reste sujet à caution.

Message à destination des avocats de la société en question : cet article ne sera pas retiré et mes conseils sont prêts.

SRI, un acronyme qui vous veut du bien

Non, je ne parle pas du RSI, auquel tout créateur d’entreprise a rapidement affaire, pour les cotisations sociales. Celui-ci, ça fait mal à payer, mais c’est légal.
Le SRI se présente sous la forme d’une belle feuille à l’allure très austère. Tellement austère qu’on dirait bien un papier officiel. Y figurent le nom de la société qui reçoit le courrier, son numéro SIREN (des renseignements publics) et un montant. 249 €, à payer pour on ne sait pas trop quoi, le document est très flou à ce sujet. Cliquez sur l’image à droite pour le voir en pleine taille.

En jetant un œil à l’arrière de cette feuille, on comprend vite qu’il s’agit d’une énième version du faux contrat. En fait, la facture et le contrat sont une seule et même feuille. Signer ce document implique donc d’accepter le contrat, qui est on ne peut plus risible. L’offre est en effet d’apparaître sur un annuaire en ligne (lequel ? rien n’est précisé) parmi la liste des entreprises de la ville (offre de base) ou du département (certainement plus cher). Mais comme ils font les choses bien, il est précisé que devant le nom de l’entreprise se trouve une « pastille animée par un clignotement ». Chouette, une merdouille qui clignote, pour 249 €, ça fait rêver ! Surtout que l’insertion dans leur annuaire est pour trois mois… Comble de la blague, sur leur annuaire au nom complètement affligeant, les entreprises sont déjà référencées (de manière automatique je suppose). Donc, il faut payer près de 250 €, pour trois mois, afin d’avoir droit à un splendide gif animé clignotant sur un annuaire dont personne n’a jamais entendu parler et que personne ne visite.

Bref, que vous veniez ou non de créer votre entreprise, si vous recevez un courrier du SRI (édité par la SAS Amon), jetez-le directement, [morceaux de phrase supprimés suite à une menace sérieuse de procès pour diffamation. Mars 2010]. Détail croustillant, SRI signifie Société de Référencement sur Internet, mais leur site est impossible à trouver. Même l’annuaire ne se trouve pas simplement. Vendre du vent, il faut croire que ça rapporte.

Edition, été 2010 : Tiens, le nom de l’annuaire, qui était (accrochez-vous) KoiKéOù a changé. Mais c’est le même business derrière tout ça, et les mêmes méthodes commerciales.