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HTC Desire : Changer la vitre tactile

À l’usine, des fées se postent au bout de la chaîne de montage afin de choisir la destinée des smartphones prêts à être empaquetés. Et parfois, c’est la stagiaire qui se pointe. Nommée « Pas d’bol », elle est la garantie d’une vie souvent acrobatique, parfois écourtée. Apparemment, c’est le cas de ce HTC Desire (pas le mien) qui a en trois semaines connu les joies de la plongée et du saut sur béton façon Jackass. Si vous avez vous aussi hérité d’un modèle plombé par le destin, sachez que ce n’est pas irrémédiablement voué à finir à la poubelle.

Réparer un HTC Desire

Symptôme (visible à droite) : Une vitre fendue dans tous les sens suite à une rencontre fortuite mais intense avec un sol en béton. Pas de panique, ne le jetez pas ! Si l’écran placé sous la vitre tactile est encore entier, ça ne va quasiment rien vous coûter. Direction eBay, où on trouve une vitre pour 29 € (ici en ce qui me concerne), livrée avec deux outils bien pratiques : une clef Torx T5 et un machin en plastique qui servira à déclipser ce qui n’est pas vissé. Pour la marche à suivre, j’ai trouvé ce guide, assez bien fait et qui a la particularité d’être mis en ligne par une boutique spécialisée dans … la réparation de smartphones. Merci à eux de dire comment il font, c’est un comportement assez rare et à applaudir.
Bon, ne rêvez pas, la marche à suivre n’est pas filmée et ils évitent certains détails, comme vous rappeler de bien regarder comment sont agencés les nappes avant de les démonter, car au remontage, il faudra être minutieux. Mais dans l’ensemble, il y a de quoi s’en sortir.

Je sollicite d’avance votre indulgence pour les photos, prises avec un antédiluvien Canon PowerShot A610 et au flash car il était environ minuit.

Le matériel

Munissez-vous d’un sèche-cheveux, d’un petit tournevis cruciforme, de scotch double face costaud (genre 3M), des outils livrés avec la vitre (torx T5 et zigouigoui en plastique) et de café. N’oubliez pas un plan de travail dégagé. Pour ma part, j’ai utilisé deux feuilles A4, histoire de repérer les éléments retirés et d’avoir un surplus de luminosité grâce à la lampe de bureau qui m’éclairait.
C’est bête, mais si la vitre est à l’avant du téléphone, on y accède par l’arrière, ce qui va imposer de démonter TOUT le smartphone. On enlève donc le cache batterie, la batterie, la carte SIM et la Micro-SIM. Comme expliqué dans le guide initial, il faut ensuite faire sauter un cache. C’est là qu’on utilise trucmuche en plastique, sans jamais forcer ! Assez rapidement, on se retrouve avec ce qui est présenté à droite. On distingue bien les deux pastilles chargées de passer du blanc au rouge si le téléphone prend l’eau. Ici, elles sont rouges ce qui confirme que le séjour aquatique de quelques secondes n’a pas été anodin. Pour ça, je vous livre la solution en fin de billet. Au passage, on peut constater que le principe du vibreur est bête comme chou. Un moteur fait tourner un poids qui est tout sauf équilibré. Du coup, quand ça tourne, ça vibre. L’inconvénient du système, c’est qu’il occupe beaucoup de place dans un téléphone où elle est parfois comptée.

La carte-mère du Desire tient par cette seule vis, en haut à gauche sur la photo. Il faut ensuite déclipser l’antenne pour pouvoir soulever la partie supérieure de la carte-mère. Et comme dans plein de domaines, si le haut s’est vite enlevé, pour le bas, il faudra être plus persévérant. Il convient auparavant de dégager les trois nappes souples correspondant au clavier (les 4 touches présentes en bas du téléphone), à l’écran et à la vitre tactile. Ce sont ces trois nappes qui seront votre plaie au remontage. Prenez des photos, ça aide au remontage pour ne pas se planter. Comme on peut le voir sur le cliché, les nappes sont petites et bourrées de connecteurs, il faudra donc être attentif lors du remontage, sous peine (au hasard …) d’avoir un smartphone qui démarre mais sans écran ou sans clavier.

 Une fois que tout est enlevé et que vous avez bien noté comment étaient installés les boutons Power et Volume, ça devrait ressembler à la photo ci-contre.Un peu comme chez iFixit mais en moins pro. Il faut alors prendre un sèche-cheveux et chauffer la vitre cassée pour ramollir la colle qui la maintient contre l’habillage. Et là, même quand la vitre sera sortie de son logement, attendez-vous à gratter. En effet, chez HTC, ils ont mis une quantité de colle monumentale. Une fois que le cadre est propre, on met du double face, comme expliqué ici et on remonte son téléphone dans le calme. Je me répète, mais prenez garde aux nappes souples et ne forcez jamais.

Ha, un détail : quand vous manipulez la vitre et  l’écran AMOLED (SLCD dans notre cas), utilisez des gants. Se retrouver avec une belle trace de doigt sous la vitre, ce serait rageant. Et vérifiez avant de coller la vitre (ce qu’on fait en dernier) qu’aucune saleté n’est entrée. On voit ici un cheveu qui devra partir. Pour ça, le top reste la bombe d’air sec.
Si vous avez travaillé dans le calme et que vous n’avez pas couru après les vis ou laissé tomber votre café/coca sur le plan de travail, vous devriez avoir terminé en une petite heure et vous pourrez assister, ébahi mais fier au boot d’un smartphone ayant retrouvé sa jeunesse. Bon, dans mon cas j’ai prolongé le plaisir car au premier remontage, l’écran ne s’est pas allumé, pour cause de nappe mal fixée (qu’est-ce que je disais, hein ?). Ensuite, quand tout allait bien, je me suis rendu compte que je n’avais pas refixé la carte-mère avec sa vis, donc rebelote. Le bon côté, c’est qu’à présent je suis rodé pour les HTC Desire. Et comme je me suis fait la main sur celui-ci, le mien ne fait pas peur si par malheur il devait lui aussi se faire fracasser la face.

Franchement, malgré le temps demandé, pour moins de 30 euros, repartir avec un smartphone en parfait état, ça vaut le coup (et le coût). Ne jetez pas votre téléphone quand il peut être réparé.

La galerie d’images

Mon téléphone n’a pas su nager, que faire ?

Simple, le sécher. Enfin enlever toute trace d’humidité à l’intérieur. Pour ça, il faut tout de suite enlever la batterie. Évitez d’appuyer sur le bouton Power, ça fait toujours ça d’eau en moins à l’intérieur.
Ensuite, on pose le tout dans une boîte vraiment étanche (Tupperware par exemple) remplie de riz. Le riz va absorber l’humidité présente dans la boîte. Comme celle-ci est étanche, elle va sécher l’intérieur de votre téléphone. En deux jours, cela devrait suffire à redémarrer votre smartphone sans appréhension. Bien entendu, le riz devra être cru …

Galaxy Nexus et Droid RAZR : Lequel (ne pas) choisir ?

Voici assurément les deux mobiles les plus en vue pour ceux qui cherchent à changer actuellement. Mais au lieu de regarder ce qui pourrait me faire craquer pour l’un ou l’autre, j’ai préféré m’attarder sur les éléments qui me font plutôt fuir. Après tout, si choisir c’est parfois renoncer, privilégier un appareil, c’est aussi se dire que ses défauts sont acceptables. Petit tour d’horizon de ce qui, pour moi, reste difficilement tolérable sur le Google (Samsung) Galaxy Nexus et le Motorola Droid RAZR.

Google Galaxy Nexus : Smartphone … pour les palmes

Mais qu’est-ce qui a bien pu leur passer par la tête ? Alors que les caractéristiques de l’écran étaient alléchantes (1280 × 720 et une résolution effaçant presque les pixels à l’œil nu), Samsung débarque avec un Google Phone dont l’écran mesure 4,65 pouces. En tout, le téléphone affiche des dimensions généreuses, avec 135,5 mm de long pour 67,9 mm de large. C’est sans doute un critère stupide, mais pour moi, c’est rédhibitoire, car je ne vois pas l’intérêt d’un téléphone s’il me faut deux mains pour utiliser tout l’écran. Pour ça, je l’ai déjà dit, je rêve d’un écran de 4 pouces et pas plus.
Histoire de vraiment me faire éviter les regrets, Google a dernièrement annoncé que le Galaxy Nexus ne gère que le mode de transfert MTP, et pas l’UMS. Très bien pour ceux qui ont Windows et le Media Player associé. Mais quand c’est MON téléphone, il me semble normal de pouvoir l’utiliser comme un support de stockage classique, et le connecter sur un Mac ou Linux et en faire un disque dur « classique ». Pour la même raison, le support d’une carte Micro-SD aurait été apprécié. Dommage, je passe vraiment mon tour, et du coup, pour un paquet de raisons.

Motorola Droid RAZR : Trop et pas assez

Celui-ci, il a presque tout pour me plaire. Un écran un peu trop grand, mais qui reste à 4,3 pouces (dois-je faire mon deuil du 4 pouces qui équipait l’Atrix ?), une résolution qui abandonne enfin le 800 × 480 et qui devient gênant à partir de 4 pouces justement. Mais étrangement, il mesure seulement 5 millimètres de moins en longueur que le Galaxy Nexus et affiche même une largeur très légèrement supérieure de 1 mm. Bref, j’ai bien peur que ça ne soit un poil grand une fois en main.
Pour continuer sur mes critères de non-choix, la Micro-SIM évite de justesse d’être citée, en souhaitant que les opérateurs ne se gavent pas pour la livrer. En revanche, la finesse extrême (et bien agréable à l’œil) du Droid RAZR est obtenue à l’aide d’une batterie fixe. Et ça, c’est incompréhensible. À moins que Motorola ne garantisse que le RAZR ne plantera jamais, c’est un choix qui me sidère. Si encore il y avait un bouton reset bien caché. Mais non. Et si je pars longtemps sans prise à portée de main, je ne peux pas emporter une batterie d’avance. Malgré les 1 780 mAh de la batterie embarquée, je crains que les limites fonctionnelles ne permettent pas de trop s’éloigner d’un ordinateur ou d’une prise de courant. Dernier écueil pour un smartphone se voulant up-to-date , Motorola a promis une mise à jour d’Android Gingerbread (2.x) vers Ice Cream Sandwich (4.x) en début d’année 2012. Accordons leur le bénéfice du doute, mais leur passif joue contre eux.

Et alors, au final ?

À l’arrivée, et à moins que je ne gagne le Droid RAZR à l’un des nombreux concours qui le mettent en jeu, je vais me dépêcher d’attendre. Alors que les constructeurs sont actuellement partis dans la course à la taille menée par Samsung avec le Note de plus de 5 pouces, je continue à espérer que le prochain téléphone de référence de Google aura une taille plus raisonnable, avec un écran à la définition identique au Galaxy Nexus, et une batterie amovible. Sérieusement, ajouter 0,4 mm à l’épaisseur pour accès à la batterie, ce serait grave ? Même le motif du téléphone résistant aux éclaboussures ne tient pas pour justifier la batterie fixe, puisque chez Motorola, le Defy passe l’épreuve de l’eau avec succès.
Du coup, alors que le Motorola Droid RAZR s’approche de mon cahier des charges, il ne parvient à me convaincre qu’à 85 %. Et vu son tarif, à moins d’avoir la révélation quand je le verrai en magasin, je vais espérer que le Droid RAZR2 sera parfait, surtout quand Google aura officialisé son entrée au capital de Motorola Mobility. D’ici là, mon HTC Desire à ROM Oxygen lui permettant de faire tourner Android 2.3.7 gardera ma préférence.

Bonus time : Et le forfait ?

Inutile de dire que Free Mobile agite la Toile, quitte à colporter les pires âneries sans vérifier ses sources. Sans approuver totalement la vision du Nain Posteur, je vous conseille la lecture de son dernier billet à propos des tarifs et de la politique qui pourrait être envisagée. Je publierai dans quelques jours mon interprétation de la chose, avec sans doute une bonne dose d’espoirs un peu naïfs.

J’exige mieux que l’iPhone5 !

Il est vrai que je tire sans doute des plans sur la comète, mais à quelques minutes du début de la Keynote d’Apple pour révéler les nouveautés pour lesquelles des dizaines de sites balancent rumeur sur rumeur et qui vaudront sans doute une belle dose de tripotage chez les fanboys, c’est une fuite Android qui a fini de m’agacer.

On veut des téléphones, pas des tabletphones

Autant le dire tout de suite, ce leak ressemble surtout à un bon gros fake. Du pipeau destiné à faire parler. Et ça marche, la preuve … Sur un paquet de sites, dont le Journaldugeek, on entrevoit une photo de ce qui devrait être le prochain Google Phone, produit (encore une fois) par Samsung. Passons sur le fait que la coque ressemble à un classique Nexus S et que le reflet efface trop peu les inscriptions sur l’écran …
Non, ce qui me navre, ce sont les caractéristiques, connues depuis quelques semaines. La taille de l’écran va atteindre 4,65 pouces ! Même en mettant une bordure d’écran minimale, ça commence à faire un beau bestiau, plus proche de la tablette que du téléphone. Remarquez, avec le Galaxy Note dépassant les 5 pouces, Samsung a défriché la voie.
Franchement, une super résolution (le 1280×720 annoncé est intéressant) dans un écran de 4 pouces maximum, ce serait trop demander ? Et un écran mat qui évite de jouer au contorsionniste pour se  cacher des reflets.

À moins que les fabricants ne recommencent leurs erreurs et n’attendent que Apple impose une taille d’écran raisonnable mais ultra-précise avec l’iPhone5 pour ensuite s’accrocher au wagon. Ce ne serait pas la première fois, on l’a déjà vu avec l’iPad2 et le prochain iPad3.
Et si ce soir Apple ne présente pas l’Iphone5, mais uniquement le 4S (formidable marketing tout de même, ils vont réussir à persuader les gens que leur iPhone4 est bon à jeter), je crains fort que les fabricants continuent dans leurs délires de matériel techniquement abouti mais qui n’a pas été pensé pour une utilisation quotidienne normale et … nomade.

Pour Apple, réponse dans 20 minutes. Pour les futurs téléphones Android, d’ici 1 mois, le temps qu’ils s’alignent au lieu d’innover intelligemment. C’est triste. Allez, je vous laisse, je vais affûter mes outils pour fabriquer mon iPhone6.

Bon plan : – 25 % chez Digital Blasphemy

À moins de vous contenter des fonds d’écran fournis avec votre Windows / Mac OS / Linux, vous connaissez Digital Blasphemy. Mais si, l’image ci-contre hante les sites depuis des années !

La plupart des images conçues par Ryan Bliss sont disponibles gratuitement sur son site www.digitalblasphemy.com, dans des résolutions « classiques ». Toutefois, comme il s’agit de son métier, les images les plus récentes sont réservées aux membres, comme les plus hautes résolutions et les versions pour deux (voire trois …) écrans. Si vous appréciez son travail, dont j’ai mis encore deux exemples en fin de texte, mais que vous hésitez à franchir le pas pour des questions de budget, une promo est disponible.

Le tarif de base est de 25 dollars pour un an (soit un peu moins de 20 €) et se montre dégressif, allant jusqu’à 85 dollars (67 €) pour un abonnement à vie. Jusqu’au 29 août, l’utilisation du code learning lors de l’abonnement apporte une réduction de 25 % sur le tarif habituel. Passée cette date, la remise reviendra à 20 %, ce qui reste toutefois intéressant. Pour environ 15 euros, voilà de quoi avoir accès à toutes ses archives − qui s’étalent 13 ans − et toutes ses créations pour l’année à venir. Si vous cherchiez à embellir votre ordinateur ou votre smartphone, jetez-y un œil, il devrait être ravi.

Harbinger par Digital Blasphemy
The End par Digital Blasphemy