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Clementine, lecteur de musique savoureux

Depuis mon dernier billet à son sujet, et comme annoncé, j’ai dégagé Amarok, remplacé par Clementine, un lecteur qui est finalement ce que Amarok2 n’a jamais su être. Malgré tout, quelques fonctions me manquaient, comme la gestion des listes de lecture dynamiques (obligatoire au travail) ou l’affichage des paroles, parfois bien sympathique.

À croire que je n’étais pas le seul, car la version 0.6 de Clementine, tout juste disponible, propose tout ceci. Si vous utilisez Amarok mais pestez régulièrement à propos de sa lourdeur et de son interface gloubiboulguesque, vous n’avez plus aucune raison de ne pas franchir le pas. D’autant plus que certains plasmoids sont désormais adaptés à Clementine. Sous KDE par exemple, le plasmoid « en écoute » affichera à présent le titre et la jaquette du morceau diffusé ainsi que les boutons de contrôle.

Clementine en version 0.6, on est sur une très bonne voie.

Utiliser l’expérience du passé

En repartant sur les bases de la branche 1 de Amarok, les développeurs ont fait un choix à mon avis payant. Les ajouts de cette version 0.6 apportent une maturité étonnante et agréable pour une version si « jeune ». Malgré tout, il faut souhaiter que le projet ne partira pas « dans tous les sens » comme avait pu le faire Amarok, qui s’était finalement éloigné de ce que voulaient les utilisateurs pour devenir une chimère appréciée de ses propres créateurs. Certes, il doit être difficile de savoir quand s’arrêter et si l’adage disant que « le mieux est l’ennemi du bien », la limite est souvent ténue. Mais Amarok2 étant un exemple encore en activité de ce qu’il ne faut pas faire, les développeurs de Clementine ont tout ce qu’il faut pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, enfin je l’espère.

Site de Clementine : www.clementine-player.org

Clementine plus digeste que Amarok ?

L’an passé, je m’étais fendu d’un billet sur l’évolution d’un logiciel libre. En l’occurrence, il s’agissait d’Amarok qui passait alors de la branche 1.x à 2.x, non sans heurts. Le billet peut être consulté sur mon ancien blog. Il n’est pas tendre avec les développeurs d’Amarok. Mais même avec un an de plus à utiliser le logiciel, je persiste : Amarok 2 est devenu trop gros, trop lourd, et fait tout sauf le café. Or j’aime le café, et ne pas en proposer est une hérésie. Hem pardon …

Plus sérieusement, le changement n’a pas été qu’esthétique en passant à Amarok 2, à l’époque justifié par le passage à Qt4. Certes, quelques améliorations ont été bienvenues. Dans mon cas, c’est la possibilité de créer des listes de lectures dynamiques qui m’a finalement fait revenir vers Amarok 2. Mais sa lourdeur devient peu supportable, et surtout peu justifiable.
Ayant, je l’avoue, un peu lâché l’affaire, je suis tombé ce matin sur un billet de Syvolc présentant un logiciel du nom de Clementine. Il s’avère que Clementine (pour simplifier) un portage de Amarok 1.4 utilisant Qt4. Dites donc, ce n’est pas ce que les utilisateurs attendaient et que les développeurs d’Amarok n’ont pas pu ou pas souhaité leur offrir ? Mais si ! Et Clementine répond tout à fait aux besoins en question.

Clementine sous GNU/Linux. Ce qu'aurait dû être Amarok 2 ?

Amarok, en deux fois moins lourd …

C’est bien simple, Clementine utilise de 30 à 50 % de ressources en moins par rapport à Amarok 2. Et même si les machines récentes peuvent tout à fait supporter des applications « un peu lourdes », voir un système perdre en réactivité pour de telles raisons m’agace toujours.
Si vous voulez essayer ce logiciel, allez sur son site : http://code.google.com/p/clementine-player/ mais sachez que logiquement, les dépôts de votre distribution favorite devraient déjà le contenir, comme c’est le cas sur openSUSE. D’ailleurs, Clementine est même disponible pour Windows et Mac OS X, si vous n’avez pas le choix du système d’exploitation de votre ordinateur.
Seul bémol à ce jour : la somme de petits outils développés pour Amarok (widgets de bureau, etc) risque de ne pas fonctionner avec Clementine. Mais je parie qu’il faudra peu de temps pour que l’adaptation soit fonctionnelle. C’est aussi ça la force du Logiciel Libre, proposer l’exhaustivité, laisser le choix, et permettre une incroyable réactivité.