Archives par mot-clé : arnaque

Arnaque : La pêche au SMS sur Facebook

Tiens, une notification Facebook. Ho, un « ami » que je ne connais pas me demande de l’aider, dans un langage raccourci qui m’agace toutefois moins que l’absence de formule de politesse. Très vite, il me demande, pour l’aider, d’envoyer un SMS et de lui communiquer le code reçu. C’est gros comme procédé, n’est-ce pas ? Surtout que son profil Facebook (visible ici) fait régulièrement de la pub pour gagner un iPhone par le même procédé.

Google est d’ailleurs assez explicite à propos du numéro 81168, faisant clairement remonter que c’est une arnaque. Le premier lien donne plusieurs exemples et même un tarif (9 € la blague !), qui se ressemblent tous et semblent être des clones de celui auquel j’ai droit. Le profil en question a été manifestement piraté, mais surveillez ce numéro à contacter, car le 81168 est apparemment protéiforme et capable d’apparaitre un peu partout.
Allez, pour le fun, une rapide copie de la conversation.

Question : on peut les signaler ? Comment et à qui ?

J’ai acheté un Mac !

Mais je n’étais pas au courant …

Joli spam reçu ce soir et, contrairement à beaucoup, presque dépourvu de fautes d’orthographe. Sous le titre « Nous avons reçu votre paiement et votre commande EO202608527 », cette confirmation serait donc envoyée par commande@apple.fr et contient donc le détail de « ma commande ». J’ai donc apparemment acheté un

Apple – Macbook – Ordinateur portable 13″ – Intel Core 2 Duo – 250 Go – RAM 2048 Mo – MacOS X 10.6 – Jusqu’à 10h d’utilisation – NVIDIA GeForce GT 320M – Blanc

Inutile de dire que c’est totalement impossible et que le lien disponible pour ouvrir ma facture est foireux. Déjà qu’il pointait vers www.weezevent.com … Le facture.zip inclus est du même acabit, avec un splendide fichier .vbs qui se révèle bien peu agressif sur ma machine. Pour finir, le listing qui m’a fait marrer :

Montant total de la commande : EUR 595,11
Infos livraison              : commande expédiée en 1 colis
Mode de livraison            : Prioritaire
Conditions de livraison      : Envoyer les articles en un minimum de colis
Total articles (HT)          : EUR 823,18
Livraison (HT)               : EUR 6,68
Emballage cadeau TTC         : EUR 2,17
—————————
Total HT :    EUR 832,03
TVA      :    EUR 163,08
—————————

Montant total pour cette commande :    EUR 995,11

595 € environ pour l’ordi, aucune autre mention d’achat mais un total HT de 823 €. D’où viennent les 228 € de bonus ? L’inflation, ma brave dame, ça file ! Allez, j’ai bien ri, merci les gars. Ceci dit, gageons que ce spam là devrait en affoler quelques-uns car il est indiqué le débit sera fait à la livraison. Y a des facteurs qui vont se faire scruter les matins  …

L’usurpation d’identité, par un nul

Amateurs des rebondissements et des histoires à épisodes, asseyez-vous et reprenez donc un peu de pop-corn, car c’est reparti dans ce qu’il convient d’appeler « Plus belle la vie, avec AndroidWorld ». Dans le rôle principal, Benoît Senlis, qui ne manque jamais d’idée pour ajouter des lignes à un scénario écrit par lui et dans lequel il tient le rôle du demeuré. Pour celles et ceux ayant manqué le début de l’histoire, voici de quoi vous mettre dans le bain. Comme toute bonne histoire moderne, l’épisode du jour commence par un tweet :


@ je crois que MrGeek t’en veux un peu non? http://t.co/0LAGKyj4
@micktdr
Mickaël

Ni une ni deux, je file voir le lien en question (www.androidworld.fr/author/ptitlu). Et là, j’ai souri devant les révélations de ce rebelle … Sur les rares news que j’avais tapées, il a viré mon pseudo pour indiquer mon vrai nom. Les Anonymous et Wikileaks n’ont qu’à bien se tenir. Il a donc publié un prénom et un nom que tout un chacun peut trouver en regardant à qui appartient le nom de domaine du présent site.
En revanche, il a poussé le bouchon un peu plus loin. Sans doute honteux de toutes les âneries publiées en son nom, enfin sous son pseudo, il a également modifié son nom pour y mettre … le mien. On peut le voir sur cette adresse : www.androidworld.fr/author/androidworld.

Le voilà donc qui persiste à ne pas assumer ses boulettes. Il a écrit des conneries et à présent, quand quelqu’un lira ses articles, il se dira qu’ils ont été écrits par moi. Et là, ça me dérange infiniment plus. On va donc ajouter une plainte à toutes celles qui lui courent après, pour usurpation d’identité. La suite au prochain épisode …

En attendant, un petit exemple, avec l’aide du cache de Google : avant / après

AndroidWorld.fr, ou la génèse d’une magistrale embrouille

En espérant que vous récupériez rapidement vos matériels et que Benoît Senlis soit retrouvé.

Ce texte est dans les dernières lignes d’un mail que je viens d’envoyer à plusieurs agences de communication de téléphonie. Pourquoi ? Petit retour en arrière. Ho, pas bien loin, rassurez-vous, mais asseyez-vous quand même …

Des bénévoles qui doivent rendre bien des comptes

Le 25 juillet dernier, un tweet attire mon regard dans ma TimeLine :


Nous recrutons des rédacteurs/correcteurs, contactez-nous.
@AndroidWorldFr
AndroidWorld.Fr

Un site, modeste, demande donc des rédacteurs. Soit, mais ça, je n’ai pas le temps. En revanche, relire les actus pour en virer les fautes, ça me semble jouable et ça évitera de publier des articles qui feraient mourir certains lecteurs (dont moi). Cinq minutes après avoir envoyé un mail, j’ai une réponse, positive, précisant que c’était bénévole. D’une, ça me semblait normal, et de deux, ça évite les trucs pourris de ce style.
Les échanges au sein de l’équipe se font via une liste de diffusion dédiée (Mailing List, ou ML). Le soir-même, sur cette ML, ça chauffe : un des piliers se barre, pour divergence d’opinion. Soit, ça peut arriver. Mais très vite, celui qu’on pourrait appeler le Rédac Chef fait preuve d’un despotisme assez inquiétant, exigeant un nombre de publications par jour, et invitant très fortement à cliquer sur les pubs, en changeant si besoin d’IP pour « faire rentrer du pognon ». En ce qui concerne la pression pour des publications, on rappellera tout de même que les contributeurs sont bénévoles et font souvent ça en plus de leur travail. Donc se faire dégommer comme c’était le cas sur la ML, ça reste moyen. D’ailleurs, plusieurs sont partis assez vite. Et pour les pubs, la méthode est assez cavalière …
Mais ça, ce n’est rien, comparé à la suite.

Tour de magie … Disparition !

Le dénommé MrG33k ne donnait pas de numéro de téléphone et ne pouvait donc être joint que par mail. Ou alors, c’est lui qui appelait. Et si j’utilise également un pseudo, j’avoue que j’aime bien savoir à qui je parle. Il m’a alors dit s’appeler Manuel Lambert. Ayant besoin d’aide pour gérer son WordPress et Analytics, il m’a fourni ses codes. Bizarrement, entre Analytics, Adsense et autres, les noms étaient tous différents et il se justifiait en me disant qu’il préférait rester discret, ou que c’était untel qui l’avait aidé au départ et qu’il avait mis le truc à son nom. Bref, vous l’aurez compris, ça commençait à bien sentir l’embrouille.

On est alors début août et je lance ma petite enquête. Si Google est ton ami, entre les sites qui font suivre une info trop vite et les risques de diffamation, le tri est nécessaire, et les recoupements obligatoires. Une chose est claire, MrG33k s’appelle autant Manuel Lambert que moi. Au coup de fil suivant, au lieu de l’appeler Manuel, je l’appelle Benoît. Aucune réaction, ce qui commence à confirmer le faisceau de preuves.
Quelques jours après, le testeur officiel du site se fait quasiment débarquer car un certain Jean-Jacques L. doit prendre le relais sur cette section. Bien évidemment, ledit testeur doit lui envoyer les smartphones qu’il a en sa possession. Une agence de comm lui enverra d’ailleurs du matériel. Ce nouveau testeur ne s’est jamais présenté sur la ML. Et là, subitement, dès que le colis est parti, Manuel Lambert ne donne plus signe de vie. Ni à son équipe, ni aux agences de communication.

Bilan ? Plusieurs téléphones et tablettes dans la nature et un faux nom. Une fois les agences contactées et les renseignements croisés, il s’avère que sur les 4 numéros en notre possession, 3 ne mènent à rien et le dernier tombe sur le répondeur. Il apparaît surtout qu’avant de lancer AndroidWorld.fr, il avait contacté une agence de comm pour se faire envoyer du matériel. Il l’avait fait en prétendant être du staff d’un autre site, et il l’avait fait sous son nom.
Devant le refus de l’agence, il revient à la charge par la suite, après avoir créé son site et changé de nom au passage.

Le premier nom donné ? Benoît Senlis. Bingo, tout est bouclé.
Ce nom était régulièrement remonté quand je faisais des recherches sur ce qu’avait publié MrG33k avant AndroidWorld.fr. Manuel Lambert n’existe pas, mais au regard de ce que remonte également Google quand on tape Benoît Senlis, on peut comprendre qu’il ait souhaité changer de nom.
Quand quelqu’un a eu de tels démêlés avec la Justice par le passé, il a payé, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas prétendre à revenir dans la vie « normale ». Qu’il recommence, sous un faux nom, à flouer des gens, ça me dérange bien plus. Ajoutons à ça que les sites web ont souvent une réputation de sérieux à bâtir face à la presse papier, et que là, il ne fait pas de la bonne pub, et ça finit de m’agacer.

Pour ceux qui avaient souscrit à l’offre de remboursement pour le HTC Evo 3D, j’ai pris contact avec l’organisme qui avait pris ça en charge, et je vous tiendrai au courant via ce blog sur la suite des évènements. Car une chose est sûre : l’organisme n’a rien reçu de la part de « Manuel Lambert »/ Benoît Senlis. Là bas aussi il joue au mort depuis le 8 août et l’offre est donc morte.

Quand les bénévoles se sont rendus compte de tout ça, il était un peu tard : nos accès pour éditer les articles ou en créer un sont coupés. Il a également changé tous les mots de passe des accès que j’avais.
Détail amusant, il avait promis à des membres de l’équipe de leur offrir des smartphones, fournis dans ce but par les agences de communication. Mises au courant, elles n’ont pas vraiment confirmé …

En résumé ?

Simple. Le site androidworld.fr est à considérer comme mort. Je doute qu’il y ait des updates. Le matériel qui avait été fourni par les agences de comm pour les essais n’est pas perdu pour tout le monde. Soit il le garde, soit il va s’en débarrasser à vil prix par tous les moyens. Dans tous les cas, les personnes concernées ont toutes été informées et les choses suivent leurs cours. Vous pensez bien que ces gens-là ne vont pas rester les bras croisés.
En ce qui me concerne, j’ai donné mes coordonnées complètes afin d’apporter mon témoignage à qui de droit, car j’ai pas mal de mails éloquents.

Moralité : quand on veut jouer à l’escroc de haute volée, il faut s’en donner les moyens et éviter de commettre de telles erreurs. N’en déplaise à Facebook ou Google+, un pseudo protège bien peu. Bien évidemment, la suite sera relatée ici.
Petit message informatif : pas la peine de se lancer dans des démarches pour faire croire que je diffame. J’ai largement de quoi prouver devant la Justice ce que j’avance, et je ne suis pas le seul. À malin, malin et demi.

Impôts : L’arnaque du moment

Whooohoo, les impôts vont me rendre des sous ! Hem, attendez, je relis le courrier (que vous allez sans doute recevoir dans votre boîte mail) …

Il ne faut pas bien longtemps pour flairer l’arnaque, avec une belle tentative de phishing (hameçonnage en bon français), voici le contenu du mail, où j’ai accentué les phrases qui en deviennent marrantes.

Après les derniers calculs annuels de l’exercice de votre activité, nous avons déterminé que vous êtes admissible à recevoir un remboursement d’impôt de € 178,80.
S’il vous plaît soumettre la demande de remboursement d’impôt et nous permettre de 10 jours ouvrables pour le traitement.
Pour accéder au formulaire pour votre remboursement d’impôt, cliquez ici.
Un remboursement peut être retardé pour diverses raisons. Par exemple la soumission des dossiers non valides ou inscrivez après la date limite.

Comme vous vous en doutez, le lien à destination des pigeons ne renvoie pas du tout sur le site des impôts, même s’il est incroyablement bien imité.

Hoooo la belle tentative d'arnaque !

Non mais franchement, qui est assez stupide naïf pour imaginer qu’une administration va rembourser par carte bleue (et pas par virement) ? Le site demande qu’on entre tous les numéros de sa carte bleue, même le code de sécurité, qui ne peut servir que pour … un paiement. Ceux qui rêvent d’un remboursement de la part des impôts en seront quittes pour un tour au commissariat pour déposer plainte, sans réel espoir que ça n’aboutisse.

SRI, un acronyme qui vous veut du bien

Non, je ne parle pas du RSI, auquel tout créateur d’entreprise a rapidement affaire, pour les cotisations sociales. Celui-ci, ça fait mal à payer, mais c’est légal.
Le SRI se présente sous la forme d’une belle feuille à l’allure très austère. Tellement austère qu’on dirait bien un papier officiel. Y figurent le nom de la société qui reçoit le courrier, son numéro SIREN (des renseignements publics) et un montant. 249 €, à payer pour on ne sait pas trop quoi, le document est très flou à ce sujet. Cliquez sur l’image à droite pour le voir en pleine taille.

En jetant un œil à l’arrière de cette feuille, on comprend vite qu’il s’agit d’une énième version du faux contrat. En fait, la facture et le contrat sont une seule et même feuille. Signer ce document implique donc d’accepter le contrat, qui est on ne peut plus risible. L’offre est en effet d’apparaître sur un annuaire en ligne (lequel ? rien n’est précisé) parmi la liste des entreprises de la ville (offre de base) ou du département (certainement plus cher). Mais comme ils font les choses bien, il est précisé que devant le nom de l’entreprise se trouve une « pastille animée par un clignotement ». Chouette, une merdouille qui clignote, pour 249 €, ça fait rêver ! Surtout que l’insertion dans leur annuaire est pour trois mois… Comble de la blague, sur leur annuaire au nom complètement affligeant, les entreprises sont déjà référencées (de manière automatique je suppose). Donc, il faut payer près de 250 €, pour trois mois, afin d’avoir droit à un splendide gif animé clignotant sur un annuaire dont personne n’a jamais entendu parler et que personne ne visite.

Bref, que vous veniez ou non de créer votre entreprise, si vous recevez un courrier du SRI (édité par la SAS Amon), jetez-le directement, [morceaux de phrase supprimés suite à une menace sérieuse de procès pour diffamation. Mars 2010]. Détail croustillant, SRI signifie Société de Référencement sur Internet, mais leur site est impossible à trouver. Même l’annuaire ne se trouve pas simplement. Vendre du vent, il faut croire que ça rapporte.

Edition, été 2010 : Tiens, le nom de l’annuaire, qui était (accrochez-vous) KoiKéOù a changé. Mais c’est le même business derrière tout ça, et les mêmes méthodes commerciales.