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Marketing : Un tee-shirt pour les démasquer tous

Bon d’accord, ce n’est pas du marketing au vrai sens du terme, mais l’idée d’un tee-shirt « 2 en 1 » est originale et amusante. Si si.

L’histoire nous vient du magazine allemand Spiegel. Le 6 août dernier, les participants à un festival rock d’extrême droite se sont vus remettre des tee-shirts noirs arborant une belle tête de mort ainsi que quelques mots précisant leurs revendications : « Rebelles hardcore – Nationaux et Libres ». Mais après le premier lavage, surprise !

Un tee-shirt d’extrémiste portant un message contre l’extrémisme

En effet, une fois soumis à un passage en machine, le tee-shirt a perdu sa peinture d’origine et change totalement de sens, comme vous pouvez le voir en cliquant sur l’image située à droite.
Le dessin a quasiment disparu et le texte a été remplacé par ce message :

Ce que ce tee-shirt fait, tu peux le faire aussi.
Si ce tee-shirt peut vous aider, nous aussi. Nous vous aiderons à vous libérer de l’extrême droite.

Cette idée est l’œuvre de Exit Deutschland, un groupe luttant (on s’en serait doutés) contre les groupes d’extrême droite. Sans aller jusqu’à qualifier ces tee-shirts de « textiles virusés », je dois avouer que cette technique de Cheval de Troie m’amuse et je suis surpris qu’aucune campagne publicitaire de plus grande envergure ne se soit basée sur ce principe. J’imagine bien la tête des victimes de la blague en étendant leur linge. Remarquez, c’est bien fait, un vrai amateur de hardcore ne lave jamais ses fringues …

Merci à Corinne pour la précision de traduction depuis l’allemand.

L’Allemagne abandonne Linux

Après 10 ans à promouvoir le Logiciel Libre, le Ministère des Affaires Étrangères allemand fait volte-face et vient d’expliquer qu’au regard de coûts inattendus, les postes client (et donc des utilisateurs) vont abandonner GNU/Linux pour revenir à Microsoft Windows, avec dans la foulée la suite Office de Redmond et Exchange. Donc exit Firefox ou LibreOffice. L’article complet est à lire sur Numerama et ne manquera pas de déprimer tous ceux qui croient fermement que les logiciels libres ont leur place dans le monde de l’entreprise.

Les arguments avancés ressemblent beaucoup à ceux régulièrement utilisés par Microsoft pour effrayer ceux qui souhaiteraient effectuer la migration, mais à mon avis, le plus gros frein est le facteur humain. Malgré tout l’optimisme qu’on peut mettre à libérer (vraiment !) un parc informatique de logiciels aux licences abusives et aux performances perfectibles, tant que l’utilisateur ne voudra pas faire un effort d’adaptation, même dérisoire, rien ne pourra bouger. Pour en avoir fait l’expérience, changer de navigateur internet n’est pas dérangeant pour l’utilisateur lambda … tant que vous laissez l’icône d’Internet Explorer. Alors changer tout un système et faire face à la disparition du menu Windows, je n’ose imaginer la « détresse » de certains. Et pourtant, le Démineur existe même sous OpenSUSE ou Fedora.

Allez, pour se remonter un peu le moral, on ira lire cet article du portail Alionet expliquant que la Bourse de Londres bascule sous SuSE Linux Enterprise.

Et dans la série « je crois que mon cas particulier vaut pour tous », une entreprise peut tout à fait fonctionner en n’utilisant que des logiciels libres. Pour ça, il faut que ceux en charge du système informatique sortent du schéma « je reste sur mes acquis d’il y a 20 ans et je refuse de faire un effort de formation ». Tout le monde aurait à y gagner sur le long terme. Mais qui a encore des politiques à long terme ?