Archives de catégorie : Linux

Logiciel : Une pub avec et pour VLC

Surprise ce matin en regardant BFM TV : lors d’une des coupures pub, une voix dit « avez-vous déjà regardé un film … avec un plot ? » tandis que le plot illustré ici à droite tombe du haut de l’écran. Juste après, on voit que l’annonceur est 01Net, à propos de sa rubrique proposant des téléchargements de logiciels. Le nom de VLC est cité, et même s’il n’est pas précisé que ce logiciel ô combien puissant et pratique est issu du monde de l’Open Source et du Logiciel Libre, j’y vois un signe encourageant.

Pourquoi ? Tout simplement parce que les projets GPL à succès sont généralement présents sur plusieurs systèmes d’exploitation, de Windows à Linux en passant par Mac OS. Et si un utilisateur peut garder ses repères pour les logiciels qu’il utilise, l’OS en lui-même devient alors « accessoire » car il ne bride pas l’utilisateur au niveau des logiciels qu’il pourra y utiliser. Et c’est bien là là force principale du Logiciel Libre : montrer aux gens qu’ils peuvent avoir le choix. Et donc, qu’ils sont libres ; ce qui finit toujours par donner de bonnes idées.

L’Allemagne abandonne Linux

Après 10 ans à promouvoir le Logiciel Libre, le Ministère des Affaires Étrangères allemand fait volte-face et vient d’expliquer qu’au regard de coûts inattendus, les postes client (et donc des utilisateurs) vont abandonner GNU/Linux pour revenir à Microsoft Windows, avec dans la foulée la suite Office de Redmond et Exchange. Donc exit Firefox ou LibreOffice. L’article complet est à lire sur Numerama et ne manquera pas de déprimer tous ceux qui croient fermement que les logiciels libres ont leur place dans le monde de l’entreprise.

Les arguments avancés ressemblent beaucoup à ceux régulièrement utilisés par Microsoft pour effrayer ceux qui souhaiteraient effectuer la migration, mais à mon avis, le plus gros frein est le facteur humain. Malgré tout l’optimisme qu’on peut mettre à libérer (vraiment !) un parc informatique de logiciels aux licences abusives et aux performances perfectibles, tant que l’utilisateur ne voudra pas faire un effort d’adaptation, même dérisoire, rien ne pourra bouger. Pour en avoir fait l’expérience, changer de navigateur internet n’est pas dérangeant pour l’utilisateur lambda … tant que vous laissez l’icône d’Internet Explorer. Alors changer tout un système et faire face à la disparition du menu Windows, je n’ose imaginer la « détresse » de certains. Et pourtant, le Démineur existe même sous OpenSUSE ou Fedora.

Allez, pour se remonter un peu le moral, on ira lire cet article du portail Alionet expliquant que la Bourse de Londres bascule sous SuSE Linux Enterprise.

Et dans la série « je crois que mon cas particulier vaut pour tous », une entreprise peut tout à fait fonctionner en n’utilisant que des logiciels libres. Pour ça, il faut que ceux en charge du système informatique sortent du schéma « je reste sur mes acquis d’il y a 20 ans et je refuse de faire un effort de formation ». Tout le monde aurait à y gagner sur le long terme. Mais qui a encore des politiques à long terme ?

Clementine, lecteur de musique savoureux

Depuis mon dernier billet à son sujet, et comme annoncé, j’ai dégagé Amarok, remplacé par Clementine, un lecteur qui est finalement ce que Amarok2 n’a jamais su être. Malgré tout, quelques fonctions me manquaient, comme la gestion des listes de lecture dynamiques (obligatoire au travail) ou l’affichage des paroles, parfois bien sympathique.

À croire que je n’étais pas le seul, car la version 0.6 de Clementine, tout juste disponible, propose tout ceci. Si vous utilisez Amarok mais pestez régulièrement à propos de sa lourdeur et de son interface gloubiboulguesque, vous n’avez plus aucune raison de ne pas franchir le pas. D’autant plus que certains plasmoids sont désormais adaptés à Clementine. Sous KDE par exemple, le plasmoid « en écoute » affichera à présent le titre et la jaquette du morceau diffusé ainsi que les boutons de contrôle.

Clementine en version 0.6, on est sur une très bonne voie.

Utiliser l’expérience du passé

En repartant sur les bases de la branche 1 de Amarok, les développeurs ont fait un choix à mon avis payant. Les ajouts de cette version 0.6 apportent une maturité étonnante et agréable pour une version si « jeune ». Malgré tout, il faut souhaiter que le projet ne partira pas « dans tous les sens » comme avait pu le faire Amarok, qui s’était finalement éloigné de ce que voulaient les utilisateurs pour devenir une chimère appréciée de ses propres créateurs. Certes, il doit être difficile de savoir quand s’arrêter et si l’adage disant que « le mieux est l’ennemi du bien », la limite est souvent ténue. Mais Amarok2 étant un exemple encore en activité de ce qu’il ne faut pas faire, les développeurs de Clementine ont tout ce qu’il faut pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, enfin je l’espère.

Site de Clementine : www.clementine-player.org

Clementine plus digeste que Amarok ?

L’an passé, je m’étais fendu d’un billet sur l’évolution d’un logiciel libre. En l’occurrence, il s’agissait d’Amarok qui passait alors de la branche 1.x à 2.x, non sans heurts. Le billet peut être consulté sur mon ancien blog. Il n’est pas tendre avec les développeurs d’Amarok. Mais même avec un an de plus à utiliser le logiciel, je persiste : Amarok 2 est devenu trop gros, trop lourd, et fait tout sauf le café. Or j’aime le café, et ne pas en proposer est une hérésie. Hem pardon …

Plus sérieusement, le changement n’a pas été qu’esthétique en passant à Amarok 2, à l’époque justifié par le passage à Qt4. Certes, quelques améliorations ont été bienvenues. Dans mon cas, c’est la possibilité de créer des listes de lectures dynamiques qui m’a finalement fait revenir vers Amarok 2. Mais sa lourdeur devient peu supportable, et surtout peu justifiable.
Ayant, je l’avoue, un peu lâché l’affaire, je suis tombé ce matin sur un billet de Syvolc présentant un logiciel du nom de Clementine. Il s’avère que Clementine (pour simplifier) un portage de Amarok 1.4 utilisant Qt4. Dites donc, ce n’est pas ce que les utilisateurs attendaient et que les développeurs d’Amarok n’ont pas pu ou pas souhaité leur offrir ? Mais si ! Et Clementine répond tout à fait aux besoins en question.

Clementine sous GNU/Linux. Ce qu'aurait dû être Amarok 2 ?

Amarok, en deux fois moins lourd …

C’est bien simple, Clementine utilise de 30 à 50 % de ressources en moins par rapport à Amarok 2. Et même si les machines récentes peuvent tout à fait supporter des applications « un peu lourdes », voir un système perdre en réactivité pour de telles raisons m’agace toujours.
Si vous voulez essayer ce logiciel, allez sur son site : http://code.google.com/p/clementine-player/ mais sachez que logiquement, les dépôts de votre distribution favorite devraient déjà le contenir, comme c’est le cas sur openSUSE. D’ailleurs, Clementine est même disponible pour Windows et Mac OS X, si vous n’avez pas le choix du système d’exploitation de votre ordinateur.
Seul bémol à ce jour : la somme de petits outils développés pour Amarok (widgets de bureau, etc) risque de ne pas fonctionner avec Clementine. Mais je parie qu’il faudra peu de temps pour que l’adaptation soit fonctionnelle. C’est aussi ça la force du Logiciel Libre, proposer l’exhaustivité, laisser le choix, et permettre une incroyable réactivité.

Gloire : Linus Torvalds lit mon blog

SI vous avez déjà commenté un billet sur ce blog, vous avez remarqué que le premier commentaire n’est pas automatiquement publié. Il doit passer par une validation préalable, pour éviter les spams. Une fois que votre adresse mail est marquée comme « fiable », chaque commentaire est immédiatement publié. Or hier, j’ai reçu une demande de validation pour un commentaire. Et là, surprise ! Que dis-je, surprise ?

Gloire, sonnez trompettes, résonnez hautbois, que les chérubins  lancent des pétales de roses, le commentaire arrive par Linus Torvalds lui-même. Morbleu ! Mon blog, irrémédiablement creux, serait donc une source d’information pour le créateur du noyau Linux ? Ha ha, je vais pouvoir frimer en soirée mondaine, me faire inviter à la télé. Peut-être même pourrais-je en faire un film réalisé par Guillaume Canet. On l’appellerait « le tout petit mouchoir » même si l’excitation fut intense.

Hélas, en ouvrant ledit commentaire, il s’agissait, comme on pouvait s’y attendre, à un vulgaire spam. Notez la goûteuse ironie de la chose : Linus Torvalds m’invitait à me rendre sur un site permettant de télécharger des copies pirates de Windows …

SUSE : Ciao Novell, bonjour Attachmate

L’histoire de Novell et de ses rapports avec Unix va-t-elle prendre fin définitivement ? On apprend aujourd’hui que l’éditeur a officialisé son rachat par la société californienne Attachmate. Si tout ceci est rapidement évoqué ici par Clubic ou sur le toujours très informatif blog de Thimothée Briolet, ce sont les commentaires sur LinuxFR.org qui sont le plus explicites sur les craintes légitimes pour le Libre que ce rachat peut entrainer. Je vous invite à lire ce journal pour plus d’informations.

Pour le moment, je n’ai pas vu de réactions sur Alionet, qui regroupe la communauté francophone des utilisateurs de openSUSE. À ce sujet, j’espère qu’un des commentaires sur LinuxFR se révèlera faux et que openSUSE ne perdra pas son côté open. C’est une excellente distribution et malgré l’inquiétante présence de Microsoft dans le giron de Novell et du rachat, je ne doute pas qu’un fork puisse faire émerger une nouvelle distribution, car la diversité, c’est une des nombreuses forces de GNU/Linux.

Rousseau le caméléon : OpenSUSE 11.3 est là !

Il y a quelques temps, ma Fedora 13 (Goddard) du laptop utilisé pour le boulot a cédé sa place à une préversion de la nouvelle mouture de OpenSUSE 11.3. Je sais, je suis joueur à utiliser en production une version non finalisée. Que voulez-vous, on ne se refait pas !

Il faut dire qu’avant cette Fedora 13 (que j’utilise toujours chez moi et depuis laquelle je tape ce billet), c’était déjà la distribution au caméléon qui me servait au travail.

Mettons les choses au point : non, il n’y a rien de révolutionnaire dans cette version 11.3 par rapport à la précédente, et donc, pas d’obligation à migrer. Voici la liste des plus gros changements pour une utilisation courante :

Le dernier noyau Linux 2.6.34, GNOME 2.30, KDE 4.4.4, XFCE 4.6.1, OpenOffice 3.2.1, GIMP 2.6.8, Inkscape 0.47, Firefox 3.6.4

Même s’il a son lot de non-partisans, KDE 4.4.4 représente une belle évolution de cet environnement de bureau pour les machines assez puissantes. Entendez par là que comme toute interface évoluée et bourrée d’effets visuels, elle n’a pas vraiment sa place sur un netbook par exemple, où le fantastique LXDE (ou XFCE) sera bien plus à son aise. Je suis en revanche assez déçu ne pas trouver la dernière version de Firefox, estampillée 3.6.6, alors qu’elle est disponible depuis quelques semaines un peu partout.

Sur mon installation d’une version 11.3 de Suse encore en RC1 (puis RC2), je n’ai pas eu de souci particulier. Comme souvent, le pilote propriétaire nvidia n’est pas présent dans ces versions non-stables, mais le pilote libre nouveau s’avère bien suffisant pour une utilisation bureautique. On peut même pousser le vice jusqu’à utiliser quelques effets 3D avec, mais sur un double écran, ça commence à ramer. Dans tous les cas, la stabilité est au rendez-vous et l’atout majeur de OpenSUSE sur les autres distributions reste un modèle du genre. Lequel ? Mais Yast bien entendu ! L’outil de configuration maison est toujours aussi bien intégré à l’interface et son utilisation est vraiment simple, faisant passer les outils d’autres distributions pour de vilains bricolages archaïques.

Les paquets sont des fichiers RPM, comme sur Fedora (ou Red Hat, forcément), qu’on gère très simplement via Yast ou en ligne de commande avec l’outil zypper, équivalent de yum pour les habitués du chapeau rouge. À noter que là, OpenSUSE marque de gros points en utilisation graphique, car l’immonde Yumex est une horreur à utiliser au quotidien.

Si d’aventure un logiciel que vous cherchez n’existe pas dans les dépôts de base (au pif … Firefox en version 3.6.6), faites un petit tour ici : http://software.opensuse.org/search
Vous pourrez alors installer la dernière version d’un clic, et profiter automatiquement des mises à jour quand elles seront disponibles puisque l’outil 1-Click ajoute tout seul le bon dépôt pour simplifier la vie. Certes, c’est un détail. Mais ils sont nombreux, et c’est typiquement le genre de petit détail qui fait qu’on apprécie, ou pas, une distribution. Et c’est ce qui fait que pour le moment, jusqu’à ce qu’une autre distro propose des innovations intéressantes, le caméléon a ma préférence.

Supposée arriver uniquement demain, la version définitive 11.3 a été mise en ligne par l’équipe de Alionet et se trouve déjà sur mon serveur : stockage.ptitlu.fr

Au fait, pourquoi ce titre ? Simplement parce que le nom de code de OpenSUSE 11.3 est Rousseau. D’ailleurs, la prochaine se nommera Voltaire. Ce sera un gros changement puisqu’on passera à la version 12.0, en mars 2011.