Archives de catégorie : Coup de cutter

Arnaque : La pêche au SMS sur Facebook

Tiens, une notification Facebook. Ho, un « ami » que je ne connais pas me demande de l’aider, dans un langage raccourci qui m’agace toutefois moins que l’absence de formule de politesse. Très vite, il me demande, pour l’aider, d’envoyer un SMS et de lui communiquer le code reçu. C’est gros comme procédé, n’est-ce pas ? Surtout que son profil Facebook (visible ici) fait régulièrement de la pub pour gagner un iPhone par le même procédé.

Google est d’ailleurs assez explicite à propos du numéro 81168, faisant clairement remonter que c’est une arnaque. Le premier lien donne plusieurs exemples et même un tarif (9 € la blague !), qui se ressemblent tous et semblent être des clones de celui auquel j’ai droit. Le profil en question a été manifestement piraté, mais surveillez ce numéro à contacter, car le 81168 est apparemment protéiforme et capable d’apparaitre un peu partout.
Allez, pour le fun, une rapide copie de la conversation.

Question : on peut les signaler ? Comment et à qui ?

Liberté, liberté chérie

C’est fait. Les députés viennent d’adopter la proposition de loi sur le fichage généralisé. La première fois, ils étaient 11 ; là, j’en ai compté environ … ben 11. Autant dire que ce sujet passionne les députés qui le placent au cœur du débat démocratique. *

Les débats étaient fort intéressants à regarder : chacun venait dire son petit texte et les autres s’en tamponnaient royalement le coquillard. Quand l’opposition tentait d’expliquer en quoi le texte était mauvais, l’UMP poursuivait en disant « même pas vrai » et rejetait les amendements. Oui, car l’UMP était en majorité. Remarquez, sur 15 pelés, ce n’était pas compliqué.

Au-delà des discours tireurs de larmes expliquant que les 210 000 victimes d’usurpation d’identité vivaient un enfer (M. Vanneste, vous mentez, le nombre est de 10 000 environ), le meilleur argument aura été celui de l’amélioration de l’identification des victimes de catastrophes naturelles, comme (je cite)le Costa Concordia. Allez, dans la joie et la bonne humeur, fichons donc 60 000 000 de vivants pour mieux identifier 10 morts. Des fois que la feuille d’embarquement soit volée par des terroristes (ou des Anonymous, tant qu’à faire des raccourcis pourris). La palme revient (une nouvelle fois) à Christian Vanneste, qui a déclaré :

la CNIL doit s’incliner devant la force du Parlement

En résumé et en décryptant le jargon politicien :

« ta gueule le Peuple, et ta liberté, on l’emmerde ! »

En bref ? On va donc assister à un vrai fichage, qui permettra, par croisement des fichiers, de tout savoir sur l’ensemble de la population, avec un accès qui reste à définir. Espérons deux choses :

  • Que personne ne pirate ce fichier, car là, les conséquences seront vraiment dramatiques
  • Que la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) retoque le projet, car il est illégal de ficher des gens n’ayant jamais commis de délit

Tu as des enfants et tu veux leur éviter d’être fichés dès maintenant ? Tu as les mêmes craintes pour toi ? Va vite refaire une nouvelle CNI, tant qu’elle ne transporte pas son lot de dictature et d’État Policier.

* dites, on ne pourrait pas imposer une minimum de présents pour voter des lois ? Parce que là, on frise le foutage de gueule quand même. Pour la démocratie, et surtout pour le peuple.

EDIT : 7 pour, 4 contre (sur 577). Ils ont décidé pour 60 millions de personnes …


#DirectAN Protection de l’identité … explications de vote : majorité = 7 députes et opposition = 4 députes … je vais m’abstenir
@DeputeTardy
Lionel TARDY

Au Bonheur des Nostalgiques

Vous aimez la France de 1940 ? Bonne nouvelle : elle revient …

Depuis avril dernier, le loup est dans la bergerie et le vote de juillet 2011 a commencé à poser les bases d’un fichage qui ne peut être que mauvais. C’est aujourd’hui que les Députés vont voter ce texte, qui conduira directement à un fichage généralisé et injustifié de l’ensemble de la population. Alors même que le motif est faux, puisque les usurpations d’identité ont baissé, contrairement aux affirmations de Claude Guéant.

J’ai honte de ce qu’est en train de devenir ce pays, avec une dérive (si mal masquée) vers un État Policier. Le plus inquiétant, c’est que personne, parmi les candidats à la Présidentielle, n’a parlé de ce sujet grave. Je vous invite vivement à lire l’article de OWNI sur le sujet, en détails. Une chose est sûre : ma carte d’identité va rester longtemps en l’état (policier …).

 

La Culture doit rester une industrie payante

L’industrie de la Culture ne devrait pas changer de nom avant un moment. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est Nicolas Sarkozy dans son discours de Vœux au monde de la Culture.

Est-ce que l’on respecte ce qui est gratuit ? Non !

Avec une telle manière de penser, peut-on raisonnablement attendre quelque chose de constructif, que ce soit pour la musique, le cinéma, la littérature ou (et ce domaine m’est encore plus cher), les Logiciels Libres ? Car si libre ne veut pas nécessaire dire gratuit, le logiciel libre peut être gratuit, c’est même l’une des libertés de base.
Faut-il donc penser que pour le Chef de l’État, un logiciel libre n’est pas respectable ?
Sait-il que de très respectables entreprises ont basé un vrai modèle économique sur le Logiciel libre ?
Sait-il que les Logiciels Libres sont la solution permettant de pérenniser plusieurs entreprises et/ou projets ?
A-t-il seulement conscience que sans être un gaucho-anarchiste, on peut concevoir que la logique des Logiciels Libres peut apporter plus de connaissances au peuple, et donc plus de pouvoir, tout comme peut l’apporter le partage de la Culture ? Ha, en effet, ça il en a sans doute une vague idée.

Et donc, doit-on respecter ce qui est gratuit ? Dans ce cas, la réponse officielle a été donnée, c’est non. Et c’est triste.

Peut-on rire de tout ?

À la question « Peut-on rire de tout ? » , la réponse est généralement « Oui mais pas avec n’importe qui ». C’est incomplet. Il faudrait dire qu’on peut rire de tout, mais pas de la part de n’importe qui.

Rapide résumé : comme l’expliquent Le Monde et Rue89, un piéton a été renversé par un motard de l’escorte de Nadine Morano. Apparemment, il a traversé en courant et n’a pas vu le convoi. Soit. Là où il y a un souci, c’est que ledit convoi était à contresens. Oui, le convoi remontait un sens interdit, afin que Nadine Morano puisse arriver rapidement à un aéroport pour vite retourner en Lorraine (d’ailleurs, petit-on rire de Toul ?).
Passons sur le fait qu’aucune urgence ne justifie de prendre un sens interdit. En revanche, le piéton s’en tire avec deux jours d’hospitalisation, un coma de deux jours, deux fractures du crâne et une balafre (rien quoi …)

Sur Twitter, Stépahne Guillon ironise :


À force d’être contre le jeu vidéo « Grand Theft Auto », Morano y a joué en vrai, bilan un piéton renversé par son escorte. 2 jours de coma!
@stephaneguillon
Stéphane Guillon

La réponse de Nadine Morano est incroyable :


@ ah si on pouvait rouler sur votre bêtise ça ferait du bien quelquefois !
@nadine__morano
Nadine Morano

En résumé, pour se soulager d’un poids, Nadine Morano voudrait rouler sur la bêtise de Guillon. De la part de quelqu’un qui a envoyé quelqu’un à l’hosto dans le coma et n’en a pas parlé dans la Presse, la réplique est très, très, malvenue. Elle voudrait laisser penser que les représentants du Gouvernement disposent à leur bon gré des petites gens qu’elles ne s’y prendrait pas autrement.
Un convoi forcé de contrevenir au Code de la Route (de manière flagrante) pour pouvoir rentrer dans un avion (le train, c’est seulement pour les prolos ?) dont l’heure de vol vaut plusieurs années d’abonnement SNCF, quand on explique aux gens qu’il faut se priver en période de crise : ça fait beaucoup pour une seule personne. Dans d’autres républiques, plus démocratiques, il y aurait eu des démissions plus rapides …

Enfin, pour ceux qui aiment l’humour, le vrai, pas celui qu’on se force à avoir pour ne pas pleurer devant le comportement abject de ceux qui pensent nous représenter, je vous laisse avec l’inénarrable François Rollin. On le trouve drôle ou pas, mais au moins, il ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas. Il va vous expliquer si on peut rire de tout.

Et puisque les sorties fracassantes de Nadine Morano, sur Twitter ou ailleurs, exaspèrent de nombreux internautes et citoyens, je vous invite à lire ce billet de Madmoizelle.

3T : Téléphonie, TVA et …

Retour en arrière. Pas de beaucoup, environ un an. À l’époque, la TVA appliquée aux forfaits internet et téléphoniques change. Le taux doit être intégralement de 19,6 % et non pas un mélange de 19,6 % et 5,5 %. Les opérateurs téléphoniques s’étaient, bien avant, jetés sur la possibilité de réduire le taux de TVA sur une partie du forfait au prétexte qu’on pouvait regarder la télévision avec son téléphone. Sur cette partie, il fallait donc une TVA réduite.

Passons sur le fait que tous les forfaits ont bénéficié de cette réduction de TVA, quand bien même ledit forfait ne permettait pas de regarder la télévision. Oublions rapidement que la baisse de TVA n’a pas été répercutée sur les prix publics. En revanche, l’an dernier, Orange et SFR se sont empressés de chiffrer les hausses que cette nouvelle TVA allait entraîner. De +1 à +9 € pour SFR et +1 à +3 € pour Orange. Pour la bonne blague, jetez un œil au tarif Illimythics International : 165 €. Il y a un an à peine …

Donc, l’an dernier, ces opérateurs criaient que la hausse du prix public était une obligation, que les marges ne permettaient pas d’absorber cette hausse incroyable. Bref, qu’ils allaient tous mourir s’ils baissaient leurs tarifs. Bouygues Télécom avait finement joué, retardant son annonce, pour, au dernier moment, déclarer que chez eux, les prix ne bougeraient pas, ce qui avait généré pas mal de résiliations et migrations.
Mais là, maintenant que Free Mobile vient d’annoncer des tarifs bien moins élevés, jugés il y a peu « intenables » par Bouygues, Orange et SFR, les choses bougent. Et même bien trop facilement et bien trop vite, comme chez Virgin et Sosh. C’est d’ailleurs demain que Orange doit présenter ses nouveaux tarifs, ce qui promet d’être intéressant.

Donc, ces marges (à en croire les trois goulus) « tellement ténues que leur suppression aurait entraîné des plans sociaux » semblent faciles à réduire puisque les prix fondent miraculeusement de 40 %. Dites donc, dans le titre, je parle de 3 T, dont Téléphonie et TVA. Monsieur Bouygues/Orange/SFR (rayez la mention inutile), le troisième T, c’est : T‘as pas l’impression de te foutre la gueule de tes clients ?

Presse, titre et racolage

Décidément, à chaque jour son exemple. Je m’étais déjà agacé sur les journaux qui reprennent une info peu fiable dans le seul but de faire eux aussi partie de ceux qui parlent d’un évènement, comme l’arrivée de Google en tant qu’opérateur ou les tarifs de Free Mobile par exemple. Cette semaine, c’était les différences de traitement d’une info identique qui m’avait fait sourire, notamment par les titres des articles concernés. Mais aujourd’hui, c’est le pompon, avec un titre dont l’auteur sait qu’il est faux, de manière calculée et avouée.

Un tweet attire mon attention car il traite de « gilets jaunes obligatoires à [moto] ». En répondant que le titre est faux, et en disant pourquoi, voici la réponse :


@ Merci 😉 Je sais bien oui, mais un titre doit être accrocheur. Le détail est expliqué dans l’actualité. a+
@scootersystem
Scooter System

Et après, on se demande pourquoi de plus en plus de gens n’accordent aucune confiance à la Presse … Faire un titre accrocheur, pas de souci. mais de là à faire un titre faux pour attirer le clic et ensuite dire au lecteur qu’on l’a pris pour un abruti (quand il se donne la peine de lire l’article …), je doute que ce soit pertinent. Mais je dois être naïf.

Vie privée, réseaux sociaux et assurances

Je lis tellement d’infos qui me font bondir que j’ai parfois l’impression de vivre sur un trampoline. Mais là, j’ai crevé le plafond en découvrant cet article de WiredPRNews. En résumé et pour les non-anglophones, que dit-il ? Rien de bien compliqué ; c’est même effroyablement rapide à synthétiser. Des compagnies d’assurances réfléchissent à la possibilité d’utiliser vos publications sur les réseaux sociaux pour adapter le montant de la prime que vous allez payer.

Tu caches ton profil ? Tu vas pleurer sur la note.

L’idée a germé dans l’esprit (malade) d’une compagnie d’assurance auto pour, d’après, eux, mieux évaluer le risque que représente un client. Et pour évaluer ce risque, quoi de mieux que d’observer avec attention ce que le client publie à propos de lui sur internet ? J’imagine la scène :

Monsieur, vous avez posté plusieurs photos de Formule 1. Vous semblez aimer la vitesse, votre prime augmente donc de 15 %. Une blague à propos de l’alcool ? Hop, voilà une augmentation de 20 %, une photo de pizza ? Et vos 5 fruits et légumes ? Allez, +40 %, etc

Et si vous pensez qu’il suffit de rester discret pour être épargné, détrompez-vous. Là où l’idée est machiavélique, c’est que si votre profil n’est pas public, le tarif augmente obligatoirement. Logique non ? Si vous avez quelque chose à cacher à des organismes aussi intègres qu’une assurance privée, c’est assez louche pour justifier le tarif « coup de bambou ». Préparez-vous à avoir deux profils sur Facebook et Google+ : un privé pour être vous, et un public où vous racontez que jamais vous ne roulez trop vite et que vous allez à la messe après avoir regardé TF1 (mais sans zapper les pubs).

Et après, où va-t-on ?

Afin de poursuivre la réflexion (et comme souvent sur ce site), je vous invite à regarder en arrière, par le biais d’un petit texte d’anticipation.Il date de 2002 et s’intitule Alien Nation. Il est assez long et le début est un peu orienté sur l’informatique, mais le thème général est l’abandon progressif de nos libertés. L’extrait suivant est étonnant :

Tiens, un courrier de mon assurance. La vache ! 30% d’augmentation sur ma prime maladie ! Qu’est-ce qui leur prend ? Je n’ai pas été malade l’an passé. Récemment, j’ai eu un rhume bien costaud. Mais j’ai bien fait gaffe de ne pas acheter de médicament à rembourser, sinon ils auraient vu que j’étais malade. Mince, je parie que j’ai dû payer par carte bancaire.  L’andouille ! On m’avait pourtant prévenu que maintenant les banques avaient le droit de revendre leur fichier de CB. L’assurance a dû racheter la base : un petit coup de moulinette de data mining et de statistiques et paf ! +30% !
Ils ont dû voir « pharmacie St Paul » trois fois dans le même mois sur mes relevés. Et cela a dévoilé mon petit problème. Je m’en veux !

Bigrement d’actualité non ?

Ce texte n’est pas fait pour vous déprimer mais pour que vous soyez acteurs de votre futur et que tout cela reste de la pure fiction.

La dernière partie de la conclusion de l’auteur se révèle aujourd’hui dépassée, l’inquiétante fiction va être rattrapée par une réalité guidée par le profit. Alors, que fait-on ?

Un bel exemple de censure avec la Hadopi et LCP

Hier, Numerama indiquait que LCP (La Chaine Parlementaire, canal 13 sur la TNT) avait publié une vidéo expliquant que les députés avaient ridiculé la HADOPI. De manière finalement peu surprenante, cette vidéo a été rendue inaccessible, avant de revenir, plus longue et sous une forme différente, modifiant la conclusion. D’ailleurs, même le titre à changé, passant de Hadopi ridiculisée par les députés à Hadopi a présenté son premier rapport d’activité à l’Assemblée.

Si là, on n’est pas dans le cadre de la censure, je n’y connais plus rien. À moins que LCP ne dise que la première version était une version non finalisée mise en ligne par un stagiaire qui a fait une bourde.
Cette institution, qui ponctionne des millions d’euros au nom de la protection de la Culture, semble avoir du mal avec la liberté d’expression. Apparemment, la démocratie, c’est de moins en moins « cause toujours » et chaque jour un peu plus « ferme ta gueule ».

Pink Floyd remasterisé, l’arnaque sonore

Pink Floyd - Wish you were hereL’info fait la Une des sections musicales de tous les journaux : la discographie intégrale de Pink Floyd ressort, en version remasterisée, et c’est apparemment une grande nouvelle. Si vous souhaitez découvrir ce groupe via les albums d’hier avec le son d’aujourd’hui, elle est disponible à la FNAC. Enfin, si vous avez environ 180 € à jeter par les fenêtres. Car les versions remasterisées n’ont jamais été un gage de qualité sonore, bien au contraire. Et cette édition risque fort de souffrir elle aussi de la Loudness War.

Albums remasterisés : Le syndrome R19

Les pros parlent de Loudness War, traduite le plus souvent par Guerre du Volume ou (plus justement) Guerre du Niveau. Personnellement, j’appelle ça le Syndrome R19. Pourquoi ? Imaginez-vous, audiophile ou simplement amateur de musique en train d’essayer d’expliquer à votre voisin que les 4 000 watts prétendument disponibles dans les 3 caissons de sa Renault 19 diesel à aileron ne lui permettront pas forcément d’avoir un son de qualité et respectueux de ce qu’il souhaite écouter. La réponse sera immanquablement :

ouais, mais y a des basses et le son est impressionnant, ça pète !

Vous ne pourrez pas lutter contre cet argument. Le souci, c’est quand le syndrome R19 cesse d’être circonscrit à votre voisin pour envahir les bacs des disquaires. Car depuis des années, c’est bien à ça que jouent les maisons de disques en proposant des éditions spéciales. Le volume moyen y est augmenté, au détriment des harmoniques et de la plage dynamique (la différence entre le niveau moyen et le niveau de crête). Cela vous semble obscur ? Voici quelques vidéos pour mieux comprendre, par l’exemple.

On voit bien ici qu’une partie de la bande son est perdue. Pas de bol, c’est celle qui apporte sa finesse au morceau. Un autre exemple, avec Dire Straits.

Généralement, si vous n’avez que la version remasterisée, ça peut passer. On trouve le son un peu étrange mais bon … Seulement, quand on compare à l’originale, c’est la catastrophe. Et comme l’explique très bien la vidéo suivante, c’est une tendance lourde de l’industrie musicale (remarquez, pour de l’industrie …) que d’augmenter le niveau moyen, produisant de facto de la bouillie éprouvante pour le pauvre auditeur.

Remasteriser, une trahison ?

Pink Floyd : Dark Side of the MoonPink Floyd débarque donc en version massacrée remasterisée. Un  groupe qui estimait que ses albums devaient se déguster comme des œuvres à part entière et ne voulait donc pas proposer chaque piste à la vente en version numérique, ça doit leur faire bien mal. Mais sur ce point, ne rêvons pas, ce sont les maisons de disques qui parlent. Et ce n’est pas en ajoutant un livre et trois inédits sortis des tiroirs qu’on rattrape une ânerie pareille. Non, franchement, the great Gig in the Sky, je ne l’imagine pas autrement qu’en version originale, loin de la version mâchée qui sera certainement de mise, sans parler de Shine on you, Echoes, the final Cut ou tant d’autres. Et si je veux que « ça pète », je monte moi-même le son, je n’ai pas besoin qu’on le fasse à ma place.

Quitte à vouloir refaire du pognon, puisque c’est bien la motivation de cette édition, pourquoi ne pas avoir ressorti les albums originaux avec des livrets vraiment complets, des photos, … bref un vrai package autour de la musique ? Ou alors, idée folle et stupide, baisser le prix des CD ? Car après 20 à 30 ans, les trouver encore à 20 € le CD, ça sent clairement la pompe à fric. Finalement, le souci des maisons de disques, c’est qu’elles se foutent totalement de ce qu’il y a dessus, et n’ont pas compris que Money était une critique, pas un conseil.