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Retour ?

Voici un peu plus de deux ans que ce blog n’est plus alimenté. Deux ans que mon projet principal accapare tout mon temps mais aussi deux ans que, pour publier un billet d’humeur, je privilégie les réseaux sociaux. Parce qu’ils permettent une réactivité accrue de la part des autres mais aussi − il ne faut pas se mentir − par fainéantise.
Or Facebook m’insupporte de plus en plus et même si Twitter et Google+ répondent à la majorité de mes attentes, le fait d’être dépossédé de ce que j’y publie et de ce qu’il adviendra de ces services me pousse à revenir ici et tout remettre en route.

Reste à voir sous quelle forme, si ce sera sur ce blog ou un autre, en parallèle, si la charte graphique changera ou pas, etc. Mais l’heure est au retour. Et puis, gratter le clavier pour autre chose que mon job me manque, d’une manière peu explicable et, finalement, plus que je ne le craignais à l’époque.
Voilà qui ne va pas rallonger mes nuits…

Prometheus : Promesses tenues

Affiche du film PrometheusJ’avais prévenu que fin mai, il y aurait un gus planté devant son ciné pour assister à la première de Prometheus. Chose faite. Si vous hésitez à aller passer deux heures en salle obscure (hormis pour profiter de la clim…), sautez le pas, Prometheus vaut largement le déplacement.

Un agréable retour aux sources

Pas facile, 30 ans après, de faire un film expliquant ce qui est arrivé avant le premier film d’une saga. George Lucas s’y est explosé tout le râtelier. À mon sens, Ridley Scott signe ici un film intelligent, en reprenant quelques éléments qui rappelleront le premier Alien, mais également le second, réalisé par James Cameron,le tout sans jamais donner l’impression de tirer de grosses ficelles. On n’a jamais la sensation qu’il nous hurle à l’oreille :

« Hey, vous avez vu comment je fais référence au premier film là avec cette tenue ? Et là, on se croirait dans le second hein, vous avez fait gaffe aux couleurs ? »

Non, Scott est au-dessus de ça. D’ailleurs, il l’avait dit, Prometheus n’est pas à proprement parler LE film précédent Alien. On a ici affaire à un (très) bon film de SF, emprunt d’une dose de mythologie(s) savamment distillée. Certes, on en apprend un peu plus sur les origines des xénomorphes et du Space Jockey, l’inconnu le plus célèbre de la saga ; mais Prometheus est un film qui pourrait se suffire à lui-même. Ce qui, en ces temps de remakes, n’est pas le moindre des exploits.

Si vous avez été le voir, je vous accorderais quelques points :

  • oui, le personnage de Noomi Rapace a de furieuses similarités avec celui de Sigourney Weaver, mais le clin d’œil est à voir comme un hommage, non ?
  • oui, l’androïde (remarquable interprétation de Fassbender) tient plus d’un Replicant Nexus que de Ash, mais Scott était aux commandes de Blade Runner, et ça se sent.
  • 100 fois oui, la « surprise » de Weyland n’en est pas une. Du tout, ça se voit venir trop vite
  • à la fin, le Space Jockey ne devrait pas quitter son siège, pour faire la boucle parfaite

Mais bon sang, j’ai passé deux heures géniales, à me dire que Ridley Scott faisait toujours preuve de maestria dans ce domaine si délicat de la science-fiction, qu’il parvient à servir sans jamais sombrer dans la facilité. Et pour ça, merci Monsieur Scott !
Merci aussi pour les références à un autre standard de la SF, car comme je le disais dans mon précédent billet, après Prometheus et Japet, on a droit à un autre point commun avec 2001 : l’action se passe bien sur un satellite d’une planète disposant d’anneaux. Comme Japet pour Saturne…

Question finale pour ceux qui l’ont vu : pensez-vous qu’on aura droit à une suite, dans une branche différente de Alien ? Pour ma part, j’aimerais que non, je préfère les fins ouvertes, et dans ce film, Scott a trop laissé entendre qu’on ne devait pas forcément trop chercher à en apprendre sur les vraies origines de l’Homme.

Vous êtes restés jusqu’au bout de la séance ? À la fin du générique et inclus dans le texte, on a le logo de Weyland Corp., avec ce texte :

Building better worlds, since 10/11/12

Et donc, le 11 octobre 2012 dans notre manière d’afficher les dates. Que symbolise cette date ? Je n’ai pas encore trouvé.
Comme mentionné dans les commentaires (merci), le 11 octobre 2012 est la date de création de la Weyland Corporation : http://www.weylandindustries.com/timeline

Prometheus : Clins d’œil SF

D’un titre à l’autre, des mythes se rencontrent.

C’est évident, fin mai, je suis au cinéma pour découvrir le nouveau film de Ridley Scott : Prometheus. Mais en attendant de voir cette œuvre, qui aurait dû être un film dont l’histoire se déroule avant Alien du même Ridley Scott (ce que les anglophones nomment Prequel), c’est son nom qui m’intrigue. Et me fait sourire.

Prometheus : Un titre pas anodin

Non, je ne suis pas naïf, je sais bien que le titre d’un film de cette envergure ne doit pas grand chose au hasard. Celui-ci est plutôt bien choisi et colle d’ailleurs au scénario. Voici le résumé fourni par Allocine :

Des scientifiques cherchent à dépasser leurs limites mentales et physiques et tentent d’explorer ce qu’il y a au-delà du possible. Ils vont être amenés à découvrir un monde qu’ils n’auraient jamais imaginé. Un monde où leur seront apportées des réponses aux questions les plus profondes. Un monde où le mystère ultime de l’existence peut enfin être percé.

Mais passons d’abord à la bande-annonce, histoire de vous en mettre plein les yeux si vous n’avez pas encore entendu parler de ce film. La version française est ici.

Lieux, vaisseaux, intrigue initiale : on retrouve clairement les éléments visuels propres à la saga Alien. Même la tenue (légère) fait penser à ce que portait Sigourney Weaver dans le premier opus. Allez, une autre petite photo pour s’en convaincre.
Si on résume : une expédition part à la recherche d’une civilisation qui aurait apporté la connaissance à l’Humanité il y a des millénaires. On touche là au mythe même de Prométhée, qui aurait, selon les versions, apporté le Feu Sacré des Dieux (la connaissance) aux hommes ou aurait été à l’origine de leur création dans un bloc d’argile. Donc, oui, le titre est adéquat, et laisse entrevoir ce que le film mettre en avant, en ajoutant la baston et la menace ; là encore, répétition de la mythologie disant qu’on ne plaisante pas avec les Dieux, de l’Olympe ou de l’Hyperespace.

Mais les amateurs de SF auront sans doute vu une autre référence. Prométhée, celui de la mythologie, est un Titan, dont le père s’appelait Japet. Or, Japet est le nom d’un satellite de Saturne. Et c’est sur cette lune que Arthur C. Clarke avait placé le Monolithe de 2001, l’Odyssée de l’Espace. Un Monolithe qui n’était pas innocent dans l’évolution de l’Homme, depuis ses origines, et qui lui ouvre ensuite bien des portes. Enfin, une 😉

Vivement la sortie de Prometheus, pour aller le regarder sur un (très) grand écran, s’en coller plein les mirettes, rêver, et, en sortant, espérer qu’en regardant mes yeux, on tienne les mêmes propos que Bowman quand il approche du Monolithe de Japet :

Oh ! mon Dieu ! C’est plein d’étoiles !

Biométrie et État Policier : On s’en fiche ?

À vous qui attendiez cette nouvelle avec impatience : c’est fait ! Si vous avez des actions dans les sociétés qui ont pour mission de proposer des services de fichage d’une population, préparez-vous à voir leur cours grimper en flèche : https://twitter.com/#!/manhack/status/177059332461051904

La mobilisation a été plus forte que la dernière fois, où seuls 11 glandus députés étaient présents. C’est donc officiel, on France, on fichera légalement. Le pire ? Tout le monde s’en fiche, sans imaginer une seconde quelles dérives seront possibles : reconnaissance faciale, multiples croisements de fichiers, … Et pendant ce temps, beaucoup vous répondent que « les gens honnêtes ne devraient rien avoir à se reprocher et donc rien à craindre du fichage ».
Si l’on suit cette logique, on installera prochainement des micros chez tout le monde, relié au Ministère des Bonnes Mœurs pour vérifier que personne ne tient de propos attentatoire aux libertés. Le télécran a de beaux jours devant lui.
L’avantage du fichage, c’est que s’il a une hypothétique portée dissuasive, c’est principalement pour la contestation. Un vrai terroriste s’en contrefout et trouvera bien une méthode pour dégoter de vrais faux papiers. Et là, pour ensuite prouver qu’il y a un bug dans le système, il faudra s’accrocher.

Un détail intéressant : hier, Nicolas Doze, journaliste économique sur BFMTV s’interrogeait sur Twitter de la forte présence de pseudonymes. Il semblait étonné d’une des réponses : https://twitter.com/#!/NicolasDOZE/status/176789436498051072 Il devrait aujourd’hui mieux cerner la portée de cette importance.

Allez, pour « rire », jetez un œil aux JT ce soir. Les rares qui en parleront le feront en éludant les soucis. On parie ?

Passage à Free Mobile : Check

Voilà c’est fait. Huit jours après mon inscription à Free Mobile, la carte SIM est dans mon smartphone. Bilan ? Tout marche bien.

La portabilité était annoncée pour 15 h 00 par Orange. Avant de couper le téléphone pour changer de carte, une dernière vérification m’indiquait bien la présence d’une antenne Free, sous le numéro 20815. Une fois la SIM Free Mobile insérée, les trois gros disparaissent totalement, remplacés par le réseau Free, seul disponible. J’en ai été le premier surpris : pas besoin d’être dans une grande ville pour avoir un « pur » réseau Free, c’est valable dans une ville moyenne d’Auvergne. Si ça se trouve, c’est même accessible aux mamies du Cantal …

Pour rendre votre téléphone compatible avec le réseau (réception de MMS, etc), c’est assez facile. Soit vous vous cassez le bol à suivre la procédure (bien détaillée) indiquée sur le site de Free Mobile, soit vous installez rapidement (via le wifi par exemple) une application dédiée qui va faire le boulot à votre place : MobileConfig. Dans tous les cas, vous devriez rapidement arriver à ceci et vous aurez alors le plaisir de voir s’afficher « Free » comme réseau utilisé. On évitera les jeux de mots sur « i’m free ». Le premier avantage que j’y vois, c’est de fracasser ma facture, en la divisant par beaucoup-plein avec des services multipliés d’autant. D’ailleurs, avec une 3G illimitée, autant faire quelques tests non ?

Transferts en 3G+ Free Mobile : SpeedTest sux

Bon, le titre est sans doute abusif, mais il met en évidence une chose : il faut être très prudent devant ses résultats. La version Android permet de faire des tests en WiFi ou 3G+, pour le ping, l’envoi ou la réception de données. Le tout sur des serveurs qu’on peut choisir à l’avance. Et c’est bien là que toutes les interprétations sont possibles.
En premier lieu, lors des tests en WiFi, j’obtenais des résultats très variables sur un même serveur, mais systématiquement 2 fois plus mauvais que ce que permet ma ligne ADSL, testée avec un ordinateur lui aussi en WiFi … Mais c’est en 3G+ que ça survient l’effet Yoyo. Comme vous pouvez le constater sur la capture ci-contre, ça part un peu dans tous les sens selon les serveurs.
Testé avec les serveurs SpeedTest installés à Paris, Lyon ou Roubaix, le ping varie du simple au triple et les vitesses d’envoi/réception du simple au double. Lors du premier test, l’upload était même deux fois plus rapide que le download (et même meilleur que sur l’ADSL).

Finalement ?

La carte SIM est arrivée dans les temps. J’ai sans doute eu de la chance, car quelques-uns ont vu leur dossier être mis KO par le combo de la mort : désimlock/RIO/migration/résiliation/activation/envoi (n’est-ce pas Gilles ?). Il faut dire que l’engouement a été énorme. Et je ne peux m’empêcher d’imaginer les concurrents se faire plaisir en résiliant super vite (bien plus que d’habitude), histoire de provoquer ces soucis de SIM en retard. Après tout, on parle du coup des déçus de Free Mobile en oubliant de parler de tous ceux qui vont économiser plusieurs centaines d’euros par an.
En ce qui concerne les débits, je vais attendre avant de me prononcer. La navigation sur les sites ne m’a pas semblé plus lente qu’avant et je ne vois pas l’intérêt de faire du BitTorrent sur mon téléphone. En revanche, je sais que je pourrais me servir ponctuellement de mon téléphone pour que mon portable puisse accéder à internet (et pas seulement au web …) lors de mes déplacements, le tout sans surveiller le chrono ou le volume de données. On peut ajouter à ça le fait que pour la voix, on peut appeler 30 minutes ou 8 heures, selon ses besoins du moment, en sachant que la facture ne changera pas et restera raisonnable.
Finalement, la vraie liberté, c’est sans doute ça.

Free Mobile : La riposte de Orange arrive

Tremble Free Mobile, les trois gros ne vont pas se laisser faire. À commencer par Orange, qui postait ce midi :

C’est le jour J pour Free, laissons les savourer leur journée. Sur le fond, que nos clients se rassurent, nous reviendrons vite vers vous pour parler des propositions que nous avons préparées.

Du coup, appel au service client Orange pour savoir ce qu’ils comptent faire pour mon forfait à 30 € (pour une heure + 500 MB …).

Premier point, la conseillère est dépitée de l’appel car « vous êtes très nombreux à appeler pour cette raison » et elle ne sait pas trop ce que prépare Orange. En revanche, d’après elle, « il y aura une grosse annonce vendredi pour des nouveaux tarifs ».
C’est bien. Mais bon sang, il fallait prévoir des plans B, C et D à l’avance et répliquer dans la journée, bande de chancres mous ! Là, en laissant filer trois jours, vous ne donnerez que l’impression de pachydermes attentistes ne daignant bouger que sous une effroyable contrainte.

J’attends vendredi pour bien rire …

Free Mobile : Et le gagnant est …

… moi, vous, enfin un peu tout le monde.

La conférence a pris fin et Xavier Niel a − excusez du peu − atomisé la concurrence. Il a clairement exposé le système de tarification de Bouygues Telecom, Orange et SFR pour démontrer comment le consommateur se fait plumer depuis des années. Prix du hors-forfait, des SMS, bridage des données, etc, tout y est passé.

En résumé, un forfait illimité (sms, voix vers 40 destinations et internet) va à présent coûter 19,99 € (je ne m’étais pas beaucoup trompé hier). Et du vrai internet hein, pas un simple web. Il a bien cité les newsgroups et le peer2peer. Le fair-use est de 3 GB. Passé cette quantité de data, le débit est limité. Mais franchement, 3 GB par mois, pour avoir testé, il faut y aller … Ce forfait passe à 15,99 € pour les abonnés Freebox.

Mais le coup de maître, c’est d’avoir expliqué pourquoi le « forfait RSA » voulu par le Gouvernement est une arnaque. Free sort un forfait minimal (1 heure d’appels + 60 sms) à 2 € ! 5 fois moins cher que ce que les opérateurs clamaient être le minimum possible (sinon ma pauvre dame, ils perdaient des sous, etc). Pour les abonnés Freebox, il sera difficile de trouver mieux puisque ce forfait est offert. Oui, 0 €. Au moins, c’est un chiffre rond.

C’est la fin des MVNO comme Virgin Mobile, NRJ, etc et la mort des cartes prépayées de type Mobicarte. Et franchement, tant mieux.

J’ai fait le calcul, ici, avec deux forfaits, dont un peu utilisé, ça fera donc 17,99 € en tout (les offres pour abonnés Freebox sont limitées à une par foyer). Soit 43 € d’économisés chaque mois. 504 € sur l’année, rien que ça … Et chez vous ?

Il reste le souci du téléphone à acheter « plein pot ». Jusqu’ici, son prix était gommé par une subvention, que l’opérateur récupérait en 6 mois au vu des tarifs globaux. Là, il faudra acheter son téléphone, avec une offre sur 12, 24 ou 36 mois, sans frais. Il faudra faire les calculs, mais même avec un téléphone top-moumoute, ça permet d’avoir un tout illimité pour environ 40 € par mois. Même là, la concurrence n’est pas au niveau. Je pense que les services clients vont recevoir un paquet d’appels pour négocier les tarifs sous peine de départ.
Et à propos des renouvellements de mobiles : ne plus passer par les subventions permettra aussi de montrer à certains qu’un téléphone, ça coûte des sous. Si ça peut en inciter à ne pas changer tous les ans et garder un peu leur appareil, qui n’est pas si dépassé que le marketing veut bien le dire, c’est aussi ça de gagné.

(Presque) Fin du buzz pour Free Mobile

Ça y est, le buzz de Free Mobile, magnifique pour la société car totalement gratuit, va prendre fin demain matin, lorsque les tarifs et spécificités seront annoncées à partir de 08 h 30. Xavier Niel en remet une


Les sanglots longsdes violons de l’automnebercent mon cœurd’une langueur monotone
@Xavier75
Xavier Niel

C’est amusant et assez gonflé de faire une telle référence à la phrase codée qui avait annoncé le Débarquement de Normandie (mais le verbe d’origine est blessent, pas bercent). Assez gonflé (mais Free en a l’habitude) car cela implique de ne pas se louper. Amusant, car ce serait un débarquement à l’envers. Ici, ce sont les trois alliés (déjà condamnés pour entente illicite) qui vont devoir se défendre contre l’assaillant, qui va envahir leurs marchés.

Mais surtout, c’est gonflé car avec un teasing aussi long, ils n’ont pas le droit de décevoir. Sur l’invitation pour la conférence de presse, on y voit une définition de Free :

Qui est libre, sans engagement, sans contrainte, sans limite, libéré, affranchi.

On y voit donc que le forfait sera sans engagement. LE forfait, au singulier, car pour être sans limite et sans contrainte, il ne peut y avoir qu’un forfait. Cependant …
J’imagine mal Free proposer le même tarif selon qu’on possède une FreeBox ou pas. Et puisque tout le monde y a été de sa supposition, voici la mienne.

Free Mobile : Moins de 10 € pour faire du bien là où ça fait mal

Puisque certains se plaisent à imaginer un tarif de 13,37 € HT, partons sur ce cette supposition. Cela fait donc 15,99 € TTC. En tout illimité, c’est envisageable. Si l’usage en ligne (internet et pas uniquement le web …) est sans limite, cela devient très intéressant et serait un pied de nez à Orange, qui laissait dernièrement entendre que l’illimité vivait ses dernières heures. Les trois gros peuvent bien clamer, à l’image d’Orange, qu’ils pourront s’aligner sur les tarifs de Free, leurs services marketing devront devenir très ingénieux pour expliquer, en substance :

On se fout de vous depuis des années : on peut diviser nos prix par deux sans souffrir. Mais restez chez nous, on est les meilleurs.

Ceci dit, quel serait l’intérêt de Free à ne proposer qu’une seule version de son forfait ? Tout simplement pour capter de nouveaux clients sur la Freebox. Avec un forfait mobile qui passerait de 15,99 € à 9,99 € pour les abonnés Freebox, cela devrait susciter des envies de migration. D’ailleurs, le message annonçant l’arrivée de Free Mobile était visible sur les Freebox v5 uniquement. Pour ceux ayant une V6, rien.
Je ne crois pas à un forfait offert pour ceux disposant d’une Freebox Revolution. En revanche, des services spécifiques, c’est plus plausible. Là encore, cela permettrait à Free de faire migrer nombre de clients, anciens ou nouveaux, vers cette offre. Et cela permettrait aux Freenautes qui boudaient la V6 de mieux accepter la hausse de prix de l’abonnement qui accompagne cette dernière version.

Ultime inconnue : Le tarif final

Gros buzz, énormes attentes, sacrées promesses faites par Niel et concurrents sur les dents. On le voit, Free n’a pas le droit de se planter lors de l’annonce des tarifs de Free Mobile demain matin (à suite sur live.free.fr). Et c’est bien pour ces raisons que des tarifs compris entre 10 et 15 € pour un vrai tout illimité me semble cohérent. Bouygues, Orange et SFR auront alors beaucoup de mal à s’aligner sans se torpiller au niveau communication.
Une chose est sûre : il va être amusant de regarder les stratégies et gesticulations commerciales mises en place pour contrer Free. Et certains risquent bien de chanter les vers suivants de ce poème :

Tout suffocant Et blême, quand Sonne l'heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure,

Internet, filtrage et libertés à venir … ou à perdre

Filtrage, internet, censure, LOPPSI : joli cheptel de mots pas forcément compatibles et pourtant régulièrement à la Une ces derniers mois, dans les journaux spécialisés ou généralistes. Et si les premiers restent (très …) évasifs, les seconds tirent sans cesse la sonnette d’alarme. À juste titre, et je vous invite à consulter ce très bon billet de JM Planche pour avoir un point de vue technique mais aussi « éthique » sur ce qui nous pend au nez avec ce qui vient d’être publié à Journal Officiel.

Je ne ferai pas ici de politique. Enfin si, mais au sens large. C’est sans doute un « détail », mais j’ai tendance à penser qu’un Gouvernement, quel qu’il soit, qui utilise le premier prétexte venu, pour tenter de filtrer un media, est un Gouvernement dont il faut se méfier. Surtout quand ledit media peut (et doit) servir à tout un chacun pour donner son opinion et échanger avec d’autres citoyens. Bien entendu, un programme électoral ne se réduit pas à ça ; mais ce sera pour moi un élément primordial, car je ne pourrai pas faire confiance à quelqu’un qui ne pourra pas me promettre qu’il ne viendra pas me mettre des chaînes autour des mains ou entraver ma pensée. Le filtrage en amont, sans décision de justice, c’est le mal. Pour Internet comme pour les peuples. Le pire, c’est qu’on a des exemples par dizaines mais que « ils » persistent à nous faire croire que c’est positif …