Qu'est véritablement ce droit que beaucoup mettent en avant pour justifier de nouvelles lois faisant plus de cas des distributeurs que des auteurs ? Maître Eolas apporte une fois de plus une réponse claire et bien construite.
Loin de moi l'idée de résumer ici le long – mais très intéressant – texte de l'avocat Maître Eolas. À l'image de ce qu'il traite sur son site, il s'est livré à une explication de texte, que je vous invite à lire, sur ce fameux droit d'auteur dont on nous rebat les oreilles régulièrement quand les statistiques de vente des CD ou des places de cinéma s'effondrent.
En attendant, pour vous donner envie d'en apprendre un peu plus sur la raison d'être première du droit d'auteur, voici un extrait du billet de Maître Eolas.
Car, et c'est là ma deuxième observation, rappelez vous ce que je vous ai dit. Le droit d'auteur est apparu pour protéger les auteurs contre les éditeurs qui s'enrichissaient sur leur dos, puis contre les producteurs de spectacle et les interprètes qui faisaient de même. Le combat des ayant-droits aujourd'hui présente une grande nouveauté : il oppose les ayant-droits à leur public, qui ne s'enrichit pas sur leur dos. Les musiciens insultent ceux qui apprécient leur musique en les traitant de voleurs, les réalisateurs font de même avec ceux qui apprécient leur film en les traitant de dealers.
Je ne suis pas expert en marketing, mais qu'il me soit permis d'émettre des doutes sur la viabilité de cette attitude, et même de sa simple rationalité.
Je ne parlerai pas ici des projets de loi en cours pour punir les internautes taxés de "piraterie". Cela fera l'objet d'un prochain billet, certainement publié demain, mais la transition sera aisée.