Quand un grand bol d'air suffit à se regonfler à bloc.
Après deux essais en une semaine, avec les déplacements, le boulot, les folles nuits à devoir repousser les assauts des strip-teaseuses et les longs moments à cogiter pour trouver comment écrire les articles (cherchez l'intrus...), il arrive un moment où on se sent forcément un peu raplapla.
C'est en général le signe qu'il faut prendre quelques jours, tout plaquer, oublier l'ordi et le téléphone portable, et retrouver le calme. Pourquoi pas les montagnes ? Allez, retour dans les Pyrénées pour quelques jours, sans connexion internet, la tête à mille lieues du magazine, des actus et des bruits de couloir. Et après plusieurs mois sans les revoir, vous ne pouvez imaginer le bien que ça fait ! Près de 20°C dans l'air, un site toujours aussi majestueux : le
Cirque de Gavarnie. La neige accrochée à cette froide masse rocheuse qui contraste avec les arbres déjà verts qu'elle surplombe, le soleil qui cogne et s'acharne à faire fondre cette neige pour alimenter les torrents de montagne. Dépaysant, rafraîchissant et ressourçant !
Cet été ce sera noir de monde, les gens viendront profiter de la montagne pour éviter la suffocation en plaine, mais ils ne verront pas ces mélanges de noir, gris vert et blanc. S'ils savaient ce qu'ils perdent, ils viendraient dès avril. Finalement, leur ignorance me comble
Ces congés étaient dans la série "activités qui font que je me sens tout petit". Même la moto était de la partie, avec l'essai d'une moto hors-norme. Pas au niveau des performances, même si le moteur ne manque pas de souffle, mais au niveau du gabarit et de la capacité à avaler des kilomètres de bitume sans fatiguer l'équipage. Par contre, les manœuvres à l'arrêt ne sont pas de tout repos avec une
K 1200 LT. Enfin, ces quelques jours de repos et le grand bol d'air pyrénéen aura permis de me regonfler un peu après mon coup de pompe. Il faut dire que
j'en avais bien besoin.