J'entends souvent que dans mon job, on ne fait que s'amuser. Rien n'est plus faux. Même si ...
Chouette, un essai en Italie, au bord du Lac de Côme ! Enfin chouette, quand il fait beau. Parce que la région de Milan, début avril, c'est plus souvent sous les nuages que sous le soleil. Enfin bon, si le temps est couvert, ce n'est pas bien méchant, le tout est qu'il ne pleuve pas, histoire de pouvoir essayer correctement cette Honda CB1000R. Déjà que je pars sur cet essai en étant un peu circonspect, il ne faudrait pas que le mauvais temps s'en mêle. J'ai du mal avec les roadsters à 4 cylindres, que je trouve en général un peu fades, imposant d'aller jouer avec les hauts régimes pour en tirer le meilleur, et à ce jeu-là, Honda fait certainement partie des constructeurs proposant les modèles les plus avares en sensations. Autant dire que si je pars avec un a priori, il n'est pas positif, loin s'en faut.


Une fois sur place, la très bonne surprise vient du nom du photographe du groupe dans lequel je suis. Stan Perec, rien que ça ! Pour ceux à qui ce nom ne dit rien, c'est "juste" le photographe officiel de nombre de compétitions motos depuis des années, dont le Moto GP (anciennement GP 500) entre autres. Il aura malheureusement eu peu de temps pour faire des photos dans de bonnes conditions, la pluie étant arrivée très vite, compliquant également l'essai de la moto vu l'état des routes. On a juste eu le temps de faire quelques photos statiques,
seul ou
en groupe. Pour les photos d'action, non seulement la luminosité est devenue problématique, mais les routes sont devenues de vrais pièges, à l'image de
ce virage, un des seuls encore sec, mais tartiné d'essence. Pluie et 5°C, il est parfois difficile de garder le sourire pour les photos, sachant qu'il faut malgré tout tester la moto au maximum et de manière impartiale. Quand je vous disais qu'on ne rigolait pas toujours en essai ! Pour savoir ce que j'ai pensé de cette Honda CB1000R, vous pouvez retrouver l'essai complet, comme d'habitude, sur
Moto-Station.
Merci à Stan Perec pour sa bonne humeur malgré les conditions difficiles, pour les
photos décalées et pour approuver aussi rapidement mes idées les plus
stupides. Parce qu'on peut rester sérieux sans trop se prendre au sérieux.
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