Journaliste moto, c'est aussi devenir un engraisseur des opérateurs de téléphonie.
« T'es journaliste moto ? Ça doit être super, toute la journée à essayer des motos ! » Les clichés ont la vie dure. Pour un article, je viens de passer ma matinée au téléphone, voire aux téléphones, avec différentes personnes à propos des 24 Heures du Mans moto 2008 et du carburant spécifique qui devra y être utilisé. Bref, des heures au téléphone à entendre 3 sons de cloche différents, à raturer ses notes, à retravailler un article quasi fini suite au rappel d'une personne contactée deux heures avant et au final beaucoup de temps pour, comparativement, bien peu de lignes [1], mais avec la satisfaction d'être le premier à publier sur le sujet et d'avoir entendu la phrase que je préfère : « Mais comment êtes-vous déjà au courant de ça ? » 
Tout ça pour dire que la rumeur dit vrai. Journaliste moto, c'est environ 10% de fun et 90% de bureautique. Le dernier essai de produit a demandé quatre fois plus de temps pour être écrit que le produit n'en a pris à être testé. Sans parler des 12 heures de transport et deux heures de présentation officielle pour aller le chercher. Mais loin de moi l'idée de me plaindre, ces 10% de fun valent largement le reste. D'ailleurs, je pars demain pour quelques jours, au chaud, dans un cadre qui sera assurément agréable.
C'est pour le boulot, je vous jure !
[1] L'article en question est bien évidemment disponible ici.
Tom & Kat