Premier week-end d'octobre 2004, invité au dernier grand-prix de la saison, petit compte-rendu.
Au hasard des paddocks nous découvrons les dernières japonaises ou de vieilles italiennes. Et oui, on peut coller de l'angle avec un scoot; d'ailleurs cette moto semble avoir trop testé la limite.
Au détour d'un stand, on se dit que la passion commence parfois bien tôt sans savoir qui est sous ce casque. Et alors qu'on pourrait croire des pilotes de ce niveau un peu hautains, il en est qui nettoient eux même leur équipement. Ou alors est-ce une manière de faire le vide que d'y passer vingt minutes comme ce monsieur(Chili pour ceux qui ne l'ont pas reconnu) ?
L'ambiance dans les paddocks est assez étrange avant la première course, on sent une tension, mais personne ne montre que l'enjeu pour certains est énorme.
Stéphane Chambon apporte la preuve qu'on peut être court sur pattes et toucher des deux pieds en étant assis sur la moto. Merci à lui, je revis depuis la démonstration
Les courses vont commencer, direction la loge VIP (purée comment on a bien mangé :p, z'avez pas idée !) placée juste au dessus des stands de Laconi/Toseland et Haslam/Haga.
Point de vue sympathique pour admirer les coloris nucléaires, le nouveau cadre Ducati, ou les schtroumpfs locaux.
Je ne peux vous décrire le bruit des départs, les vibrations ressenties jusque dans les pieds, le silence paradoxal des gens autour de moi, espérant un bon départ de leur chouchou respectif. Voici tout de même une courte vidéo du premier.
Il y eut quelques chutes et abandons, dont celui de Vermeulen qui avait l'air bien déçu lors de son retour.
Lors de la parade Pirelli, j'aperçois un usurpateur que certains ont cru être moi. Suivra un rapide passage de la 999 twinseat qui sera victime d'un souci sur la roue arrière et ne fera qu'un tour.
Et là, arrive le moment tant attendu. Départ de la seconde manche SuperBike.
Le constat est simple : Laconi doit gagner. Au pire il peut être second si Toseland n'est que troisième ...
Je n'ose imaginer la pression sur ses épaules au moment de sortir des stands, entouré de tous ces gens. Son coéquipier semble être plus tranquille.
Quant à elle, elle s'en fout.
A l'issue de la course magnifiquement remportée par Haga, Toseland relâche la pression. Après les bras levés de l'instant de grâce, il semble se rendre compte de ce qu'il vient de conquérir grâce à sa régularité.
Un petit bonhomme s'en rend compte également, et le cycliste du matin courtvers le podium pour ne plus quitter les bras de son père, même lors de la conférence.
Des images plein la tête, un petit bout de rêve, l'envie de revenir l'an prochain, un souvenir unique, et la preuve que malgré la rivalité Ducati/Honda sur la piste, l'amitié nippo-italienne est bien vivace.
P'tit Lu - vivement le prochain