Prometheus : Clins d’œil SF

D’un titre à l’autre, des mythes se rencontrent.

C’est évident, fin mai, je suis au cinéma pour découvrir le nouveau film de Ridley Scott : Prometheus. Mais en attendant de voir cette œuvre, qui aurait dû être un film dont l’histoire se déroule avant Alien du même Ridley Scott (ce que les anglophones nomment Prequel), c’est son nom qui m’intrigue. Et me fait sourire.

Prometheus : Un titre pas anodin

Non, je ne suis pas naïf, je sais bien que le titre d’un film de cette envergure ne doit pas grand chose au hasard. Celui-ci est plutôt bien choisi et colle d’ailleurs au scénario. Voici le résumé fourni par Allocine :

Des scientifiques cherchent à dépasser leurs limites mentales et physiques et tentent d’explorer ce qu’il y a au-delà du possible. Ils vont être amenés à découvrir un monde qu’ils n’auraient jamais imaginé. Un monde où leur seront apportées des réponses aux questions les plus profondes. Un monde où le mystère ultime de l’existence peut enfin être percé.

Mais passons d’abord à la bande-annonce, histoire de vous en mettre plein les yeux si vous n’avez pas encore entendu parler de ce film. La version française est ici.

Lieux, vaisseaux, intrigue initiale : on retrouve clairement les éléments visuels propres à la saga Alien. Même la tenue (légère) fait penser à ce que portait Sigourney Weaver dans le premier opus. Allez, une autre petite photo pour s’en convaincre.
Si on résume : une expédition part à la recherche d’une civilisation qui aurait apporté la connaissance à l’Humanité il y a des millénaires. On touche là au mythe même de Prométhée, qui aurait, selon les versions, apporté le Feu Sacré des Dieux (la connaissance) aux hommes ou aurait été à l’origine de leur création dans un bloc d’argile. Donc, oui, le titre est adéquat, et laisse entrevoir ce que le film mettre en avant, en ajoutant la baston et la menace ; là encore, répétition de la mythologie disant qu’on ne plaisante pas avec les Dieux, de l’Olympe ou de l’Hyperespace.

Mais les amateurs de SF auront sans doute vu une autre référence. Prométhée, celui de la mythologie, est un Titan, dont le père s’appelait Japet. Or, Japet est le nom d’un satellite de Saturne. Et c’est sur cette lune que Arthur C. Clarke avait placé le Monolithe de 2001, l’Odyssée de l’Espace. Un Monolithe qui n’était pas innocent dans l’évolution de l’Homme, depuis ses origines, et qui lui ouvre ensuite bien des portes. Enfin, une 😉

Vivement la sortie de Prometheus, pour aller le regarder sur un (très) grand écran, s’en coller plein les mirettes, rêver, et, en sortant, espérer qu’en regardant mes yeux, on tienne les mêmes propos que Bowman quand il approche du Monolithe de Japet :

Oh ! mon Dieu ! C’est plein d’étoiles !