Biométrie et État Policier : On s’en fiche ?

À vous qui attendiez cette nouvelle avec impatience : c’est fait ! Si vous avez des actions dans les sociétés qui ont pour mission de proposer des services de fichage d’une population, préparez-vous à voir leur cours grimper en flèche : https://twitter.com/#!/manhack/status/177059332461051904

La mobilisation a été plus forte que la dernière fois, où seuls 11 glandus députés étaient présents. C’est donc officiel, on France, on fichera légalement. Le pire ? Tout le monde s’en fiche, sans imaginer une seconde quelles dérives seront possibles : reconnaissance faciale, multiples croisements de fichiers, … Et pendant ce temps, beaucoup vous répondent que « les gens honnêtes ne devraient rien avoir à se reprocher et donc rien à craindre du fichage ».
Si l’on suit cette logique, on installera prochainement des micros chez tout le monde, relié au Ministère des Bonnes Mœurs pour vérifier que personne ne tient de propos attentatoire aux libertés. Le télécran a de beaux jours devant lui.
L’avantage du fichage, c’est que s’il a une hypothétique portée dissuasive, c’est principalement pour la contestation. Un vrai terroriste s’en contrefout et trouvera bien une méthode pour dégoter de vrais faux papiers. Et là, pour ensuite prouver qu’il y a un bug dans le système, il faudra s’accrocher.

Un détail intéressant : hier, Nicolas Doze, journaliste économique sur BFMTV s’interrogeait sur Twitter de la forte présence de pseudonymes. Il semblait étonné d’une des réponses : https://twitter.com/#!/NicolasDOZE/status/176789436498051072 Il devrait aujourd’hui mieux cerner la portée de cette importance.

Allez, pour « rire », jetez un œil aux JT ce soir. Les rares qui en parleront le feront en éludant les soucis. On parie ?