Passage à Free Mobile : Check

Voilà c’est fait. Huit jours après mon inscription à Free Mobile, la carte SIM est dans mon smartphone. Bilan ? Tout marche bien.

La portabilité était annoncée pour 15 h 00 par Orange. Avant de couper le téléphone pour changer de carte, une dernière vérification m’indiquait bien la présence d’une antenne Free, sous le numéro 20815. Une fois la SIM Free Mobile insérée, les trois gros disparaissent totalement, remplacés par le réseau Free, seul disponible. J’en ai été le premier surpris : pas besoin d’être dans une grande ville pour avoir un « pur » réseau Free, c’est valable dans une ville moyenne d’Auvergne. Si ça se trouve, c’est même accessible aux mamies du Cantal …

Pour rendre votre téléphone compatible avec le réseau (réception de MMS, etc), c’est assez facile. Soit vous vous cassez le bol à suivre la procédure (bien détaillée) indiquée sur le site de Free Mobile, soit vous installez rapidement (via le wifi par exemple) une application dédiée qui va faire le boulot à votre place : MobileConfig. Dans tous les cas, vous devriez rapidement arriver à ceci et vous aurez alors le plaisir de voir s’afficher « Free » comme réseau utilisé. On évitera les jeux de mots sur « i’m free ». Le premier avantage que j’y vois, c’est de fracasser ma facture, en la divisant par beaucoup-plein avec des services multipliés d’autant. D’ailleurs, avec une 3G illimitée, autant faire quelques tests non ?

Transferts en 3G+ Free Mobile : SpeedTest sux

Bon, le titre est sans doute abusif, mais il met en évidence une chose : il faut être très prudent devant ses résultats. La version Android permet de faire des tests en WiFi ou 3G+, pour le ping, l’envoi ou la réception de données. Le tout sur des serveurs qu’on peut choisir à l’avance. Et c’est bien là que toutes les interprétations sont possibles.
En premier lieu, lors des tests en WiFi, j’obtenais des résultats très variables sur un même serveur, mais systématiquement 2 fois plus mauvais que ce que permet ma ligne ADSL, testée avec un ordinateur lui aussi en WiFi … Mais c’est en 3G+ que ça survient l’effet Yoyo. Comme vous pouvez le constater sur la capture ci-contre, ça part un peu dans tous les sens selon les serveurs.
Testé avec les serveurs SpeedTest installés à Paris, Lyon ou Roubaix, le ping varie du simple au triple et les vitesses d’envoi/réception du simple au double. Lors du premier test, l’upload était même deux fois plus rapide que le download (et même meilleur que sur l’ADSL).

Finalement ?

La carte SIM est arrivée dans les temps. J’ai sans doute eu de la chance, car quelques-uns ont vu leur dossier être mis KO par le combo de la mort : désimlock/RIO/migration/résiliation/activation/envoi (n’est-ce pas Gilles ?). Il faut dire que l’engouement a été énorme. Et je ne peux m’empêcher d’imaginer les concurrents se faire plaisir en résiliant super vite (bien plus que d’habitude), histoire de provoquer ces soucis de SIM en retard. Après tout, on parle du coup des déçus de Free Mobile en oubliant de parler de tous ceux qui vont économiser plusieurs centaines d’euros par an.
En ce qui concerne les débits, je vais attendre avant de me prononcer. La navigation sur les sites ne m’a pas semblé plus lente qu’avant et je ne vois pas l’intérêt de faire du BitTorrent sur mon téléphone. En revanche, je sais que je pourrais me servir ponctuellement de mon téléphone pour que mon portable puisse accéder à internet (et pas seulement au web …) lors de mes déplacements, le tout sans surveiller le chrono ou le volume de données. On peut ajouter à ça le fait que pour la voix, on peut appeler 30 minutes ou 8 heures, selon ses besoins du moment, en sachant que la facture ne changera pas et restera raisonnable.
Finalement, la vraie liberté, c’est sans doute ça.

  • Pingback: Passage à Free Mobile : Check | Free Mobile, Orange, SFR et Bouygues Télécom | Scoop.it()

  • Oui, tu as sans doute eu un peu plus de chance que d’autres 😉
    Ceci dit, même si je vais entamer ma deuxième journée pleine sans téléphone demain, je ne pleure pas car je ne suis pas un très gros utilisateur de téléphone (c’est surtout de ne pas être joignable qui m’ennuie un peu). Pour les datas, j’ai la chance d’avoir du wifi à proximité la majeure partie du temps 🙂
    Les économies que je vais faire – et le forfait bien plus complet – font que je suis plus conciliant.

    Je pense aussi que je suis un peu victime de La Poste Parisienne qui est particulièrement lente (mes parents reçoivent en Bretagne le lendemain matin un courrier posté à 15h30 dans Paris … moi à Paris, ça peut mettre 48 ou 72 heures -> parfois jusqu’à 2 ou 3 semaines quand je n’ai pas de chance !)

  • et bang orange :)

    Free n’a que très peu d’antenne en France (et c’est tant mieux) donc c’est le réseau d’orange qu’ils utilisent (orange leur loue en attendant qu’ils aient leur propre réseau d’antennes … c’est en tout cas ce que j’ai entendu dire sur france info) dans ce cas pourquoi y aurait il une différence de qualité de communication ? la différence principale devrait être uniquement sur la facture

  • Free couvrait officiellement 27% de la population fin novembre (vérification ARCEP).
    Ils ont indiqué avoir dépassé les 30% mi-décembre (sans contrôle officiel certes pour ce dernier chiffre) donc Free n’a pas « très peu d’antennes », ces 30% de population ça représente +1000 antennes 😉

    C’est d’ailleurs leur intérêt de couvrir le plus rapidement possible car cela diminue d’autant ce qu’ils doivent reverser à Orange (et ils ont l’obligation contractuelle de couvrir quelque chose comme 85 ou 90% en 2015 ou 2016 -> je n’ai plus les infos exactes sous la main)

    Concernant la qualité de communication, ça se fait au minimum sur les antennes Free en nom propre (sur les antennes Orange, la qualité devant effectivement être identique)