Le droit de lire, et de payer

logo orange Le droit de lire, et de payerQuand la réalité voulue par Christine Albanel va dépasser la pire fiction. Un droit de lecture … payant.

Ça vous semble énorme ? Je vous laisse consulter l’article de Numerama à propos des dernières déclarations de Christine Albanel et de l’avenir de Orange :

Et bien pouvoir aller dans une librairie, acheter un bouquin, et que le libraire vous dise, je ne sais pas, que pour trois euros de plus « vous pouvez avoir la version numérique, et puis cet auteur a fait un autre bouquin que l’on ne trouve qu’en numérique, vous pouvez aussi le trouver sur cette borne…« . Sachant que finalement vous achetez un droit de lecture, France Télécom Orange étant un tiers de confiance, étant celui qui va gérer votre droit de lecture

Stupide, ridicule et impossible à mettre en place ? On aurait dit pareil de la HADOPI … Ceci étant, ce terme de droit de lecture m’a fait penser à un texte écrit il y a 14 ans par Richard Stallman, à propos d’une action censée se dérouler en 2096 et intitulé Le Droit de lire.
Amusante coïncidence, non ? Voici un extrait et le lien pour consulter ce texte, assez court. Décrivant une incroyable dystopie, ce texte montre bien qu’il faut rester vigilants si on ne souhaite pas que les mauvaise prophéties ne soient rendues vraies par ceux pour qui la Liberté est un concept qui ne s’applique qu’à ceux dont les finances leur permettent de l’acheter par bribes.

À part le fait que vous pouviez aller en prison pour plusieurs années pour avoir laissé quelqu’un lire vos livres, l’idée même le choqua au départ. Comme à tout le monde, on lui avait enseigné dès l’école primaire que partager des livres était malicieux et immoral — une chose que seuls les pirates font.
Et il était improbable que la SPA — la Software Protection Authority — manquerait de le pincer. Dans ses cours sur les logiciels, Dan avait appris que chaque livre avait un moniteur de copyright qui rapportait quand et où il était lu, et par qui, à la Centrale des licences. (Elle utilisait ces informations pour attraper les lecteurs pirates, mais aussi pour vendre des renseignements personnels à des détaillants.)