UPS remonte le temps

Il semble que l’application chargée de calculer les frais de port et les délais de livraison chez UPS souffre quelque peu en ce début d’année. En planifiant un envoi pour l’Italie qui partira le mercredi 26 janvier 2011, la formule classique annonce une livraison jeudi 27 janvier. jusque là, rien que de très normal. Mais la nouveauté est ailleurs.

Parti après-demain, arrivé demain. Trop fort UPS !

En revanche, choisissez la livraison express, et le colis arrivera mardi 25 ! Un colis livré un jour avant de partir, ça c’est du service rapide. Ils ont sans doute embauché Emmett Brown. Le service est un peu cher (quoi que, proportionnellement à la rapidité, pas tant que ça) donc on n’a pas tenté le coup, mais j’imagine le client qui vient protester parce que son colis n’est pas livré le mardi soir …

Taxe pro disparue ? Pas grave …

La disparition de la taxe pro a fait couler beaucoup d’encre. Quand certains se glorifiaient de la suppression d’une taxe « qui pèse beaucoup sur les petites entreprises » et nuit à la compétitivité, d’autres se sont interrogés. En effet, cette taxe alimentait les caisses des collectivités territoriales. Elles représentait une part non négligeable, jusqu’à 50 % du budget annuel pour certaines.
Comme il faut bien équilibrer les comptes, et que les comptables ont autant horreur du vide que la Nature, une taxe ne disparait jamais vraiment. Sans faire de cours d’Économie car telle n’est pas mon ambition, voici un exemple concret, à travers un courrier (un vrai, pas électronique) récemment reçu et concernant la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE).

À partir du janvier 2011, seront taxés les « supports publicitaires, enseignes et pré-enseignes (numériques ou non) visibles d’une voie ouverte à la circulation publique ». En bref, l’enseigne indiquant le nom de votre magasin est assujettie à une taxe dont le montant est désormais définie par chaque commune. Dans notre cas, l’enseigne indiquant l’emplacement des bureaux de notre société d’édition, mais cela concerne bien entendu les gigantesques enseignes des grandes surfaces ou … les affiches de 4×3. Le texte est suffisamment fourbe bien fait pour que peu d’éléments échappent à la taxe.
Soucieuses de ne pas assommer les PME, certaines communes exonèreront sans doute en-deçà d’une certaine surface d’affichage, mais rien n’est obligatoire. Derrière le délicieux argument de la « limitation de la prolifération de l’affichage publicitaire », cette taxe vise à renflouer des caisses vides, mais cette fois sans le clamer dans tous les media. La taxe en question est dûe chaque année, selon la surface de pub. Dans notre ville, le tableau est disponible jusqu’en 2013, où le montant à percevoir aura déjà augmenté de 40 % par rapport à 2011 !
Eh oui, en France, même quand les PME − qui sont supposées relancer la croissance − peinent à garder la tête hors de l’eau, on ne manque pas d’idées pour lester la ceinture de plomb. Mais pour cette partie de la chose, on ne le dit pas trop, c’est moins reluisant.

N.B. : Je ne jette pas la pierre aux communes, qui font ce qu’elles peuvent pour combler le manque à gagner et qui ont été mises devant le fait accompli.

LOPPSI et filtrage, c’est parti

C’est fait, les Sénateurs ont adopté en seconde lecture l’article 4 de la loi LOPPSI 2. Il y a de nombreux sites qui expliquent les tenants et aboutissants de cet article, je vous laisse donc aller jeter un œil ici, ou encore .
En résumé : il sera désormais possible (enfin quand le décret sera publié, mais ça ira vite cette fois, j’en fais le pari) pour une autorité administrative d’exiger des fournisseurs d’accès qu’ils coupent l’accès pour leurs abonnés à un site donné, et ce, sans qu’un juge ait statué sur l’illégalité manifeste dudit site. C’est simple : « Bloquez ce site, on a décidé que les internautes français ne devaient pas pouvoir le lire, et la loi vous y oblige ». L’argument massue est bien connu, il faut lutter contre la pédopornographie.

En route vers la joie … de la censure

Là, forcément, la majorité des Français se ralliera à cette décision, car la pédopornographie, c’est un fléau. Certes, cette pratique est une abomination. Mais … très honnêtement, et sans vous baser sur des études officielles (et officiellement opaques), vous êtes déjà tombé sur un site pédophile par hasard vous ? En plusieurs années d’utilisation quotidienne et intensive du Web, je n’ai jamais été confronté à ce cas. Donc, à moins de le chercher, je ne vois pas comment un internaute (français ou ouzbek) pourrait voir s’afficher un site de cette nature.
Ce qui inquiète les gens soucieux de leurs libertés tout comme des vôtres, c’est qu’il suffit de regarder ailleurs pour comprendre l’issue d’une telle loi. Car sans l’intervention d’un juge, comment savoir si le site qu’on exige de bloquer est vraiment illégal ? On nous parle déjà sans sourciller d’un filtrage. Bientôt on dira « filtre pour votre  sécurité et celle de vos enfants », mais un mot plus court existe : censure. On ne pourra donc regarder que ce que des autorités (sans doutes très compétentes …) voudront bien nous laisser regarder.

Un dernier détail : vous pensez vraiment que les pédophiles, les terroristes, les néonazis, les [ajoutez ici tout ce qui peut faire frémir, à raison, le peuple] ont attendu l’éclosion d’internet pour sévir ? Et pensez-vous décemment que sans internet ils arrêteraient leurs activités ? La LOPPSI2 va poser un drap blanc sur votre connexion en clamant avoir nettoyé internet. Elle aura en réalité noué un bandeau sur vos yeux, et un bâillon sur les sites qui dérangent, mais qui ne dérangent pas ceux qu’on croit.

Nouveau carnet de notes

Comme annoncé vendredi, le look général a (lourdement) changé. Et dans les temps qui plus est !
Ce blog passe sous une forme plus orientée « carnet de notes », sans doute plus apte aux billets courts que je veux très souvent poster et que l’ancienne interface rendait difficilement lisibles. Du coup, ça devrait mettre un coup de fouet aux publications. Je sais, la barre de droite a disparu, mais ça n’est pas forcément pour me déplaire. Il me reste à modifier les images qui illustrent les billets, ainsi que fignoler quelques tailles de polices ; ce sera pour la semaine prochaine.

Et vous, vous en pensez quoi ?
Bien évidemment, si vous me lisez via un smartphone, avec l’interface spécifique, ce billet est caduque.

HTC Desire : La libération Gingerbread

Passer sous Android 2.3, ça change tout !

Si si, vraiment. Je ferai un article plus complet pour tout expliquer, mais si vous avez un HTC Desire, ne perdez pas espoir. La limitation de la mémoire interne pour installer des applications (malgré la possibilité apportée par Android 2.2 d’en installer certaines sur la carte microSD) vous insupporte ? Vous trouvez votre téléphone de plus en plus lent ?
Arrêtez de chercher un remplaçant que allez payer à prix d’or si vous n’êtes pas en renouvellement de forfait : Android 2.3 comblera vos désirs.

Ordi ou smartphones : vive l’OpenSource

Les smartphones HTC sont souvent à la traine pour recevoir les dernières versions d’Android. Et cette Gingerbread, déclinaison 2.3 du système de Google, ne fera pas exception à la règle. Dès lors, passer sur une ROM alternative, construite à partir des sources, devient nécessaire. Complexe ? Pas trop, mais ô combien jubilatoire quand vous redécouvrez votre téléphone comme si on lui avait greffé un nouveau processeur. Merci Oxygen ! Cerise sur le gâteau : malgré plus de 110 applis installées, il me reste quasiment 70 MB de disponibles (voir capture ci-dessous), en sachant que chaque nouvelle application prendra de 150 à 400 KB. Voilà de quoi voir venir, et d’aider à faire passer la pilule du « Mouais, HTC Sense était quand même plus léchée comme interface ».

La suite très vite. En attendant, meilleurs vœux !

Oxygen Android 2.3 pour Desire