Modération de liens sur les forums : Où commence la censure ?

Suppression sans bonne raison, ruine de l’honnêteté ?

Il y a du nouveau, à lire ici.

Le 12 novembre, j’ai publié sur L’Équipement.fr un article qui a beaucoup tourné dans le milieu motard. Cette interview du dirigeant d’une société en délicatesse avec beaucoup de ses clients semblait être assez informative pour que plusieurs personnes mettent des liens pointant vers celle-ci, liens qu’on peut voir en analysant les provenances de nos visiteurs.

Avant ...

Hier soir, nous avons constaté que de nombreux lecteurs étaient venus via les forums de notre ancienne rédaction. Soit, des liens vers leur site sont également visibles sur nos propres forums. J’ai toutefois été très étonné ce midi de constater que ledit lien avait sauté. Un lien effacé parce qu’on ne veut pas nous renvoyer de visiteurs ? On aurait pu le croire mais la raison affichée est encore plus surprenante.

... Après. Motif invoqué pour la suppression du lien vers notre site.

Comme indiqué par l’auteur, ce lien est un parmi tant d’autres, car les soucis de la société PS-Performance ne sont pas un secret sur Internet. De plus, notre interview a été faite (c’est pourtant évident non ?) avec l’accord du dirigeant que nous avions contacté. J’ai donc du mal à saisir la raison invoquée : raison juridique.

Ayant été banni dudit forum suite à mon départ, je ne peux pas aller demander des explications, mais je serais curieux de savoir ce qui a vraiment motivé cette suppression quelque peu cavalière. Or, dans mon dictionnaire, effacer quelque chose et empêcher les gens d’y avoir accès, au seul motif que ça ne nous convient pas, ce n’est pas de la modération, c’est simplement de la censure.
Si seulement la « raison juridique » était clairement donnée, j’aurais presque pu comprendre (et encore …), mais là, ils auraient aussi bien pu indiquer « parce que ! », le résultat aurait été le même.

Mise à jour du 03 décembre : après la publication d’un nouvel article sur le sujet, ça s’arrange …

Le message est à présent très clair ... Mais où est le souci juridique ?

Merci à Fat Boy Jim pour m’avoir signalé cette modération censure.

Clementine plus digeste que Amarok ?

L’an passé, je m’étais fendu d’un billet sur l’évolution d’un logiciel libre. En l’occurrence, il s’agissait d’Amarok qui passait alors de la branche 1.x à 2.x, non sans heurts. Le billet peut être consulté sur mon ancien blog. Il n’est pas tendre avec les développeurs d’Amarok. Mais même avec un an de plus à utiliser le logiciel, je persiste : Amarok 2 est devenu trop gros, trop lourd, et fait tout sauf le café. Or j’aime le café, et ne pas en proposer est une hérésie. Hem pardon …

Plus sérieusement, le changement n’a pas été qu’esthétique en passant à Amarok 2, à l’époque justifié par le passage à Qt4. Certes, quelques améliorations ont été bienvenues. Dans mon cas, c’est la possibilité de créer des listes de lectures dynamiques qui m’a finalement fait revenir vers Amarok 2. Mais sa lourdeur devient peu supportable, et surtout peu justifiable.
Ayant, je l’avoue, un peu lâché l’affaire, je suis tombé ce matin sur un billet de Syvolc présentant un logiciel du nom de Clementine. Il s’avère que Clementine (pour simplifier) un portage de Amarok 1.4 utilisant Qt4. Dites donc, ce n’est pas ce que les utilisateurs attendaient et que les développeurs d’Amarok n’ont pas pu ou pas souhaité leur offrir ? Mais si ! Et Clementine répond tout à fait aux besoins en question.

Clementine sous GNU/Linux. Ce qu'aurait dû être Amarok 2 ?

Amarok, en deux fois moins lourd …

C’est bien simple, Clementine utilise de 30 à 50 % de ressources en moins par rapport à Amarok 2. Et même si les machines récentes peuvent tout à fait supporter des applications « un peu lourdes », voir un système perdre en réactivité pour de telles raisons m’agace toujours.
Si vous voulez essayer ce logiciel, allez sur son site : http://code.google.com/p/clementine-player/ mais sachez que logiquement, les dépôts de votre distribution favorite devraient déjà le contenir, comme c’est le cas sur openSUSE. D’ailleurs, Clementine est même disponible pour Windows et Mac OS X, si vous n’avez pas le choix du système d’exploitation de votre ordinateur.
Seul bémol à ce jour : la somme de petits outils développés pour Amarok (widgets de bureau, etc) risque de ne pas fonctionner avec Clementine. Mais je parie qu’il faudra peu de temps pour que l’adaptation soit fonctionnelle. C’est aussi ça la force du Logiciel Libre, proposer l’exhaustivité, laisser le choix, et permettre une incroyable réactivité.

Gloire : Linus Torvalds lit mon blog

SI vous avez déjà commenté un billet sur ce blog, vous avez remarqué que le premier commentaire n’est pas automatiquement publié. Il doit passer par une validation préalable, pour éviter les spams. Une fois que votre adresse mail est marquée comme « fiable », chaque commentaire est immédiatement publié. Or hier, j’ai reçu une demande de validation pour un commentaire. Et là, surprise ! Que dis-je, surprise ?

Gloire, sonnez trompettes, résonnez hautbois, que les chérubins  lancent des pétales de roses, le commentaire arrive par Linus Torvalds lui-même. Morbleu ! Mon blog, irrémédiablement creux, serait donc une source d’information pour le créateur du noyau Linux ? Ha ha, je vais pouvoir frimer en soirée mondaine, me faire inviter à la télé. Peut-être même pourrais-je en faire un film réalisé par Guillaume Canet. On l’appellerait « le tout petit mouchoir » même si l’excitation fut intense.

Hélas, en ouvrant ledit commentaire, il s’agissait, comme on pouvait s’y attendre, à un vulgaire spam. Notez la goûteuse ironie de la chose : Linus Torvalds m’invitait à me rendre sur un site permettant de télécharger des copies pirates de Windows …

Épris de court : Le Visiteur du Futur

J’ai un peu de mal avec les centaines de liens vidéo que tout le monde invite à consulter sur FaceBook, Twitter ou par mail. Et pourtant, il y a une série qui m’a bien plu l’an passé. Intitulée le Visiteur du Futur, cette série française de courts épisodes ne manque pas d’atouts.
Au centre de l’intrigue, un mystérieux cinglé qui apparait subitement pour empêcher les gens de réaliser un acte anodin, dont il est persuadé qu’il va déclencher des évènements incroyables. Au passage, il pourrit l’existence de sa « victime » sans jamais vraiment prouver qu’il vient bien du futur. Habitué aux voyages dans le temps depuis les sagas Retour vers le Futur et Terminator ? Imaginez le même, mais version loser 😉
Si vous n’avez jamais vu un épisode, je vous laisse jeter un œil à la playlist.

Par la suite, ou si vous avez déjà visionné la première saison, voici l’épisode de lancement de la seconde saison. Plus long, l’épisode est mieux construit. François Descraques prend ici un virage vers des courts plus professionnels, sans sombrer dans l’ennuyeux. J’attends de voir si toute la saison vaut le coup, mais pour le moment, j’apprécie ce retour, en espérant que le futur en vaille la peine.

Musique : Vive Pascal Nègre !

Il y a des matins comme ça, où on manque de s’étouffer en lisant un article.
Suite à un lien dégoté sur Twitter, je tombe sur une interview de Pascal Nègre accordée à TF1 News. Certes, TF1 (Star Ac et le JT de 13 h) + Pascal Nègre (Universal), ça sent le troll à plein nez. Et vous êtes loin du compte. Extraits choisis.

Lorsque j’ai commencé mon métier, le disque vivait quatre révolutions : l’arrivée du CD, les radios libres, la publicité télé, et la baisse de la TVA. Aujourd’hui, […] je vis de nouveau une révolution. La différence, c’est qu’à l’époque il n’y avait pas de piraterie.

Bon, déjà, piraterie est une nouvelle fois utilisé à tort. Mais surtout, on a un monument de mauvaise foi car les maisons de disques ont toujours hurlé au scandale à chaque changement. La cassette audio, le CD, les radios libres ont été accusées de précipiter l’industrie du disque dans le gouffre. Une technologie Y arrive sur le marché, ils hurlent. Quand la technologie Z débarque, c’est elle le nouveau démon à abattre et ils ont beau jeu de déclarer que Y était une technologie utile …

Plutôt que des brontosaures, on a peut-être été des pionniers. La manière dont on s’est adapté pourrait inspirer d’autres industries.

On pourrait arrêter là, car cette phrase est au top du pipotron. Les maisons de disques se sont adaptées ? Oui, en se débrouillant pour faire passer des lois ou ajouter des taxes qui ne font que perfuser un système qui n’est plus du tout adapté. Une offre légale ? Pourquoi faire ? D’après Pascal Nègre, si Deezer a peiné à décoller et si Jiwa (ou d’autres) se sont vautrés, c’est parce qu’ils étaient mauvais, pas parce que les droits exigés par des maisons de disques (qui n’en reversent pas beaucoup à leurs artistes) étaient démesurés.

Il a selon moi une seule parole juste dans toute cette interview, quand il dit qu’il est stupide de « pirater pour pirater ». Ce comportement, visible pour la musique ou pour les films, quand on sait qu’on ne pourra pas tout regarder ou tout voir, m’a toujours amusé. Cependant, il serait bon qu’on comprenne enfin que la musique, le cinéma, la peinture ou la littérature ne sont pas des biens comme peuvent l’être une chaise de bureau ou une cafetière.
Il est d’ailleurs tout à fait antinomique de parler d’industrie de la Culture, non ? À moins de vouloir la réserver à ceux qui peuvent se l’offrir, mais ça, c’est un autre débat.

SUSE : Ciao Novell, bonjour Attachmate

L’histoire de Novell et de ses rapports avec Unix va-t-elle prendre fin définitivement ? On apprend aujourd’hui que l’éditeur a officialisé son rachat par la société californienne Attachmate. Si tout ceci est rapidement évoqué ici par Clubic ou sur le toujours très informatif blog de Thimothée Briolet, ce sont les commentaires sur LinuxFR.org qui sont le plus explicites sur les craintes légitimes pour le Libre que ce rachat peut entrainer. Je vous invite à lire ce journal pour plus d’informations.

Pour le moment, je n’ai pas vu de réactions sur Alionet, qui regroupe la communauté francophone des utilisateurs de openSUSE. À ce sujet, j’espère qu’un des commentaires sur LinuxFR se révèlera faux et que openSUSE ne perdra pas son côté open. C’est une excellente distribution et malgré l’inquiétante présence de Microsoft dans le giron de Novell et du rachat, je ne doute pas qu’un fork puisse faire émerger une nouvelle distribution, car la diversité, c’est une des nombreuses forces de GNU/Linux.

Les feux tricolores supprimés en 2013

Dès le 1er janvier 2011, le Code de la Route modifiera quelques comportements, et de manière inquiétante. Passons rapidement sur le fait de devoir prendre quelques heures de conduite pour avoir le droit de passer de la voiture à une moto de 125 cm³ car cette décision intervient bien tard, après des années d’hérésie.

Non, ce qui est incroyable concerne en premier lieu les cyclistes. Après les avoir autorisés à remonter certains sens interdits, voilà que le Code permet maintenant, selon le bon vouloir du Maire de chaque commune, de passer au feu rouge si l’on veut tourner à droite. Précision utile, il faudra passer au rouge « en faisant attention ». Ben tiens, ça leur fera une belle jambe aux cyclistes qui se seront fait percuter et à qui on la coupera.

Mais il y a mieux !

Lorsqu’un piéton s’engage ou manifeste de façon claire l’intention de s’engager (par un geste) dans la traversée d’une chaussée, un véhicule doit lui céder le passage et, si besoin, s’arrêter, même en dehors d’un passage protégé. Le conducteur qui ne respecte pas ce principe de prudence « à l’égard du plus vulnérable » est passible d’une amende de 135 euros et de la perte de quatre points sur son permis de conduire. De son côté, le piéton doit respecter un certain nombre de règles de prudence, notamment en empruntant le passage piétons s’il est situé à moins de 50 mètres. (source : Le Monde)

Mise en situation : je traverse comme un marcassin et me fais renverser, à 32 mètres d’un passage protégé. Qui sera responsable puisque même si je suis à moins de 50 mètres d’un passage pour piétons, je certifierai que j’ai manifesté de manière claire mon intention de traverser et que je suis de toute manière le plus vulnérable des deux ? Encore une vraie idée stupide (ou fausse bonne idée) qui va remplir les services d’urgence de gens qui pensaient avoir le droit. Le droit de se faire rouler dessus pour les uns, et de rouler la boule au ventre pour les autres, avec un œil déjà bien trop rivé sur le compteur pour ne pas allumer les radars urbains.

Puisqu’on en est là, autant supprimer les feux tricolores dès 2013 (pas 2012, ce ne serait pas bon pour les élections …) et chacun devra indiquer de manière claire son intention de passer. Sans aller jusqu’à une échéance de deux ans et par curiosité, j’attends les chiffres de l’accidentologie piétons/voitures et cyclistes/voitures en zone urbaine pour l’année 2011.

De l’art de la copie discrète

« ou pas » comme on dit de plus en plus souvent. Et un bel exemple avec ce site, nommé Sureté-Moto. Pensé comme un blog d’actu, il affiche une présentation de blouson airbag qui me rappelle quelque chose. Je lis le chapeau, les premières lignes … vraiment, je pense avoir déjà lu ça quelque part. Ha ben oui, sur www.lequipement.fr en début d’année. C’est même flagrant avec la photo d’illustration dans l’article, qui vient de chez nous et affiche Loïc, auteur de l’article lors du salon de Milan … 2009.

J’ai regardé le reste du site, et il y a de nombreux « articles » que j’ai l’impression d’avoir lu sur d’autres sites, mais je n’ai pas pris le temps de comparer. Enfin pour cette fois, c’est d’une évidence tellement énorme qu’on pourrait croire que c’est volontaire, puisque le dénommé « sûreté-moto » m’a contacté pour devenir mon ami sur FaceBook, ce qui m’a immédiatement fait consulter son site.

Pour la forme, voici les deux liens :

Comme j’espère bien que ladite présentation sera effacée très vite (on fera le nécessaire pour ça), voici deux captures d’écran pour illustrer la « finesse » de la manœuvre (cliquez pour agrandir).

La version originale
La copie

Nouvelle peinture

Vous avez dû le remarquer, le thème utilisé a lourdement changé. Celui-ci est encore en travaux mais devrait (normalement) être retenu de manière définitive d’ici quelques jours, sauf avis contraire bien argumenté.

N’ayant pas d’Internet Explorer sous la main, j’espère tout de même que le site reste lisible sous ce navigateur aléatoire …