Impôts : L’arnaque du moment

Whooohoo, les impôts vont me rendre des sous ! Hem, attendez, je relis le courrier (que vous allez sans doute recevoir dans votre boîte mail) …

Il ne faut pas bien longtemps pour flairer l’arnaque, avec une belle tentative de phishing (hameçonnage en bon français), voici le contenu du mail, où j’ai accentué les phrases qui en deviennent marrantes.

Après les derniers calculs annuels de l’exercice de votre activité, nous avons déterminé que vous êtes admissible à recevoir un remboursement d’impôt de € 178,80.
S’il vous plaît soumettre la demande de remboursement d’impôt et nous permettre de 10 jours ouvrables pour le traitement.
Pour accéder au formulaire pour votre remboursement d’impôt, cliquez ici.
Un remboursement peut être retardé pour diverses raisons. Par exemple la soumission des dossiers non valides ou inscrivez après la date limite.

Comme vous vous en doutez, le lien à destination des pigeons ne renvoie pas du tout sur le site des impôts, même s’il est incroyablement bien imité.

Hoooo la belle tentative d'arnaque !

Non mais franchement, qui est assez stupide naïf pour imaginer qu’une administration va rembourser par carte bleue (et pas par virement) ? Le site demande qu’on entre tous les numéros de sa carte bleue, même le code de sécurité, qui ne peut servir que pour … un paiement. Ceux qui rêvent d’un remboursement de la part des impôts en seront quittes pour un tour au commissariat pour déposer plainte, sans réel espoir que ça n’aboutisse.

GMail décide quels courriers sont importants

Faut-il vraiment s’en réjouir ?

Première étape du « lâcher prise » auquel on nous invite chaque jour un peu plus ? Ceux qui possèdent un compte GMail vont très bientôt avoir une nouvelle option de tri automatique. Comme expliqué dans cet article de PC INpact, les mails seront analysés, comme les habitudes de lecture, et les courriers en provenance de gens avec qui on a l’habitude de communiquer seront alors mis en avant.

Des fois qu’on soit trop débiles pour classer les mails ou le marquer soi-même en important. Eric Schmidt avait prévenu (c.f. ce billet sur ses déclarations) : « [les gens] veulent que Google leur dise ce qu’ils devraient faire ».

Bon plan : – 25 % chez Digital Blasphemy

À moins de vous contenter des fonds d’écran fournis avec votre Windows / Mac OS / Linux, vous connaissez Digital Blasphemy. Mais si, l’image ci-contre hante les sites depuis des années !

La plupart des images conçues par Ryan Bliss sont disponibles gratuitement sur son site www.digitalblasphemy.com, dans des résolutions « classiques ». Toutefois, comme il s’agit de son métier, les images les plus récentes sont réservées aux membres, comme les plus hautes résolutions et les versions pour deux (voire trois …) écrans. Si vous appréciez son travail, dont j’ai mis encore deux exemples en fin de texte, mais que vous hésitez à franchir le pas pour des questions de budget, une promo est disponible.

Le tarif de base est de 25 dollars pour un an (soit un peu moins de 20 €) et se montre dégressif, allant jusqu’à 85 dollars (67 €) pour un abonnement à vie. Jusqu’au 29 août, l’utilisation du code learning lors de l’abonnement apporte une réduction de 25 % sur le tarif habituel. Passée cette date, la remise reviendra à 20 %, ce qui reste toutefois intéressant. Pour environ 15 euros, voilà de quoi avoir accès à toutes ses archives − qui s’étalent 13 ans − et toutes ses créations pour l’année à venir. Si vous cherchiez à embellir votre ordinateur ou votre smartphone, jetez-y un œil, il devrait être ravi.

Harbinger par Digital Blasphemy
The End par Digital Blasphemy

Le PDG de Google pète un plomb ou nous prépare au pire ?

Voici donc la suite du précédent billet, reprise d’une publication d’il y a cinq ans. C’est une récente déclaration d’Eric Schmidt, PDG de Google, qui en est la cause.
Cette phrase, vous l’avez certainement déjà lue, car elle a fait réagir nombre d’internautes et de sites. La voici :

Les gens ne veulent pas que Google réponde à leurs questions, ils veulent que Google leur dise ce qu’ils devraient faire.

Fichtre, les gens seraient donc prêts à laisser Google gérer leur vie ? Effectivement, indignons-nous, d’autant que le même Eric Schmidt a lancé le même jour sa grande théorie sur le fait que changer de nom devrait être une opération simple, histoire que chacun puisse faire oublier ses âneries passées, que Google aura forcément indexé (sans parler de Facebook …).
On est d’accord, il délire un peu le bonhomme. Mais ce n’est pas son coup d’essai. En 2007, voici ce qu’il déclarait à propos des services Google :

Le but est de permettre aux utilisateurs de Google de demander « Que devrais-je faire demain » et « Quel travail devrais-je accepter ? »

Loin de moi l’idée de minimiser la portée de tels propos, d’autant que, comme beaucoup, je possède un smartphone équipé du système Android développé et contrôlé par Google. Mais il faut reconnaître que Eric Schmidt n’a jamais caché quelle direction il comptait faire prendre à Google. Entre temps, la puissance du groupe a explosé, Facebook les pousse à innover et à se montrer de plus en plus « indispensables » dans le quotidien des internautes. Google met en avant son credo « Don’t be evil » (ne soyez pas malveillants) quand certains s’inquiètent de leur incroyable potentiel de contrôle du réseau. Malgré cette phrase laissant supposer à une véritable éthique du groupe, on serait tentés de rétorquer « restez vigilants ».

On peut également se demander ce qui est le plus inquiétant pour l’avenir : qu’une firme se propose de nous aider à penser, ou que des gens attendent avec impatience qu’on pense pour eux.

Loft Google, cinq ans après

Ce billet avait été publié le 24 août 2005 sur mon ancien site. Je le recopie ici tel quel, avant de publier un autre billet, en rapport avec les déclarations du PDG de Google.

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Quand ce qui ne devait être qu’un moteur de recherche internet tourne au parfait outil de recherche sur ses utilisateurs.

Google, créé il y a quelques années est aujourd’hui le moteur de recherche le plus utilisé. Une hégémonie qui semble ne pas leur suffire, puisque les services proposés par la firme se sont étoffés un peu plus chaque année.

On peut trouver des cartes sur Google Maps, faire à peu près la même chose en 3D sur Google Earth, utiliser leur nouveau logiciel de messagerie instantanée (notons qu’ils utilisent l’excellent protocole Jabber), indexer ses photos, surfer en utilisant leur barre d’outils, stocker chez eux un énorme paquet de mails, ou encore indexer localement tous les fichiers de l’ordinateur familial

Pourquoi se méfier ?

« Et alors ? » allez-vous me répondre. Soit. Après tout ce sont des services bien utiles, gratuits et sans lien entre eux.

Et c’est là qu’on peut se demander si ces services sont vraiment cloisonnés comme on le pense. Google Desktop 2 fait déjà parler de lui, et on peut se demander ce que Google peut bien faire avec de tels renseignements.

Pris séparement, pas grand chose, c’est certain. Mais en recoupant les données (et quoi de plus facile pour une société maîtrisant à ce point l’indexation de documents aussi divers), il est alors rapidement possible de savoir, pour une personne donnée, ce qu’elle recherche, ce qu’elle consulte, ce qu’elle stocke, à qui elle écrit et le contenu desdits écrits, et ce en toute transparence, car contrairement à Echelon (oui je sais, vous alliez m’en parler, comme de son collègue Carnivore), tout est publiquement annoncé.

par exemple intéressons-nous à cette partie de la note de confidentialité de gmail :

Google se sert également de cette technologie d’analyse pour proposer des annonces textuelles et des informations connexes ciblées. Ce processus est entièrement automatisé, sans aucune intervention humaine.

Donc oui les mails sont lus. Par un programme, mais lus. Et analysés, puisque suite à ça des annonces sont proposées. Quid des informations ainsi collectées ? N’y a-t-il pas un recoin de disque où elles seraient conservées, pour être recoupées avec des données personnelles en provenance des autres services Google ?

Techniquement, maintenir une telle base de données n’est pas difficile (les datawarehouse sont légion chez Google et les disques durs gigantesques ne coûtent pas cher), les recouper entre elles non plus (le datamining étant au point).

Qu’en penser ?

Alors oui, on peut faire confiance aux notes de confidentialité et se dire que le monde est beau, gentil et rempli de bons sentiments. On peut aussi simplement se demander ce qu’il advient d’une telle mine potentielle d’informations si un humain (ce fameux maillon fragile et corruptible) bien placé décide d’utiliser le système à des fins personnelles.

Si l’outil est bien pensé, c’est comme toujours l’utilisation qui peut en être faite qui pose problème, de même que la réunion de tous ces pouvoirs au même endroit. Un monopole n’est bon que pour celui qui en tire profit …

Il ne faut pas oublier que Google vend de l’information, c’est leur boulot. Après, ce qu’ils vendent et à qui, c’est une autre histoire, mais en étant un tant soit peu critique on peut s’interroger sur l’unification de technologies d’information éparses qui deviennent extrêmement intrusives en les rassemblant toutes sous une même bannière commerciale.

Oui, une personne n’ayant rien à se reprocher n’a rien à cacher, le discours est connu, mais dans vie privée, l’adjectif a encore un sens pour moi.

Et pour vous ?

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Android 2.2 rend les batteries capricieuses ?

La récente mise à jour avec Android 2.2 (également appelée Froyo) sur les HTC Desire fait déjà parler d’elle. Alors que certains se plaignent d’une batterie qui tient moins longtemps qu’avant, j’ai la chance d’expérimenter un problème plus tordu, et certainement plus original, mais finalement plus inquiétant. Surtout pour HTC si le souci survient de manière plus générale.

Comme d’autres, j’ai constaté que depuis l’arrivée de Froyo mettait sacrément la batterie du HTC Desire à l’épreuve. En une journée d’utilisation classique (et non intensive), le passage par le chargeur devient obligatoire, quand on pouvait s’en contenter un jour sur deux avec Android 2.1. Certains désignent la nouvelle version de l’application Facebook, apparue en même temps, de cette surconsommation, mais le résultat est presque le même en empêchant cette application de tourner en arrière-plan (la chute est un peu moins rapide).
Plus inquiétant, j’ai eu un message d’erreur inédit hier soir, en voulant recharger le téléphone via un câble USB branché sur mon ordinateur. Je n’ai plus l’intitulé exact, mais le téléphone se plaignait d’une « insuffisance de puissance de courant d’entrée » et demandait à être connecté à un chargeur.

Comme vous le savez sans doute, un port USB d’ordinateur débite un courant à 500 mA, soit deux fois moins qu’un chargeur USB. Voulant pousser le test, j’ai laissé mon téléphone connecté toute la nuit (éteint …) sur le port USB de l’ordinateur. La charge a été tout simplement nulle. Encore plus amusant, quand le téléphone est allumé et qu’on le branche sur un port USB (d’un autre ordinateur, des fois que …), la batterie se vide tout de même doucement mais sûrement (1 % par heure environ).

Je ne pense pas être le seul dont le HTC Desire voit sa batterie de vider alors même qu’il est supposé être alimenté par un port USB conventionnel.

A-t-on là un fonctionnement erratique limité au HTC Desire, une application Facebook qui doit être rapidement corrigée ou un énorme bug de la version 2.2 d’Android ?
Si vous êtes confrontés au même souci, avec un Desire ou un autre terminal, votre avis m’intéresse grandement.

Android 2.2 a débarqué sur le HTC Desire

C’est donc le 1er août que HTC a rendu disponible la mise à jour du système Android équipant son smartphone Desire. Alors que le passage du HTC Hero a Android 2.1 avait pris des mois et découragé nombre de possesseurs, cette fois, ce fut assez rapide.

Rappelons que le « retard » par rapport à la version nue de Android, mise à disposition le 24 juin par Google, est dû à l’interface Sense, spécifique à HTC. Elle plaît ou agace, mais elle fait partie intégrante des smartphones de la marque 😉

Au programme donc pour cet upgrade : d’abord, libérer 25 Mo sur le téléphone, ce qui impose de supprimer plusieurs applications car jusqu’à présent, tout est installé sur le téléphone, qui dispose d’un espace de stockage assez réduit. Une fois les 25 MB libérés, on lance le téléchargement (en wifi de préférence). C’est parti pour 90 Mo de données à rapatrier, puis environ 3 minutes de mise à jour effective.

Une fois la mise à jour effectuée, on constate que quelques icônes ont subi un agréable lifting, mais rien de révolutionnaire dans l’interface. Parmi les changements apportés par Froyo, il y a pour moi deux gros morceaux.

On peut enfin installer une application sur la carte mémoire, et pas obligatoirement sur le téléphone. Il faut que l’appli ait été développée pour cela (c’est le cas pour beaucoup, mais avec des surprises : même Google Earth ne l’est pas, cherchez l’erreur …), mais voilà enfin une limitation stupide qui saute.
Ensuite, et ce sera le cauchemar des opérateurs, le Tethering est en place. Une case à cocher pour activer l’option, un mot de passe à entrer et c’est parti, votre téléphone devient un point d’accès sans fil à Internet pour votre ordinateur portable (par exemple) dépourvu de clef 3G vendue à prix d’or. Bien entendu, il faudra éviter de se servir de cette connexion pour regarder des films, mais pour le boulot, voilà qui va faire plus que dépanner, et sans se voir facturer des sommes astronomiques par Bouygues, Orange ou SFR. Ils vont faire la gueule d’ailleurs, car même si le contrat interdit de se servir de son téléphone comme modem (tu m’étonnes, pas assez rentable), il leur sera difficile de le prouver. M’est avis que cette fonction sera étrangement absente des HTC Desire achetés en packs sous ROM Orange d’ailleurs.

Pour ceux qui cherchent comment déplacer rapidement vers la carte mémoire une application installée sur le téléphone : Paramètres → Applications → Gérer les applications. Ensuite, en cliquant sur le nom de l’application en question et si c’est pris en compte par le développeur, le bouton « Déplacer vers la carte SD » est accessible. On a connu plus compliqué. Pour les applis nouvellement installées, celles qui le peuvent s’installeront directement sur la carte mémoire, histoire de vous épargner des manipulations.
Autre détail agréable, on peut désormais demander à ce que les applications se mettent à jour automatiquement. Personnellement, je préfère le savoir, ne serait-ce que pour connaître la liste des améliorations de chaque version, mais la fonctionnalité est intéressante.

Allez, après avoir dégrossi mon Desire sous Android 2.2 Froyo, je retourne jeter un œil aux subtilités, comme la lampe torche utilisant l’écran ou la LED du flash, prise en compte nativement, sans devoir installer une appli ou un widget externe.