Non, je ne parle pas du RSI, auquel tout créateur d’entreprise a rapidement affaire, pour les cotisations sociales. Celui-ci, ça fait mal à payer, mais c’est légal.
Le SRI se présente sous la forme d’une belle feuille à l’allure très austère. Tellement austère qu’on dirait bien un papier officiel. Y figurent le nom de la société qui reçoit le courrier, son numéro SIREN (des renseignements publics) et un montant. 249 €, à payer pour on ne sait pas trop quoi, le document est très flou à ce sujet. Cliquez sur l’image à droite pour le voir en pleine taille.
En jetant un œil à l’arrière de cette feuille, on comprend vite qu’il s’agit d’une énième version du faux contrat. En fait, la facture et le contrat sont une seule et même feuille. Signer ce document implique donc d’accepter le contrat, qui est on ne peut plus risible. L’offre est en effet d’apparaître sur un annuaire en ligne (lequel ? rien n’est précisé) parmi la liste des entreprises de la ville (offre de base) ou du département (certainement plus cher). Mais comme ils font les choses bien, il est précisé que devant le nom de l’entreprise se trouve une « pastille animée par un clignotement ». Chouette, une merdouille qui clignote, pour 249 €, ça fait rêver ! Surtout que l’insertion dans leur annuaire est pour trois mois… Comble de la blague, sur leur annuaire au nom complètement affligeant, les entreprises sont déjà référencées (de manière automatique je suppose). Donc, il faut payer près de 250 €, pour trois mois, afin d’avoir droit à un splendide gif animé clignotant sur un annuaire dont personne n’a jamais entendu parler et que personne ne visite.
Bref, que vous veniez ou non de créer votre entreprise, si vous recevez un courrier du SRI (édité par la SAS Amon), jetez-le directement, [morceaux de phrase supprimés suite à une menace sérieuse de procès pour diffamation. Mars 2010]. Détail croustillant, SRI signifie Société de Référencement sur Internet, mais leur site est impossible à trouver. Même l’annuaire ne se trouve pas simplement. Vendre du vent, il faut croire que ça rapporte.
Edition, été 2010 : Tiens, le nom de l’annuaire, qui était (accrochez-vous) KoiKéOù a changé. Mais c’est le même business derrière tout ça, et les mêmes méthodes commerciales.

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